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  <title>glesker glas</title>
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<item rdf:about="http://www.glesker.com/index.php?2008/05/07/279-balade-autour-de-l-oresund-les-photos">
  <title>Balade autour de l'Öresund : les photos</title>
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  <dc:creator>G.I. Jo</dc:creator>
  <dc:subject>Utländskt</dc:subject>
  <description>À défaut d'entretenir régulièrement le contenu de ce blog, je me suis aujourd'hui occupé de mettre en ligne un album photo de la visite que nous avions faite à Quentin, à Lund en Suède, à la dernière Toussaint. En profitant également de l'occasion pour exploiter la fonctionnalité de...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p><img src="/images/glimmigehus.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />À défaut d'entretenir régulièrement le contenu de ce blog, je me suis aujourd'hui occupé de mettre en ligne un album photo de la visite que nous avions faite à Quentin, à Lund en Suède, à la dernière Toussaint. En profitant également de l'occasion pour exploiter la fonctionnalité de Picasaweb permettant de géolocaliser les clichés.</p>


<p>Partis de Paris pour Copenhague, nous avions ensuite traversé le détroit de l'Öresund via le pont-tunnel pour rejoindre la Scanie en Suède.</p>


<p>Ce fut en vérité un très joli voyage. Le temps était certes un peu frisquet en ce début novembre au bord de la Baltique, mais cela dit, le soleil était aussi de la partie pour ce court aperçu scandinave.</p>


<p>Après quelques péripéties suédoises, nous avions conclu par une visite de la capitale danoise avant de nous en retourner. Une belle balade éclairée par les couleurs de l'automne, dans un paysage où il me plairait de revenir en d'autres saisons, sous d'autres lumières.</p>


<p><strong><em><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/ScanieResundCopenhague">Album photo</a></em></strong></p>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.glesker.com/index.php?2007/10/11/277-la-chasse-au-tresor-depoussieree">
  <title>Géocaching : la chasse au trésor dépoussiérée</title>
  <link>http://www.glesker.com/index.php?2007/10/11/277-la-chasse-au-tresor-depoussieree</link>
  <dc:date>2007-10-11T23:24:32+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>G.I. Jo</dc:creator>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <description>La chasse au trésor n'est pas morte ! Mais désormais, au lieu de partir en galion à la recherche d'une île inconnue armé de son seul sextant et d'une carte parcheminée, c'est en tenue de randonneur et GPS à la main que le chasseur part à l'aventure.


C'est au coin de la machine à café qu'un collègue m'a récemment parlé de cette chasse d'un nouveau genre, le "Géocaching", exploitant les nouvelles technologies que sont Internet et le positionnement par satellite. Le principe en est des plus simples : un "géocacheur" place dans un endroit présentant un intérêt évident (parc, château, côte sauvage...) une petite boîte hermétique contenant quelques menus "trésors" (figurines, jouets Kinder, portes-clef...) en plus d'un petit carnet et d'un crayon. Il retourne ensuite vite chez lui se connecter sur le site officiel du Géocaching pour publier les coordonnées GPS de la "géocache" qu'il vient de créer. Les "géochasseurs" partent ensuite à la recherche de la géocache à l'aide de ces coordonnées. Lorsqu'ils atteignent le trésor tant convoité, ils laissent trace de leur passage par un bref mot de remerciement dans le carnet ainsi qu'en échangeant un bibelot de la cagnotte par un autre qu'ils n'auront pas manqué d'apporter avec eux. Il ne leur reste plus ensuite qu'à rentrer chez eux signaler sur le site officiel leur découverte et piquer une nouvelle punaise sur la carte de France (ou du monde) transformée pour l'occasion en tableau de chasse.


Pour autant que je m'en souvienne, en tant que digne représentant de la génération des Goonies ;-) j'ai toujours été attiré par le principe des chasses au trésor à énigmes, particulièrement en tant qu'organisateur. La dernière en date étant un rallye vélo organisé à l'occasion de la crémaillère de Libenter. C'est donc tout naturellement que je me suis trouvé dans l'instant emballé par ce concept qui n'est pas nouveau ; il y a d'ailleurs peut-être à parier que vous le connaissez déjà.


Mais qu'importe, voici un tour d'horizon de cette passionnante activité...</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p><img src="/images/divers/geoc_02.gif" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />La chasse au trésor n'est pas morte&nbsp;! Mais désormais, au lieu de partir en galion à la recherche d'une île inconnue armé de son seul sextant et d'une carte parcheminée, c'est en tenue de randonneur et GPS à la main que le chasseur part à l'aventure.</p>


<p>C'est au coin de la machine à café qu'un collègue m'a récemment parlé de cette chasse d'un nouveau genre, le "Géocaching", exploitant les nouvelles technologies que sont Internet et le positionnement par satellite. Le principe en est des plus simples&nbsp;: un "géocacheur" place dans un endroit présentant un intérêt évident (parc, château, côte sauvage...) une petite boîte hermétique contenant quelques menus "trésors" (figurines, jouets Kinder, portes-clef...) en plus d'un petit carnet et d'un crayon. Il retourne ensuite vite chez lui se connecter sur le site officiel du Géocaching pour publier les coordonnées GPS de la "géocache" qu'il vient de créer. Les "géochasseurs" partent ensuite à la recherche de la géocache à l'aide de ces coordonnées. Lorsqu'ils atteignent le trésor tant convoité, ils laissent trace de leur passage par un bref mot de remerciement dans le carnet ainsi qu'en échangeant un bibelot de la cagnotte par un autre qu'ils n'auront pas manqué d'apporter avec eux. Il ne leur reste plus ensuite qu'à rentrer chez eux signaler sur le site officiel leur découverte et piquer une nouvelle punaise sur la carte de France (ou du monde) transformée pour l'occasion en tableau de chasse.</p>


<p>Pour autant que je m'en souvienne, en tant que digne représentant de la génération des <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Goonies">Goonies</a></em> ;-) j'ai toujours été attiré par le principe des chasses au trésor à énigmes, particulièrement en tant qu'organisateur. La dernière en date étant un rallye vélo organisé à l'occasion de la crémaillère de Libenter. C'est donc tout naturellement que je me suis trouvé dans l'instant emballé par ce concept qui n'est pas nouveau&nbsp;; il y a d'ailleurs peut-être à parier que vous le connaissez déjà.</p>


<p>Mais qu'importe, voici un tour d'horizon de cette passionnante activité...</p> <h3>Intro</h3>

<p>La plupart des informations qui figurent ici proviennent de <a href="http://www.geocaching-france.com/index.php?page=pr&amp;gc_fh=f&amp;gc=R2xlc2tlcg%3D%3D">ma modeste expérience</a> ainsi que du site Geocaching-France<sup>[<a href="#pnote-277-1" id="rev-pnote-277-1">1</a>]</sup>&nbsp;; un site francophone non-officiel sur le géocaching, créé par quelques passionnés et que je trouve, par bien des aspects, beaucoup plus intuitif que le site officiel<sup>[<a href="#pnote-277-2" id="rev-pnote-277-2">2</a>]</sup>.</p>


<h3>Historique</h3>

<p><img src="/images/divers/geoc_13.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Cette activité est née aux États-Unis en 2000, lorsque les signaux du système militaire américain de positionnement par satellite (GPS) n'ont plus été volontairement dégradés à des fins stratégiques.<br />
Le jeu s'est alors semble-t-il diffusé d'abord dans les pays Anglo-Saxons avant de s'introduire tout doucement en France depuis environ cinq ans. Le nombre de caches françaises augmente actuellement chaque semaine de façon exponentielle et approche les 4.000 (sur les 200.000 mondiales)&nbsp;; les zones les mieux pourvues en caches étant l'Alsace, la région parisienne, la Provence et la vallée de la Loire.<br />
Cela dit, même les zones denses en caches comme l'Alsace sont des déserts en comparaison de certaines régions hollandaises ou allemandes. D'ailleurs, parmi le petit nombre de caches que j'ai visité à ce jour, toutes avaient été visitées par des Anglais, des Néerlandais ou des Allemands. Il existe donc une marge de progression certaine dans l'Hexagone&nbsp;!</p>


<h3>Inscription à Geocaching.com</h3>

<p><img src="/images/divers/geoc_01.gif" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Étape indispensable pour avoir accès aux coordonnées GPS des caches et bénéficier de statistiques d'activité. <a href="http://www.geocaching.com/login/default.aspx?RESET=Y&amp;redir=http%3a%2f%2fwww.geocaching.com%2fDefault.aspx">L'inscription</a> est gratuite bien qu'il existe une version payante qui permette aux gros joueurs d'avoir accès à d'autres options de l'interface du site, loin d'être indispensables.<br />
Ensuite, il est également conseillé de <a href="http://www.geocaching-france.com/?page=geocacheurs">se faire référencer sur le site non-officiel de Géocaching-France</a>, afin d'avoir accès à des stats en français dans une interface que j'estime plus intuitive et plus sympa que celle proposée sur l'officiel. Lors de ce référencement, l'on vous demandera de fournir les coordonnées du lieu dans lequel vous vivez. Si vous ne disposez pas de GPS, il existe une astuce. Rendez vous sur <a href="http://maps.google.fr/">Google Maps</a> et faites une recherche sur votre adresse ou du moins votre ville (en veillant bien à ce que la fenêtre de votre navigateur soit maximisée). Une fois que celle-ci est localisée sur la carte, entrez le code suivant dans la barre d'adresse et validez&nbsp;:</p>

<blockquote><p>javascript:void(prompt('',gApplication.getMap().getCenter()));</p></blockquote>

<p>Une petite fenêtre s'affichera comportant les coordonnées GPS de l'endroit au format décimal. Copiez ce résultat, fermez la petite fenêtre et convertissez ces coordonnées au format degrés/minutes avec un outil de conversion<sup>[<a href="#pnote-277-3" id="rev-pnote-277-3">3</a>]</sup>.</p>


<h3>En chasse&nbsp;!</h3>

<p><strong>• Le matériel</strong><br />
<img src="/images/divers/geoc_05.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Bien que l'idéal soit d'utiliser un GPS de randonnée, parfaitement adapté à la pratique du géocaching, il est possible de s'en sortir avec un GPS de voiture qui permet d'afficher les coordonnées GPS de l'endroit et qui est souvent bien pratique pour se rendre en voiture dans la région où se trouve la géocache.<br />
Le <em>must</em> étant bien entendu les nouveaux GPS universels<sup>[<a href="#pnote-277-4" id="rev-pnote-277-4">4</a>]</sup> qui mêlent à la fois cartes routières et cartes d'état-major pour la rando.<br />
Cependant, depuis près d'un an, un autre type de matériel tend à se répandre&nbsp;: les PDA communicants. En effet, nombreux sont les nouveaux smartphones et PDAphones<sup>[<a href="#pnote-277-5" id="rev-pnote-277-5">5</a>]</sup> qui embarquent, en plus de la pléthore de puces WiFi, Bluetooth, GPRS, EDGE et 3G+, une puce GPS. Généralement livrés avec un logiciel de navigation routière, il est souvent possible d'y installer de petites applications telles <a href="http://www.gpstuner.com/fr/index.html">GPS-Tuner</a>, pleinement adaptées au géocaching.<br />
Cela dit, si vous n'avez pas de GPS, pas de panique&nbsp;! Il est possible sous certaines conditions de s'en passer&nbsp;; cela prend peut-être un peu plus de temps en préparation, mais c'est ainsi que j'ai trouvé mes premières caches (cf. plus bas).</p>


<p><strong>• Un <em>plug-in</em> intéressant</strong><br />
<img src="/images/divers/google_earth.png" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" />Geocaching.com a créé un petit <em>plug-in</em> très sympa qui fonctionne avec Google Earth. Celui-ci permet d'afficher les géocaches existantes dans le périmètre visualisé et de renvoyer vers la page correspondante de la cache.<br />
Pour l'utiliser, commencez par télécharger et installer si vous ne l'avez pas déjà <a href="http://earth.google.fr/">la dernière version de Google Earth</a>. Ensuite, identifiez-vous sur le site Geocaching.com et allez sur la page <em>My Account</em>. Dans la colonne de droite, cliquez sur <em>Download Geocache browser in Google Earth</em>, puis sur <em>Step 1 - Groundspeak License Agreement</em>. Acceptez les termes de l'accord et validez. Retournez sur <em>My Account</em> et recliquez sur <em>Download Geocache browser in Google Earth</em>. Lorsque le téléchargement du fichier est terminé, celui-ci s'ouvre automatiquement avec Google Earth. Il vous est maintenant possible de zoomer sur les différentes régions du globe&nbsp;: à intervalles réguliers, le <em>plug-in</em> charge et affiche les caches disponibles. N'oubliez pas de répondre affirmativement à la question qui vous demande si vous souhaitez sauvegarder ce <em>plug-in</em> lorsque vous quitterez Google Earth la première fois après cette installation.</p>


<p><strong>• Choisir une géocache</strong><br />
<img src="/images/divers/geoc_06.gif" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Selon le goût de chacun, la recherche d'une géocache peut être prétexte à une promenade de week-end, à une étape ludique sur la route des vacances ou à une rando pendant son séjour. Cela dit, pour se faire la main il est sympa de partir à la découverte d'une géocache située à proximité de son domicile, ou du moins dans un endroit que l'on connaît bien&nbsp;: cela facilite en général les recherches.<br />
Afin de sélectionner des caches à visiter, plusieurs méthodes et outils sont à disposition :<br />
— Par <a href="http://www.geocaching.com/seek/">formulaire de recherche standard</a>. Pour localiser des géocaches près d'un endroit donné, Geocaching.com propose un tel outil, malheureusement bien trop américanocentriste&nbsp;: par exemple, pour rechercher une cache en France, la seule option possible est "en France"... Bien qu'il offre aussi la possibilité d'effectuer une recherche à partir de coordonnées GPS, ce mode n'est pas très intuitif. En revanche, Geocaching-France est bien mieux pourvu et offre la possibilité d'effectuer une <a href="http://www.geocaching-france.com/?page=search">recherche à partir des codes postaux</a>.<br />
— <a href="http://www.geocaching-france.com/?page=trip">Calcul d'une route</a> optimisée passant par les géocaches d'une zone donnée, à partir d'un point de départ.<br />
— Par visualisation sur une carte. C'est mon mode de recherche préféré car beaucoup plus intuitif. Pour cela, il existe Google Earth accompagné de son <em>plug-in</em>, une <a href="http://www.geocaching-france.com/maps/_visualiser_maps.php">carte de France disponible chez Geocaching-France</a> ou les différentes cartes de Geocaching.com qu'elles soient "maison" ou provenant de Yahoo! ou de Google Maps (accessibles depuis les pages de chaque géocache).</p>


<p><img src="/images/divers/geoc_04.gif" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Vous le remarquerez rapidement sur certaines de ces cartes, les géocaches indiquées ne sont pas toutes de la même couleur&nbsp;; pour une bonne raison&nbsp;: il existe plusieurs types de géocaches. Je n'en ferais pas ici le détail, <a href="http://www.geocaching-france.com/?page=types">une page de Géocaching-France</a> se charge d'en faire l'inventaire. Cependant, sachez qu'il existe des caches simples, pour lesquelles les coordonnées fournies renseignent la position exacte de la "boîte à trésor", mais également des caches à étapes ou énigmes dont la résolution permet de trouver les coordonnées exactes du "trésor" final. Il existe même des géocaches sans "trésor physique" à dénicher ou d'autres consistant à se faire photographier sur Internet via une webcam publique...<br />
Pour finir, j'ajouterais que certains géochasseurs privilégient les caches vierges, celles qui viennent d'être placées et qui n'ont jamais été ouvertes. Faut-il y voir une explication Freudienne&nbsp;? ou bien n'est-ce simplement que le plaisir d'être déclaré FTF (<em>First To Find</em>) de la géocache&nbsp;?</p>


<p><strong>• Travelbugs et autres géocoins</strong><br />
<img src="/images/divers/geoc_07.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Parmi les babioles que l'on peut placer ou trouver dans les géocaches, il existe des objets sur lesquels figurent un numéro de série unique, prenant la forme d'une sorte de grosse médaille, les "géocoins", ou de plaques métalliques que les militaires américains portent par paire autour du cou, les "travelbugs". La destinée de ces objets est de voyager de caches en caches. Ainsi, lorsqu'un géochasseur découvre l'un de ces objets convoités, il le retire de la cache pour aller le placer plus tard dans une autre. À chaque prélèvement/dépôt de ces objets, il signale le déplacement sur le site de Geocaching.com, lors du rapport de visite (la <em>log</em>). Le propriétaire du géocoin ou du travelbug peut ainsi suivre en ligne le voyage de ses protégés et éventuellement s'assurer que leur "mission" ou "destinée" est respectée par les géochasseurs. En effet, un propriétaire de travelbug/géocoin peut indiquer sur la page dédiée à ces objets qu'ils doivent par exemple "faire le tour du monde" ou "aller à Tombouctou", selon sa fantaisie. Aux géochasseurs de faire en sorte que ces vœux s'accomplissent. Il existe également certaines géocaches, les "Travelbug hotels", dont le but est d'y concentrer le maximum de travelbugs.<br />
<img src="/images/divers/geoc_08.gif" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" />Afin de savoir si une cache contient ou non ce genre d'objets, on peut se rendre sur la page dédiée à la géocache&nbsp;: cette information y figure et renvoie même vers les pages dédiés à ces objets numérotés. Cela dit, la fiabilité de ces indications est parfois hasardeuse si quelques géochasseurs ont oublié de signaler un déplacement de travelbug/géocoin.<br />
Ces petites babioles s'achètent sur divers sites référencés par l'officiel et font l'objet de véritables collections. Avant de les placer dans une géocache, il est nécessaire de les "activer" sur le site de Geocaching.com.</p>


<p><strong>• Sur le terrain</strong><br />
<img src="/images/divers/geoc_10.jpg" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Ça y est, vous voilà parvenu sur site et, GPS à la main, vous partez dénicher le trésor tant convoité. Avant de partir en chasse, il est toujours recommandé de venir équipé en conséquence&nbsp;: la page de chaque géocache fournit une description succinte de l'environnement, renseigne toujours sur la difficulté du parcours et indique si la cache est facile à trouver ou pas. Quoi qu'il en soit, pour les caches situées en pleine nature, chaussures appropriées et vêtement de pluie sont de rigueur. J'y ajouterais pour ma part un stylo, une lampe de poche ainsi que des gants jetables&nbsp;: on ne sait jamais vraiment où l'on va être amené à fourrer la main !<br />
En tout état de cause, se constituer ne serait-ce qu'un petit "dossier" sur les caches que l'on souhaite visiter est quasi-indispensable. On y place les coordonnées de la cache, les éventuels questionnaires s'il s'agit d'une multi-cache, un plan d'accès, quelques photos aériennes ainsi que les photos de l'endroit. En effet, sur la page de chaque géocache, un album constitué par géocacheurs et géochasseurs est consultable et fournit souvent des images marquées "SPOILER" qui permettent de localiser sans ambiguïté la cache une fois sur le terrain.<br />
Lorsque votre GPS affiche les coordonnées exactes de la cache, vous êtes à ce que l'on appelle <em>Ground Zero</em> (GZ). Toutefois, n'espérez pas toujours vous trouver à cet instant, le pied posé sur la cache. Hé oui&nbsp;! compte tenu de la précision du positionnement par satellite, il y a fort à parier que celle-ci se situe dans un rayon de quelques mètres autour de vous. C'est donc le moment de faire jouer votre imagination en vous posant la bonne question&nbsp;: «&nbsp;Si j'étais le géocacheur, où aurais-je placé la géocache&nbsp;? ». Si vous séchez, il vous est possible de faire appel aux photos <em>SPOILER</em> pour vous aider. Inutile également de labourer la clairière&nbsp;: les géocaches sont rarement enterrées, ou alors, à quelques centimètres seulement de la surface. Non, elles sont bien plus souvent planquées dans une vieille souche sous des lambeaux d'écorce ou derrière des pierres.<br />
<img src="/images/divers/geoc_11.jpg" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" />Enfin&nbsp;! vous avez découvert le trésor tant attendu et vos doigts fébriles ouvrent sans attendre la boîte. À l'intérieur, un petit mot d'accueil, quelques bibelots, peut-être un travelbug ou un géocoin que vous ne manquerez pas de prendre avec vous (sauf s'il s'agit d'un <em>Travelbug hotel</em>) et un <em>logbook</em> (ou carnet de visite). À sa lecture, vous découvrirez sûrement parmi les témoignages de vos prédécesseurs quelques acronymes et expressions mystérieux<sup>[<a href="#pnote-277-6" id="rev-pnote-277-6">6</a>]</sup>&nbsp;: FTF pour "<em>First To Find</em>", TFTC "<em>Thanks For The Cache</em>", TNLN "<em>Took Nothing Left Nothing</em>"... Prenez à votre tour un peu de temps pour y inscrire un petit mot puis échanger un bibelot par un de ceux que vous aurez apportés. Il est ensuite l'heure de bien refermer la boîte, de la remettre à son exact emplacement et de bien la camoufler.<br />
Lors de ces opérations de recherches, il est nécessaire d'être très vigilant pour ne pas attirer l'attention des "géomoldus"<sup>[<a href="#pnote-277-7" id="rev-pnote-277-7">7</a>]</sup>. Trop de caches ont été vandalisé par manque de discrétion.<br />
De retour à la maison, il est temps de se connecter au site officiel sur la page de la géocache visitée et d'établir son rapport. Cliquez pour cela sur <em>Log a visit</em>. N'oubliez pas d'indiquer si vous avez prélevé ou déposé un travelbug/géocoin dans la cache à cette occasion.</p>


<p><strong>• Débuter sans GPS</strong><br />
<img src="/images/divers/geoc_12.gif" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Quoi de plus frustrant que d'être tenté par l'aventure sans pouvoir y participer faute de disposer du matériel nécessaire ?<br />
Heureusement, il est quand même possible de devenir géochasseur sans GPS, pour peu que l'on sélectionne une cache qui s'y prête et que l'on prépare la chasse minutieusement. Je prendrais pour exemple une géocache que j'ai visitée il y a quelques semaines, à la périphérie d'Angers.<sup>[<a href="#pnote-277-8" id="rev-pnote-277-8">8</a>]</sup><br />
Outre le fait que la cache se situait à un endroit me permettant un crochet raisonnable, j'ai d'abord sélectionné celle-ci car c'était une cache simple. En effet, sans GPS, une multi-cache est impossible à dénicher puisque ce sont les différentes étapes de la chasse sur le terrain qui permettent de reconstruire une coordonnée finale. D'autre part, les cartes de Google Earth/Maps étaient suffisamment précises dans ce secteur pour pouvoir visualiser le terrain avec un maximum de détails et surtout, que l'emplacement de la cache se trouvait être un endroit facilement identifiable une fois sur place&nbsp;: en l'occurence, à l'angle d'une haie champêtre (Si ç'avait été en pleine forêt, ç'aurait été largement plus difficile !). Enfin, la page de la géocache fournissait dans l'album de cache quelques clichés dont deux très intéressants&nbsp;: une vue du paysage depuis l'emplacement de la géocache, ainsi qu'une photo de la branche morte derrière laquelle se trouvait la boîte à trésor.<br />
Avec un tel dossier, il n'a pas fallu plus de trois minutes pour découvrir le trésor une fois sur site.<br />
Il ne faut cependant pas croire que toutes les caches sont aussi faciles à dénicher. Cela dit, cet exemple n'est pas un cas isolé, loin de là, à vous de potasser suffisamment votre préparation avant de partir à la chasse, afin d'éviter au mieux les déconvenues.</p>


<h3>Création de nouvelles caches</h3>

<p><strong>• Un lieu à partager</strong><br />
<img src="/images/divers/geoc_14.jpg" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Faire découvrir aux autres un lieu qui lui plaît beaucoup, c'est l'une des premières motivations qui pousse un géochasseur à devenir l'espace de quelques heures un géocacheur&nbsp;; c'est également le plaisir de la création.<br />
La conception d'une nouvelle cache s'entoure de quelques règles et recommandations importantes&nbsp;; <a href="http://www.geocaching-france.com/?page=cacher">cette page dédiée</a> du site Geocaching-France en réunit une grande partie. J'ajouterais à ce recueil quelques conseils supplémentaires :<br />
— Celui-ci me semble évident&nbsp;: "Le lieu de cache présente-t-il un intérêt quelconque ?". Il n'est pas nécessaire de créer une géocache pour le simple plaisir du créateur&nbsp;: il faut également penser à ceux qui viendront la visiter...<br />
— Il faut veiller à ce que la densité en caches d'une même zone ne soit pas trop élevée. Les <em>reviewers</em><sup>[<a href="#pnote-277-9" id="rev-pnote-277-9">9</a>]</sup> ont un barême à ce sujet&nbsp;: pas plus de 0,10 miles (~160 m) entre deux caches.<br />
— Penser aussi à la maintenance de la cache est important. En effet, si la boîte est déplacée, endommagée ou vandalisée, il faudra intervenir sur site. Ce qui peut devenir fâcheux si vous avez planqué une géocache dans le désert pendant vos vacances au Maroc&nbsp;! :-) Voilà pourquoi les <em>reviewers</em> n'autorisent pas en principe la création de caches situées au-delà d'un rayon de 100 miles (~160 km) autour du domicile du géocacheur. Sinon, il faudra faire appel à un géochasseur local auquel l'on demandera s'il accepte d'assurer la maintenance, et qu'il faudra signaler au <em>reviewer</em> lors du rapport de création de cache. Lorsqu'un géocacheur souhaite partager un endroit qu'il aime et connaît bien, que connaît-il mieux que son environnement proche&nbsp;?
— Geocaching-France indique sur sa page de recommandations qu'un des objets importants à inclure dans la boîte est le mot de bienvenue. Il en existe quelques modèles disponibles sur Internet. Pour ma part, j'utilise <a href="/media/Geocache_notice.doc">celui-ci</a>.</p>


<p><strong>• Établir le rapport de cache</strong><br />
<img src="/images/divers/geoc_15.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Étape obligée pour publier une nouvelle géocache, le rapport de cache s'effectue sur le site de Geocaching.com.<br />
Avant toute tentative de publication de votre première cache, vérifiez que vous avez indiqué sur le site officiel les coordonnées GPS de l'endroit où vous vivez. Si vous ne l'avez pas effectué, rendez vous sur la page <em>My Account</em> et cliquez à droite sur <em>Update home coordinates</em>. Cette donnée permettra au <em>reviewer</em> de savoir à quelle distance de votre domicile se situent les caches que vous soumettez à publication.<br />
Commencez par vous identifier sur le site, puis cliquez sur <em>Hide &amp; Seek a Cache</em> dans le menu. Sur la page des recherches, cliquez à droite sur <em>Fill out an online form</em> pour accéder au formulaire de rapport. La plupart des informations demandées ne présentent pas de difficultés majeures. Pour vous aider à définir la notation de la difficulté de la géocache et du parcours, il existe un outil d'aide disponible sur le site officiel mais que Geocaching-France <a href="http://www.geocaching-france.com/?page=notation">a traduit en français</a>. Étant donné que de nombreux géochasseurs étrangers en visite en France ne parlent pas la langue de Molière, il est sympa de traduire la description générale de la cache en anglais. Enfin, pensez à indiquer au <em>reviewer</em> si un autre géocacheur assurera la maintenance de la cache dans le dernier champ, au cas où la cache se situerait trop loin de votre domicile, puis validez.<br />
La page est maintenant créée, mais non publiée. Il est temps maintenant d'ajouter les premières photos à l'album (dont peut-être quelques <em>SPOILERS</em>), d'éditer quelques attributs qui renseigneront les futurs géochasseurs sur quelques informations générales (parking à proximité, autorisé aux chiens...) et d'ajouter quelques <em>waypoints</em>. Les <em>waypoints</em> permettent de définir les coordonnées GPS de quelques points intéressants pour les géochasseurs. Ils peuvent par exemple indiquer l'emplacement de plusieurs parkings depuis lesquels la randonnée peut avoir lieu, ils sont dans ce cas des aides facultatives. Cependant, les <em>waypoints</em> sont obligatoires dans le cas des multi-caches, où chaque étape doit faire l'objet d'un <em>waypoint</em>. Y compris les coordonnées finales à résoudre, qui localisent la cache&nbsp;; dans ce cas, il faudra indiquer un <em>waypoint</em> "caché".<br />
Voilà, votre part de boulot est fait. Il ne reste plus qu'à attendre la décision du <em>reviewer</em> et les éventuelles réserves qu'il émettra avant publication&nbsp;!</p>


<h3>Conclusion</h3>

<p>Vous l'aurez bien évidemment compris, le géocaching va au-delà du plaisir enfantin qui nous pousse à partir à la recherche d'une boîte cachée et de son contenu. Le véritable trésor dont il s'agit, c'est avant tout le plaisir de découvrir de nouveaux endroits auprès desquels nous étions, peut-être, passés sans prendre le temps de les admirer, ou bien sans savoir qu'ils existaient&nbsp;! C'est surtout ça le géocaching&nbsp;: lâcher un peu la voiture, prendre le temps de marcher, de découvrir et d'admirer&nbsp;; et pourquoi pas de perpétuer le mythe de la chasse au trésor&nbsp;: retrouver le regard émerveillé qui était le nôtre, sur le visage d'enfants, lorsque nous ouvrons devant eux une nouvelle géocache...</p>
<div class="footnotes"><h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-277-1" id="pnote-277-1">1</a>] Geocaching-France, <a href="http://www.geocaching-france.com">http://www.geocaching-france.com</a>.</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-277-2" id="pnote-277-2">2</a>] Geocaching.com, <a href="http://www.geocaching.com">http://www.geocaching.com</a> (en anglais).</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-277-3" id="pnote-277-3">3</a>] Disponible par exemple sur <a href="http://www.gpsvisualizer.com/calculators">GPS Visualizer</a>, outil <em>Coordinate Converter</em>.</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-277-4" id="pnote-277-4">4</a>] Comme les <a href="http://www.materiel.net/ctl/PND/30521-CrossoverGPS_France.html">Magellan Crossover</a>, <a href="http://www.materiel.net/ctl/PND/30263-Evadeo_Primo.html">IGN Evadeo</a>...</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-277-5" id="pnote-277-5">5</a>]  Comme les <a href="http://www.materiel.net/ctl/Smartphones_et_PDA_Phones/25001-P3300.html">HTC P3300</a>, <a href="http://www.materiel.net/ctl/Smartphones_et_PDA_Phones/26551-P535_Blanc_.html">Asus P535</a>...</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-277-6" id="pnote-277-6">6</a>] Site répertoriant un certain nombre de locutions propres au géocaching, <a href="http://geolex.locusprime.net/">http://geolex.locusprime.net/</a>.</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-277-7" id="pnote-277-7">7</a>] Géomoldus ou Moldus (<em>Geomoggles</em> ou <em>Moggles</em> en anglais, en référence à Harry Potter) sont ceux qui ne pratiquent pas le géocaching.</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-277-8" id="pnote-277-8">8</a>] Voici le petit dossier créé pour l'occasion : <a href="/medias/Le_Chateau_a_motte_(St_Sylvain_d_Anjou).doc">Le_Chateau_a_motte_(St_Sylvain_d_Anjou).doc</a></p>
<p>[<a href="#rev-pnote-277-9" id="pnote-277-9">9</a>] Personnes en charge de contrôler la validité et de publier les nouvelles géocaches soumises à Geocaching.com par les géocacheurs.</p></div>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.glesker.com/index.php?2007/08/30/275-vacances-en-ecosse">
  <title>Vacances en Écosse</title>
  <link>http://www.glesker.com/index.php?2007/08/30/275-vacances-en-ecosse</link>
  <dc:date>2007-08-30T22:29:11+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>G.I. Jo</dc:creator>
  <dc:subject>Utländskt</dc:subject>
  <description>Édimbourg, la ville, le festival (2-5 août)


Pendant le mois d'août, le cœur de la capitale de l'Écosse bat au rythme des multiples manifestations qui s'entremêlent et qui drainent près d'un million de visiteurs le temps de quelques semaines. Le festival international, bien sûr ! et...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <h3>Édimbourg, la ville, le festival (2-5 août)</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108676848258355826"><img src="/images/ecosse/01.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>
Pendant le mois d'août, le cœur de la capitale de l'Écosse bat au rythme des multiples manifestations qui s'entremêlent et qui drainent près d'un million de visiteurs le temps de quelques semaines. Le festival international, bien sûr&nbsp;! et ses nombreuses scènes disséminées dans la cité et puis le "off" avec le <em>Fringe</em>, le long du <em>Royal Mile</em>.<br />
Les rues fourmillent et il est très agréable de découvrir cette jolie ville du nord de l'Europe sous un aspect très "vivant". Plusieurs choses me frappent agréablement à son abord :<br />
— C'est une cité qui semble à taille humaine&nbsp;; pas d'oppression ici. La ville "bouge"&nbsp;; et au vu du nombre de pubs et autres bars, elle semble être vivante aussi bien en haute qu'en basse saison.<br />
— Le relief de la ville est assez particulier&nbsp;: au milieu de la ville s'élèvent de drôles de collines qui prennent parfois des allures de petites montagnes, comme <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Arthur%27s_Seat%2C_Edinburgh">Arthur's seat</a></em>.<br />
— De nombreuses zones vertes, qu'elles soient simples jardins ou immenses parcs, parsèment la ville et "l'aèrent".<br />
— Le nombre de vieilles pierres au mètre carré est assez impressionnant dans la vieille ville. Or, comme celle-ci s'étale et descend le long des flancs de l'éperon rocheux au sommet duquel se dresse le château, cela donne l'impression d'avoir des monuments collés les uns aux autres...</p>


<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108675808876269490"><img src="/images/ecosse/02.png" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" /></a>
Les quatre jours ensoleillés à Édimbourg sont l'occasion de visiter les "classiques" de la ville. Au premier rang duquel se trouve <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27%C3%89dimbourg">le château</a> (le plus haut en altitude aussi !). L'édifice se trouve au sommet de son éperon et domine toute la ville, en particulier la <em>New Town</em>, sur laquelle il offre une vue imprenable. En plus d'être un monument très bien entretenu, le château est également le lieu de résidence d'un régiment écossais. Si l'on laisse de côté quelques musées aux thématiques militaires rarement objectives, les intérieurs n'ont rien d'exceptionnel, si ce n'est le palais qui abrite les "honneurs d'Écosse"&nbsp;: les instruments du pouvoir du trône écossais (couronne, sceptre, bijoux...). L'intérêt est résolument en extérieur.<br />
Partant à l'est du château descend le <em>Royal Mile</em>, bordé de nombreuses boutiques touristiques, d'échoppes de <em>kiltmakers</em>, de vieux bâtiments (dont l'ancien parlement), mais également d'une célèbre fabrique qui présente sa collection de tartans. Tout au bout du <em>mile</em>, se trouve le château d'Holyrood, la résidence royale officielle des souverains à Édimbourg. Lui faisant directement face, tel un pied de nez, se trouve le tout neuf <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Parlement_%C3%A9cossais">parlement écossais</a>. Une architecture très moderne, toute de bois, de béton et de métal brillant qui me plaît énormément.</p>


<p>Le samedi soir, nous assistons à une manifestation estivale très prisée dans la ville&nbsp;: le <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Edinburgh_Military_Tattoo">Military Tattooo</a></em>. Il s'agit d'un festival de fanfares militaires venant des quatre coins du monde qui viennent se produire dans la grande cour du château d'Édimbourg où d'énormes gradins sont installés à cette occasion pour accueillir les 200.000 spectateurs du mois d'août. Cette année, en plus de l'obligatoire fanfare de la garde écossaise (Blackwatch, Dragons...) défilant au son de la cornemuse, sont venus jouer&nbsp;: le conservatoire militaire de Moscou (joli morceau jazzy), un orchestre militaire de Trinidad et Tobago (drôle de mélange entre steel band et uniformes), un régiment américain de style XVIIIème vêtus à la Lafayette (pipeau, pipeau) , etc.<br />
Le show est très bien rodé, bien mis en scène et finalement la musique aux accents militaires devient un spectacle grandiose pleinement intégré dans cet environnement exceptionnel qu'est le château. Ne me reste plus qu'à comprendre pourquoi les spectateurs Français ont été les seuls à avoir été sifflés alors que le présentateur chauffait l'assistance...</p>



<h3>East lowlands et Grampians (6 août)</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108675886185680866"><img src="/images/ecosse/03.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>
Bien que ne profitant pas de la douceur du Gulf Stream et n'étant pas aussi découpée et montagneuse que sa sœur de l'ouest, la côte est de l'Écosse n'en est pas moins dépourvue de charme. Des collines ondulent doucement le long de la mer du Nord où se nichent de jolies petites villes. Comme Saint-Andrews, qui abrite les bâtiments coquets de la plus ancienne université du pays et où Marie Stuart aurait joué à l'ancêtre du golf, natif de la bourgade semble-t-il...</p>


<p>Les <em>Grampians</em> sont l'une des trois principales chaînes de montagnes écossaises. Ils s'étirent depuis l'Aberdeenshire jusqu'à la région d'Oban selon un axe nord-est sud-ouest, comme l'ensemble des massifs écossais. Ils comportent des zones très inhospitalières et comptent quelques-uns des plus hauts pics du pays.</p>


<p>C'est au cours du lundi et du mardi que nous traversons la partie est du massif. Après avoir franchi Dundee et le <em>Firth of Tay</em>, il n'y a quasiment qu'une seule petite route — l'A93 — qui continue à s'engager dans les <em>Grampians</em>. Après une halte à Bridge of Cally, dans un B&amp;B bien tenu par un couple de retraités fort aimables, nous continuons notre route. Au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans les terres et que l'altitude augmente, la température, elle, descend&nbsp;: au plus haut, au pied de la station de ski de <em>Devil's elbow</em>, le thermomètre de la voiture indique vers 10h00 les 8,0°C... Mais passé Braemar, le fond de l'air se réchauffe. Arrivés à Balmoral — la résidence d'été de la reine —, il fait même 14,0 °C&nbsp;! Le château est bien gardé et est invisible de la route. On arrive seulement à distinguer un pavillon flottant au sommet de la tour la plus haute, le pavillon royal&nbsp;: la vieille est là&nbsp;! ;-)<br />
<a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108675976379994146"><img src="/images/ecosse/04.png" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" /></a>
Plus loin, nous décidons de ne pas aller jusqu'à Aberdeen — vers où la route nous mène logiquement — mais plutôt de rester encore dans le massif en continuant sur de petites routes en direction du nord, vers la région des distilleries. Ainsi, à Dufftown, nous visitons la distillerie Glenfiddich, où une charmante guide francophone nous apprend que <em>Glen</em> signifie "vallée" et <em>Fiddich</em> "Cerf"&nbsp;: "Vallée du cerf" en gaélique. La visite est très intéressante entre ces énormes cuves de fermentation ou ces gros alambics en cuivre. Le site de production est très important et la firme déploie tous ses efforts pour communiquer sur le côté complètement "tradi" de leur whisky.</p>


<h3>Loch Ness (6-7 août)</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108675997854830642"><img src="/images/ecosse/05.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>
Après un détour du côté d'Elgin pour aller admirer les jolies plages de sable fin de la côte nord, nous arrivons sur Inverness pour un trouver un endroit où dormir. C'est sans compter sur le fait que tous les hôtels et B&amp;B de la ville semblent complets. Aussi, nous décidons de continuer nos recherches directement en longeant la rive sud du fameux Loch Ness — dont l'ouverture sur la mer du Nord se fait à Inverness — et de quitter cette ville sans charme particulier. Après quelques tentatives infructueuses, nous posons les sacs dans un B&amp;B passable, mais offrant une pleine vue sur le loch, à Dores.</p>


<p>Le lendemain, nous poursuivons notre route sur la rive sud du loch jusqu'à son extrémité, à Fort Augustus. L'intérêt de cette bourgade est la série d'écluses en escalier qui permettent de passer du Loch Ness (se jetant dans la mer du Nord) au Loch Oich, qui lui-même est relié aux autres lochs du <em>Great Glen</em> jusqu'à l'océan Atlantique. De là, nous décidons de gagner Ullapool, sur la côte nord-ouest. Nous longeons donc la face nord du Loch Ness cette fois-ci, puis obliquons en direction des Highlands du nord-ouest. Malgré nos efforts, nous n'aurons pas vu Nessie...</p>


<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108676027919601730"><img src="/images/ecosse/06.png" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" /></a>
C'est à l'occasion d'un pique-nique devant un magnifique paysage de tourbières et de bruyères que nous avons fait la connaissance des célèbres <em>midges</em>. Comment les décrire&nbsp;? J'oserais dire qu'ils sont aux moustiques ce que les piranhas sont aux requins blancs. C'est-à-dire qu'un seul individu, aussi microscopique qu'il soit, provoque déjà de sérieux dégâts (piqûre, démangeaisons soutenues, etc.)&nbsp;; mais, le <em>midge</em> aime la compagnie de ses semblables et ne se déplace jamais sans au moins quelques dizaines de milliers de potes. Aussi, dès qu'il n'y a plus de brise pour les chasser, ni de plein soleil pour les dessécher, ils sortent de leurs tanières humides et s'abattent en nuées compactes sur tout organisme vivant pour lui pomper tout son sang. Je ne comprenais pas pourquoi les habitants allaient jardiner dans leur potager et les grands randonneurs traverser les prés humides accoutrés de tenues d'apiculteurs. Après cette première rencontre avec la "plaie des Highlands", je comprends mieux... :-)</p>


<h3>Highlands (7-9 août)</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108676122408882306"><img src="/images/ecosse/08.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>
Sur la route en direction d'Ullapool, nous profitons d'un site intéressant pour une petite promenade digestive. Une jolie balade autour des <em>falls of Rogie</em> dont un petit pont enjambe le flux bouillonnant.<br />
Après Garve sur l'A835, le paysage change subitement&nbsp;: les collines boisées laissent d'un coup la place a des reliefs plus escarpés et recouverts d'une végétation rase et verdâtre tirant sur le fauve. Une vision lunaire dont la couleur me rappelle certains paysages du Connemara. Enfin, les habitations reviennent petit à petit et les premiers pics de la côte nord-ouest apparaissent. Nous arrivons enfin à Ullapool, un port de pêche abrité dans le Loch Broom. Un gros chalutier embarque d'ailleurs quelques vivres pour la prochaine campagne de pêche. Comme la veille à Inverness, les hôtels et B&amp;B ont été pris d'assaut et nous devons nous éloigner de plusieurs kilomètres de la bourgade. Nous en profitons pour amorcer une descente vers le sud en contournant le loch. Nous atterrissons dans un excellent B&amp;B<sup>[<a href="#pnote-275-1" id="rev-pnote-275-1">1</a>]</sup> tenu par un jeune couple, au bord des eaux du Little Loch Broom.</p>


<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108676156768620706"><img src="/images/ecosse/07.png" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" /></a>
Lendemain jeudi, nous longeons la côte en direction du sud. Les paysages sont splendides et le soleil est toujours de la partie. Sur les conseils de Paula, nous nous enfonçons dans une presqu'île à la recherche d'une plage de sable fin à l'horizon barré par les Highlands. Nous trouvons ce petit coin de paradis à Mellon Udrigle. Les nombreuses ruines alentour sont des vestiges des <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Highland_Clearances">Clearances</a></em>, nous apprend-t-on. Époque à laquelle les nobles Anglais ayant pris possession de ces terres ont forcé les paysans à les quitter pour y faire pâturer des moutons&nbsp;; les obligeant souvent à embarquer pour le Nouveau Monde.<br />
La prochaine étape se situe au jardin d'Inverewe, à côté de Poolewe. Bien que située à plus de 57° de latitude nord, la région subit les influences du <em>Gulf stream</em> à tel point que l'on y fait pousser sur quelques hectares au bord de la mer, des espèces végétales exotiques que j'aurais peur de laisser en extérieur, l'hiver au Cormier, à 10° de latitude plus au sud&nbsp;! La végétation est luxuriante et l'on y rencontre de nombreuses Gunneras, Fougères arborescentes... Les terres acides des highlands sont également un bonheur pour les Azalées arborescentes et Rhododendrons. Dommage que la floraison soit terminée, j'ose à peine imaginer la splendeur des massifs au printemps !<br />
Nous poussons ensuite jusqu'au <em>Glen Torridon</em> en passant par des paysages tellement magnifiques que j'ai peur de finir blasé&nbsp;! ;-)</p>


<p>Une spécialité routière du pays semble-t-il sont les <em>single track roads</em>. Ce sont des routes trop étroites pour deux véhicules où sont aménagées des places sur le bas-côté à intervalles réguliers pour laisser passer les véhicules qui viennent en sens inverse. On en rencontre des dizaines de kilomètres dans les Highlands, elles sont fatigantes pour les pédales d'embrayage, mais sont souvent les seules voies d'accès à des paysages extraordinaires.</p>



<h3>Île de Skye (10-11 août)</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108676341452214514"><img src="/images/ecosse/10.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>
«&nbsp;L'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Skye_%28%C3%89cosse%29">île de Skye</a>, nous a dit une de nos hôtesses de B&amp;B, c'est toute l'Écosse à un seul endroit. À chaque virage de nouveaux paysages apparaissent&nbsp;! » Je crois qu'elle n'a pas tort.
Skye est la plus grande des îles Hébrides intérieures, reliée au continent par le pont du même nom. Ses plus hauts pics chatouillent les 1.000 mètres d'altitude et n'ont rien à envier à leurs homologues du "continent". L'île est un haut-lieu touristique d'Écosse notamment pour ses nombreuses curiosités géologiques formées par l'érosion, ses paysages splendides, son riche patrimoine mais également car elle permet de gagner d'autres îles grâce au réseau de ferries.</p>


<p>Nous arrivons sur l'île le vendredi. Le temps est très variable. Nous longeons la côte est de l'île en passant par Portree, la ville principale de l'île. C'est sur cette face de Skye que se trouvent les curiosités géologiques les plus connues&nbsp;: le <em>Kilt Rock</em>, dont les failles verticales figurent le plissé d'un kilt ou encore l<em>'Old man of Storr</em>, une curieuse roche dressée qui semble se détacher en équilibre de la paroi. La géologie de l'île est en effet très curieuse et les paysages grandioses. Arrivés au nord de l'île, nous continuons en longeant la côte est jusqu'à Dunvegan. C'est dans cette ville que se trouve le château du célèbre clan MacLeod qui se partageait autrefois l'île avec le non-moins célèbre clan des MacDonald. À proximité, un petit chemin de marche côtier permet de gagner un étonnant site&nbsp;: "Coral beach". Il s'agit d'une plage de véritable sable blanc corallien dont la blancheur tranche avec les autres plages dont le sable tire plutôt sur le noir. Un endroit assez magique en fait où nous rencontrons quelques paisibles locataires&nbsp;: un troupeau de vaches des Highlands&nbsp;; un mélange de style détonnant avec une élégante robe crème et un long toupet limite négligé qui leur tombe sur les yeux. ;-)</p>


<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108676435941495090"><img src="/images/ecosse/11.png" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" /></a>
Le samedi matin, avant de quitter un charmant B&amp;B situé dans une ancienne école<sup>[<a href="#pnote-275-2" id="rev-pnote-275-2">2</a>]</sup>, nous visitons la distillerie Talisker. Le contraste avec le côté "industriel" de Glenfiddich est saisissant tant celle-ci semble artisanale.<br />
Quelques kilomètres après la sortie de l'île, sur la route de Fort Williams, se situe le romantique château d<em>'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Eilean_Donan">Eilean Donan</a></em> bâti sur un îlot au milieu des eaux calmes du Loch Duich. Relié par un petit pont à la terre ferme, ce château est célèbre dans le monde entier pour avoir été le lieu de tournage de nombreux films, dont «&nbsp;Highlander » ou encore «&nbsp;Haute-voltige ».</p>



<h3>Great Glen (11-12 août)</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108676556200579474"><img src="/images/ecosse/12.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>
Le "Great Glen" est le nom donné à la monstrueuse faille géologique qui coupe les highlands en deux selon un axe nord-est sud-ouest, depuis Inverness jusqu'à Oban en passant par Fort Augustus et Fort William&nbsp;; laquelle dépression a donné naissance à plusieurs lochs, dont le Loch Ness. C'est notamment sur la frange sud de cette faille, dans les <em>Grampians</em> à proximité de Fort Williams, que culmine le plus haut sommet de Grande-Bretagne&nbsp;: le <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ben_Nevis">Ben Nevis</a></em> (1.341 m).</p>


<p>Le samedi après-midi, nous faisons halte à Fort Williams. Le temps est humide, brumeux, et la ville inintéressante&nbsp;: elle est laide et peu d'activités sont proposées. Bien que située au bord de l'eau, elle est le point de départ pour explorer les pics alentour tel le <em>Ben Nevis</em>. Elle se donne d'ailleurs de faux-airs de station de ski. Fort Williams n'est qu'une étape, au mieux une base de rando.</p>


<p>Dimanche matin, le ciel se dégage à mesure que nous approchons de la sortie du <em>Great Glen</em>. Nous décidons alors d'effectuer un petit crochet sur la route d'Oban pour aller faire une marche dans le Glen Coe. Outre pour sa grande beauté ui en fait l'un des paysages incontournables de l'Écosse, cette vallée inhospitalière est également connue pour les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Glencoe">massacres</a> qui s'y déroulèrent à la fin du XVIIème.</p>


<h3>Oban, Glasgow (12-14 août)</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108676607740187058"><img src="/images/ecosse/09.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>
Oban est avant tout célèbre pour le fameux whisky qui porte son nom mais c'est aussi un point de départ obligé des ferries qui permettent de rejoindre de nombreuses îles Hébrides. Il est très agréable de se balader sur son petit port de pêche et sur le front de mer qui fait face à l'île de Mull. Il y a peu de choses à visiter à Oban, sinon cet étrange pseudo-monument, une étonnante muraille circulaire imitant un Colisée en miniature, posé au sommet de la colline surplombant la ville, comme une sorte de couronne. Il y a également d'excellents restaurants sur le port, où l'on peut déguster la pêche du jour cuisinée à la mode Écossaise.</p>


<p>Si Édimbourg est la capitale historique, la ville-musée de l'Écosse, nul doute que Glasgow en est le poumon économique. Avec une zone urbaine et une population quatre fois plus importantes, cette grande ville tranche avec sa vieille voisine (distante de seulement 60km) par l'impression de modernisme et de dynamisme qu'elle dégage, même si parfois, les immeubles en verre des nouveaux quartiers d'affaires lui donnent un air froid de petit New-York. Car des nouvelles constructions, il y en a à Glasgow&nbsp;! Les anciennes friches industrielles de la cité ouvrière, bâties le long des rives de la Clyde, font désormais place à de riches faubourgs investis par  le <em>Science Centre</em>, les bureaux de <em>BBC Scotland</em> ou d'élégants ponts à haubans, par exemple. Cela dit, le centre-ville possède de belles et larges avenues qui fourmillent de monde.</p>


<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/Cosse/photo#5108676693639533042"><img src="/images/ecosse/13.png" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" /></a>
Cette escale à Glasgow est l'occasion de faire dans le culturel&nbsp;; en commençant tout d'abord par la <em>Gallery of Modern Art</em>, située dans un vieil édifice du centre. La <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gallery_of_Modern_Art">GoMA</a> propose une expo temporaire qui dénonce les dérives du communautarisme, en particulier dans des régions telles que l'Irlande du Nord où les tensions communautaires sont fortes. Quelques œuvres de Hokney et Andy Warhol sont également présentées.<br />
En s'éloignant du cœur de ville, à côté de l'université de Glasgow, se situe le <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Kelvingrove_Art_Gallery_and_Museum">Kelvingrove Art Gallery and Museum</a></em>. Un immense et somptueux palais baroque de pierre rouge construit à la fin du XIXème siècle pour l'exhibition internationale de 1901. L'intérieur est tout aussi grandiose que l'extérieur et présente de multiples ailes, salles et galeries reliées par d'immenses volumes richement décorés. L'on peut y admirer un large éventail de peintures européennes, classiques et modernes et notamment une large collection d'œuvres écossaises. Bien que le clou de la visite soit la toile du "Christ de Saint Jean de la Croix" de Dalí, Je suis surtout attiré par l'expo sur le travail de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Rennie_Mackintosh">Charles Rennie Mackintosh</a>, chef de file de l'Art Nouveau en Écosse.<br />
Cette visite à Glasgow est aussi l'occasion d'aller visiter le <em>Science Centre</em> (envahi par un raz-de-marée de marmaille hurlante) et d'aller voir le dernier <em>Harry Potter</em> sur écran IMAX.</p>


<h3>Édimbourg, fin du voyage (15 août)</h3>

<p>Le dernier jour en Écosse, et à Édimbourg de surcroît, est l'occasion d'une dernière balade au jardin botanique de la ville, d'une séance d'essayage de kilt sur le <em>Royal mile</em>, des derniers achats et d'une dernière nuit dans un bel hôtel.<br /></p>


<p>C'est donc la fin d'un très joli séjour, encore une fois trop court pour approfondir la connaissance du pays&nbsp;; un goût d'inachevé me reste. Voilà encore une destination où il me tarde de revenir.</p>
<div class="footnotes"><h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-275-1" id="pnote-275-1">1</a>] <em><strong><a href="http://www.easter-badbea.co.uk/">Easter Badbea B&amp;B</a></strong>, Phil et Paula CROSS, Badbea.</em> Vue imprenable sur le loch, chambres neuves et propres. Les hôtes sont par ailleurs d'une amabilité et d'une prévenance rares. Notre meilleur souvenir de B&amp;B.</p>
<p>[<a href="#rev-pnote-275-2" id="pnote-275-2">2</a>] <em><strong>Old School House</strong>, Sconser (Isle of Skye).</em> Jolie vue, ambiance traditionnelle.</p></div>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.glesker.com/index.php?2007/07/03/274-a-madere-en-honeste-compagnie">
  <title>À Madère, en honeste compagnie</title>
  <link>http://www.glesker.com/index.php?2007/07/03/274-a-madere-en-honeste-compagnie</link>
  <dc:date>2007-07-03T21:38:10+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>G.I. Jo</dc:creator>
  <dc:subject>Utländskt</dc:subject>
  <description>Cela faisait déjà quelques temps que nous ne nous étions pas revus. Aussi, c'est sur l'île de Madère que nous avons décidé de passer une semaine de retrouvailles entre ex-étudiants strabourgeois. Du 17 au 24 mai, j'ai arpenté pour la seconde fois le jardin flottant de l'Atlantique mais...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p><img src="/images/divers/madere_cabo_girao.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Cela faisait déjà quelques temps que nous ne nous étions pas revus. Aussi, c'est sur l'île de Madère que nous avons décidé de passer une semaine de retrouvailles entre ex-étudiants strabourgeois. Du 17 au 24 mai, j'ai arpenté <a href="/index.php?2005/06/29/176-vacances-a-madere">pour la seconde fois</a> le jardin flottant de l'Atlantique mais cette fois-ci en compagnie de Dédé et d'<a href="http://anisa.moro.free.fr/blog/index.php">Anisa</a>.</p>


<p>Même si la météo n'était pas toujours au rendez-vous, nous nous y sommes beaucoup amusé. Aussi, établir le récit de nos exploits est une rude tâche que j'avais confiée à la Belle. Hélas&nbsp;! (façon de parler) tout accaparée par les bras de son amant, le billet tarde à venir. Mais ce n'est pas bien grave&nbsp;: car elle aurait bien tort de se priver et car les nombreuses photos prises au cours du séjour parlent souvent d'elles-mêmes... :-)</p>


<p><strong><em><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/MadRe">Galerie Glesker</a></em></strong></p>


<p><strong><em><a href="http://anisa.moro.free.fr/blog/index.php?gallery/voyage/madere">Galerie MAIL</a></em></strong></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.glesker.com/index.php?2007/05/08/273-en-irlande">
  <title>En Irlande</title>
  <link>http://www.glesker.com/index.php?2007/05/08/273-en-irlande</link>
  <dc:date>2007-05-08T23:10:44+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>G.I. Jo</dc:creator>
  <dc:subject>Utländskt</dc:subject>
  <description>Jeudi 3 mai

Il pleut sur le tarmac de l'aéroport de Nantes. Nous sommes douze et nous grimpons à bord du gros Boeing affrété par Ryanair. Quelques minutes plus tard, celui-ci prend son envol pour la côte ouest de l'Irlande, vers l'aéroport international de Shannon.


Il est près de minuit...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <h3>Jeudi 3 mai</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/IrlandeBurrenGalwayConnemara/photo#5064507868225424450"><img src="/images/irlande/irl6.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>Il pleut sur le tarmac de l'aéroport de Nantes. Nous sommes douze et nous grimpons à bord du gros Boeing affrété par Ryanair. Quelques minutes plus tard, celui-ci prend son envol pour la côte ouest de l'Irlande, vers l'aéroport international de Shannon.</p>


<p>Il est près de minuit locale lorsque nous garons les trois voitures de location à proximité de notre première étape. Il s'agit d'un pub auberge situé à Ennis, ville principale du comté de Clare, non loin de l'aéroport.
La maison est n'est pas toute jeune, mais cela suffira pour une nuit. Des musiciens sont d'ailleurs en train de jouer quelques airs tandis que sur un plasma, Skynews diffuse le résultat des élections Écossaise. Voici le moment de prendre la première Guinness du voyage, breuvage sombre, quasi élevé au rang de boisson nationale&nbsp;! ;-)</p>


<h3>Vendredi 4 mai</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/IrlandeBurrenGalwayConnemara/photo#5064510556874952018"><img src="/images/irlande/irl1.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>Après une visite sommaire du centre-ville d'Ennis sous le soleil, nous prenons la direction du nord, vers Galway. Sur le trajet, nous sortons de l'axe principal pour nous diriger vers la côte, à l'ouest. Bien que prévenu, je constate de visu l'état des routes secondaires du pays&nbsp;: peu nombreuses, elles sont de plus très étroites, souvent sinueuses et parfois même en mauvais état. À proximité de Gort, nous nous arrêtons visiter un monastère en ruines au milieu des champs, à Kilmacduagh. Une étonnante tour ronde délicatement penchée se dresse en son centre. J'apprends que ce genre d'ouvrages qui ne possèdent pas de portes, permettaient aux moines de s'y retrancher lors des raids barbares. Ces tours sont anciennes (post-an mil) et se rencontrent dans d'autres sites du même genre.</p>


<p>À mesure que nous approchons de la côte, le paysage se vide de grande végétation. Plus un arbre, seulement des arbustes et des herbes qui subissent mieux les tempêtes de l'hiver. Enfin, nous arrivons aux Cliffs of Moher, une série de hautes et belles falaises qui courent sur quelques kilomètres. Les abords de cette curiosité géologique très appréciée des touristes viennent d'être totalement réaménagés. Et je suis partagé entre les sentiments de voir ce site transformés en presque-Disneyland et le soucis de sécurité ainsi que le constat que les architectes ont tenté au mieux d'intégrer les infrastructures à l'environnement. C'est vrai qu'elles sont belles ces falaises. Pas aussi hautes que le <a href="/index.php?2007/05/01/272-cinq-jours-en-norvege">Preikestolen</a>, bien entendu, mais cette guirlande qui se découpe dans la brume de mer donne matière à quelques bonnes photos sous un soleil qui tape dur.</p>


<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/IrlandeBurrenGalwayConnemara/photo#5064510771623316850"><img src="/images/irlande/irl2.png" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" /></a>En remontant vers le nord, nous traversons le Burren&nbsp;: une région sèche, minérale qu'un géomètre de Cromwell<sup>[<a href="#pnote-273-1" id="rev-pnote-273-1">1</a>]</sup> décrivait de la manière suivante&nbsp;: «&nbsp;Sur ces terres, point assez d'eau pour noyer un homme, pas d'arbre pour le pendre, ni de terre pour l'enterrer ». Un bouclier de roche fissurée, au bord de la mer, complètement inhospitalier et pourtant... C'est l'un des paysages qui m'a le plus fasciné, par sa désolation et pour sa vie. Car paradoxalement, les fissures dans lesquelles l'eau de pluie pénètre concentrent ne nombreuses variétés végétales qui, en ce printemps, égayent de leurs couleurs le gris monotone de la pierre. C'est ainsi le violet des géraniums sanguins, le bleu profond des gentianes printanières ou le jaune soleil d'une autre fleur que je n'ai pu identifier.</p>


<p>La route de Galway se fait longue et une halte s'impose. Un petit bourg sympa recueille notre assentiment pour aller sécher une Guinness. Or, comble de chance, ce week-end à lieu à Kinvara (puisqu'il s'agit du nom de ce petit port) le <em>Fleadh na gCuach</em>&nbsp;: un festival annuel de musique traditionnelle. Les musicos sont ravis et se promettent d'y revenir les soirs suivants.</p>


<p>Plus tard, nous posons les valises pour trois jours dans un hôtel moderne à l'est du centre de Galway, puis nous allons dîner en centre-ville, car le service à lieu de bonne heure ici. Plus tard dans la soirée, nous irons écouter de la musique et boire quelques bières au Quays, dans la rue du même nom, avant de retourner à pied à l'hôtel.</p>


<h3>Samedi 5 mai</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/IrlandeBurrenGalwayConnemara/photo#5064508972032019618"><img src="/images/irlande/irl3.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>Un savoureux petit déjeuner irlandais avalé, nous décidons de retourner dans le centre-ville pour un peu de visite et de shopping tout au long de l'après-midi. Aujourd'hui, le ciel est changeant&nbsp;: quelquefois nuageux et frais et parfois totalement ensoleillé.</p>


<p>Comme prévu la veille, nous retournons en soirée à Kinvara. Il n'y a pas foule mais du monde se presse quand même aux portes des multiples pubs du village pour aller écouter les musiciens du cru. C'est joli, c'est typique et il y a peu de touristes. Plus tard dans la soirée, alors que les pubs ne désemplissent pas et que la bière coule à flot, quelques averses commencent à chasser les auditoires vers l'intérieur ou dans les voitures. C'est vers cette seconde option que nous nous rabattons pour rentrer à l'hôtel. De nuit, la conduite à gauche est encore plus impressionnante sur ces routes sinueuses.</p>


<h3>Dimanche 6 mai</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/IrlandeBurrenGalwayConnemara/photo#5064507266930002946"><img src="/images/irlande/irl4.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>Aujourd'hui, nous avons décidé de pousser vers le nord-ouest, vers cette région que tout le monde connaît au moins de nom&nbsp;: le Connemara. Il ne fait pas très beau&nbsp;: le ciel est couvert et humide&nbsp;; mais cela dit, le Connemara sous le soleil, ce n'est plus vraiment le Connemara&nbsp;! Non ?<br />
En effet, à quelques dizaines de kilomètres de la ville, les paysages changent&nbsp;: la végétation se fait plus rase et des tourbières surgissent les premières collines. L'eau est ici très présente, qu'elle le soit sous forme de lacs, de ruisseaux ou de marécages. Au milieu de ces paysages d'une drôle de couleur fauve, la végétation est pour le moins surprenante&nbsp;; en effet, les rhododendrons et gunneras y prolifèrent. Et que dire de ces kilomètres de haies de fuchsias qui bordent les routes&nbsp;? Cela est étonnant lorsque l'on sait que ces espèces végétales qui ont colonisé toute la région ne sont aucunement originaires du pays&nbsp;: elles sont toutes exotiques.</p>


<p>Le petit port de Cleggan est prétexte à déjeuner et à découvrir la côte du Connemara tourmentée et battue par les houles d'ouest.</p>


<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/IrlandeBurrenGalwayConnemara/photo#5064508014254312530"><img src="/images/irlande/irl7.png" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" /></a>Au détour d'une route, se découvre l'abbaye de Kylemore, un joyau néo-gothique niché au creux de la colline dans son écrin de verdure. Autrefois demeure privée, c'est depuis les années 20 une institution religieuse. Restaurée par les sœurs en 1996, c'est aujourd'hui l'un des sites touristiques les plus visités de la région. Comme le ciel se dégage un peu, nous retournons quelques kilomètres en arrière pour une petite randonnée dans le parc national du Connemara. Mais c'est déjà l'heure du retour. Pour rejoindre Galway, nous décidons de faire le tour en prenant plein est pour contourner le Lough Corrib. À peine franchie la limite séparant ce grand lac du Lough Mask ,au nord, le changement de paysage est radical&nbsp;: nous ne sommes plus au Connemara.<br />
Une belle journée s'achève, riche en paysages magnifiques, malheureusement gâchée par les résultats électoraux qui tombent en soirée. Certains, trouvent encore la motivation pour retourner à Kinvara écouter de la musique traditionnelle. Pour ma part, je préfère un dîner en famille dans le centre-ville.</p>


<h3>Lundi 7 mai</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/IrlandeBurrenGalwayConnemara/photo#5064509788075805954"><img src="/images/irlande/irl5.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>C'est notre dernière journée complète en Irlande. Nous quittons l'hôtel de Galway et prenons la route du sud, en direction de l'aéroport, vers la ville de Limerick. Quelques kilomètres avant d'entrer dans cette agglomération, nous sortons de la voie express pour aller visiter le château de Bunratty et son parc.<br />
Le château actuel, construit au XVème siècle est une grosse bâtisse carrée flanquée de quatre tours crénelées. Restauré par Lord et Lady Gort dans les années 50, il a vu lors de son inauguration défiler le gratin de l'époque. Hier à l'état de ruine, le voici désormais entièrement remeublé et prêt à une intéressante visite.<br />
Derrière le château s'étend son immense parc dans lequel se niche un village irlandais du XIXème, conservé ou reconstruit avec ses ruelles, jardins, école, église, etc. C'est très mignon, pas trop surfait et mille fois plus authentique que le Puy du Fou.</p>


<p>En soirée, la météo n'invite pas à la visite du centre de Limerick. Il est temps de dîner une dernière fois tous ensembles avant une courte nuit&nbsp;: l'avion décolle tôt demain.</p>


<p><strong><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/IrlandeBurrenGalwayConnemara">Album photo</a></strong></p>
<div class="footnotes"><h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-273-1" id="pnote-273-1">1</a>] <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oliver_Cromwell">Oliver Cromwell</a>, alors chef d'État en Angleterre, s'était lancé à la conquête de l'Irlande en 1649 et l'intégra au Commonwealth.</p></div>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.glesker.com/index.php?2007/05/01/272-cinq-jours-en-norvege">
  <title>Cinq jours en Norvège</title>
  <link>http://www.glesker.com/index.php?2007/05/01/272-cinq-jours-en-norvege</link>
  <dc:date>2007-05-01T21:59:45+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>G.I. Jo</dc:creator>
  <dc:subject>Utländskt</dc:subject>
  <description>Jeudi 26 avril


Il est 23h50 et le vol en provenance de Francfort se pose sur l'aéroport de Stavanger. C'est la quatrième ville de Norvège, bien que n'ayant qu'un peu plus de 100.000 habitants, et surtout la capitale de l'industrie pétrolière du pays. À l'extérieur il fait frais, les 28°C...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <h3>Jeudi 26 avril</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/StavangerNorvGe/photo#5063023093736228962"><img src="/images/norvege/nor1_p.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>
Il est 23h50 et le vol en provenance de Francfort se pose sur l'aéroport de Stavanger. C'est la quatrième ville de Norvège, bien que n'ayant qu'un peu plus de 100.000 habitants, et surtout la capitale de l'industrie pétrolière du pays. À l'extérieur il fait frais, les 28°C de Paris sont vite balayés, et l'air sent l'océan&nbsp;: la ville est située à l'extrémité sud-ouest de la Norvège, dans le pays des fjords. Nos hôtes nous attendent pour une soirée de retrouvailles dans l'atmosphère chaleureuse d'une typique maison en bois Scandinave.</p>


<h3>Vendredi 27 avril</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/StavangerNorvGe/photo#5063023776636029138"><img src="/images/norvege/nor2_p.png" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" /></a>
Je suis réveillé par la lumière du jour qui à cette date se lève un peu plus tôt qu'en France. Je peux découvrir des fenêtres les environs, au bord des eaux du Hafrsfjord illuminées par un soleil radieux. Au programme de la matinée, un petit tour dans le centre ville est programmé, à la découverte du port et de la vieille ville de Stavanger qui bâtit autrefois sa prospérité sur la pêche, la conserve et la construction navale&nbsp;; avant que des gisements de pétrole <em>offshore</em> ne soient découverts et ne modifient du tout au tout la vocation de la cité. La vie semble calme et sereine&nbsp;: les gens ne s'interpellent que très peu, la limitation de vitesse des voitures invite à la patience (60 à 70km/h en campagne).<br />
Après la sortie des écoles, direction la pointe de Tungenes pour une petite balade à l'entrée de la baie de Stavanger. La minéralité du paysage me frappe énormément&nbsp;: la roche est partout présente, dure, déchiquetée, à peine recouverte d'une mince couche de terre arable dans laquelle s'ancre la végétation. Les champs sont tous bordés de murets faits de pierres rondes que les paysans ont découvert en retournant la terre. Les plus gros rochers, tout lisses, gisent au milieu des prairies ou des plaques rocheuses, arrachés, roulés, polis et abandonnés là par d'anciens glaciers lors de la fonte.</p>


<h3>Samedi 28 avril</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/StavangerNorvGe/photo#5063025108075891058"><img src="/images/norvege/nor3_p.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>
Ce matin comme hier, le ciel est radieux pour la journée. Et nous avons prévu une excursion vers l'attraction géologique du coin&nbsp;: le <em>Preikestolen</em>.<br />
Dans le port de Stavanger, nous embarquons à bord du ferry qui permet de rejoindre en 40 minutes la ville de Tau en slalomant entre les îles de la baie. Ensuite, nous suivons une route côtière vers le sud traversant Jørpeland jusqu'à un parking situé sur la commune de Jøssang, au bord d'un joli lac. C'est là que commence la petite randonnée.<br />
Le parcours progresse de façon inhomogène, parfois en grimpant de grossières et hautes marches taillées dans la pierre, ou traversant quelques zones plates et humides ressemblant à des tourbières, tantôt en escaladant de gros éboulis à pic ou parcourant de grands plateaux minéraux. Au bout de deux heures, nous avons gagné quelques centaines de mètres en altitude et les premiers panoramas sur le Lysefjord apparaissent&nbsp;: c'est somptueux. Puis, une corniche longeant le vide nous conduit jusqu'à ce fameux <em>Preikestolen</em>. Il s'agit en fait d'un promontoire rocheux juché au sommet d'une falaise de 604 mètres de haut au-dessus des eaux du Lysefjord. Une des plus hautes falaises d'Europe. C'est grandiose et effrayant à la fois. C'est en rampant au sol — comme de nombreuses personnes — que je m'approche du bord. C'est encore plus stupéfiant que la <a href="/index.php?2005/06/29/176-vacances-a-madere">Cabo Giraõ de Madère</a>, et la vue sur le fjord est terrible.<br />
C'est ainsi assis en face d'un panorama exceptionnel que je teste le barbecue jetable norvégien pour déguster quelques sandwich à la saucisse...</p>


<p>En soirée, nous avons réservé une table sur le port de Stavanger. Il n'est pourtant que 20h30 et pourtant, beaucoup d'autochtones sont de sortie et sont déjà bien éméchés&nbsp;: ici, la fête commence tôt. Plus tard, nous assistons à un concert dans un bar-boîte rappelant un peu Sigur Ròs. Il fait nuit, et la température est bien redescendue (7°C). Je suis frigorifié&nbsp;; ce qui n'est pas le cas des norvégiens qui se baladent sans crainte du froid, qui en mini-jupes et débardeurs, qui en pantacourts, tongs et petits T-shirts<sup>[<a href="#pnote-272-1" id="rev-pnote-272-1">1</a>]</sup>...</p>


<h3>Dimanche 29 avril</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/StavangerNorvGe/photo#5063026052968696306"><img src="/images/norvege/nor4_p.png" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" /></a>
Aujourd'hui et demain, nous avons à disposition un joli voilier d'une trentaine de pieds pour naviguer autour des îles de la baie. Nous nous rendons au petit port de Dusavika, qui ressemble à toutes ces petites marinas que l'on rencontre un peu partout sur la côte.<br />
Le vent est un peu mou, alors nous nous voguons lentement sous un soleil toujours au rendez-vous. Au programme&nbsp;: petit pique-nique bercé par les vagues et découverte depuis la mer des îles d'Åmøy, Rennesøy et Mosterøy ainsi que des fjords qui les séparent. La navigation est aisée étant donné qu'il y a peu de courant et que les fonds oscillent entre 3m et 300m de profondeur. Gare toutefois aux écueils.</p>


<h3>Lundi 30 avril</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/StavangerNorvGe/photo#5063026899077253778"><img src="/images/norvege/nor5_p.png" alt="" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" /></a>
Aujourd'hui, le programme est le même qu'hier à ceci près que le vent est vraiment propice à la navigation. Nous slalomons entre les îles de la baie, et profitons même d'une escale à Vassøy pour aller faire un peu de gasoil. On a beau être dans l'une des régions phare en Europe de l'industrie pétrolière, je suis surpris de constater que le carburant y est plus cher qu'en France...<br />
Après être allés amarrer le voilier au port de Dusavika, nous partons pour une petite balade en vélo au bord du Hafrsfjord. Dans un ciel vide de nuages, le soleil se couche et les températures chutent. Les huîtriers pies gloussent tout en se lançant dans de drôles de looping au-dessus des prés littoraux. Les derniers marcheurs et joggeurs du soir rentrent chez eux.</p>


<h3>Mardi 1er mai</h3>

<p><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/StavangerNorvGe/photo#5063026220472420898"><img src="/images/norvege/nor6_p.png" alt="" style="float:right; margin: 0 0 1em 1em;" /></a>
Avant de partir pour l'aéroport, nous nous rendons au fond du Hafrsfjord voir un monument particulier aux yeux des Norvégiens&nbsp;: les "Trois épées". Il s'agit d'un monument composé de trois glaives de bronze plantés dans le roc, commémorant la victoire en 872 de <em>Harald à la belle chevelure</em> sur la noblesse unie norvégienne, à l'issue d'une bataille dans le Hafrsfjord qui lui permit de fonder le royaume de Norvège. D'une certaine façon, le pays est né ici. C'est joli, peu commun et donne l'occasion de prendre de curieuses photos.<br />
Puis vient l'heure fatidique du retour vers Paris via Francfort.<br />
Le soleil est toujours là, toujours radieux&nbsp;: il ne nous aura pas quitté une seule fois tout au long de ce week-end prolongé.</p>


<p><strong>P.S. :</strong> À ce jour, je n'ai pas encore eu le temps de charger une sélection de photos dans l'album web Picasa. Ceci est fort dommage au vu de la beauté des paysages. Cela sera réparé sous peu&nbsp;! ;-)</p>



<blockquote><p><strong> ÉDIT du 14 mai 2007 :</strong><br />
L'album photo est désormais disponible.</p></blockquote>


<p><strong><a href="http://picasaweb.google.com/Glesker/IrlandeBurrenGalwayConnemara">Album photo</a></strong></p>
<div class="footnotes"><h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-272-1" id="pnote-272-1">1</a>] Un proverbe des expatriés français dit : « Quand le Norvégien met une chemise, prend un pull. Quand le norvégien met son pull, prend ta parka. Quand le norvégien met sa parka... reste chez toi ! »</p></div>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.glesker.com/index.php?2007/04/06/270-heroes-tim-kring">
  <title>« Heroes », Tim KRING</title>
  <link>http://www.glesker.com/index.php?2007/04/06/270-heroes-tim-kring</link>
  <dc:date>2007-04-06T00:15:15+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>G.I. Jo</dc:creator>
  <dc:subject>TV</dc:subject>
  <description>Intrigué d'en entendre parler autour de moi depuis plusieurs semaines, je me suis à mon tour penché sur la question et ai découvert cette série américaine. La première saison est diffusée depuis le mois de septembre en Amérique du Nord et s'achèvera fin mai après avoir égrené sur les...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p><img src="/images/affiches/heroes_kring.png" alt="Heroes" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Intrigué d'en entendre parler autour de moi depuis plusieurs semaines, je me suis à mon tour penché sur la question et ai découvert cette série américaine. La première saison est diffusée depuis le mois de septembre en Amérique du Nord et s'achèvera fin mai après avoir égrené sur les petits écrans ses vingt-trois épisodes. La <em>boîte à cons</em> a déjà acheté les droits et diffusera la série en France à partir de la rentrée, vraisemblablement.</p>


<p>Mais quelle est donc cette série&nbsp;? Me direz-vous si vous ne la connaissez pas déjà&nbsp;; ce qui n'est pas gagné vu son succès fulgurant et la rapidité à laquelle elle se répand dans les chaumières. Hé bien il s'agit d'une série de science-fiction dans laquelle on découvre que la pression évolutive a conduit certains humains a muter et à se découvrir des pouvoirs extraordinaires faisant d'eux de véritables héros. Cela vous rappelle quelque chose&nbsp;? En effet, je dois dire que l'idée n'est pas neuve puisqu'elle a déjà été exploitée dans X-Men. Mais là s'arrête la comparaison. Car si dans X-Men les mutants se liguent entre méchants et gentils, sauvent le Monde toutes les trente secondes limite blasés et ont des tenues flashy et des pouvoirs pour le moins ostentatoires, nos héros de <em>Heroes</em> sont à un pouvoir près des monsieur- ou madame-tout-le-monde. Certains d'ailleurs sont bien en peine de leurs extraordinaires capacités et s'en déferaient parfois volontiers.</p>


<p>Ainsi, on découvre au fil des épisodes un flic de <em>LAPD</em> télépathe et dont le couple bat de l'aile, un employé japonais fan de Star Trek qui peut courber l'espace-temps et donc voyager dans le temps tout comme l'arrêter ou alors se téléporter, une pom-pom girl texanne douée du pouvoir de régénération ou encore une jeune femme de Vegas à l'alter-ego terrifiant. Et tout ça grâce à qui nous dit-on&nbsp;? Grâce aux gène mutants&nbsp;! ...<br />
J'entends déjà quelqu'un dire «&nbsp;Mais oui bien sûr. Et la marmotte...&nbsp;? ». En effet, la génétique a bon dos dans l'histoire&nbsp;; celui qui a fait un peu de biologie comprendra aisément que le jour où il arrivera à voyager dans le temps à l'aide de ses guanines n'est pas près d'arriver. Enfin bon, même si on nous prend un peu pour des bœufs, cela n'entache pas vraiment la série pour autant, mais ça fait du bien de le dire quand même&nbsp;! ;-)</p>


<p>Au fur et à mesure, le spectateur suit ces citoyens <em>extraordinaires</em> qui apprennent à maîtriser leur pouvoir et à s'en servir à bon escient... ou pas. On lève aussi petit à petit le voile sur une conspiration dont ils font l'objet&nbsp;; et l'on s'achemine au fil des épisodes vers un évènement dramatique qui clôturera la saison et qui nécessitera vraisemblablement l'intervention groupée de ces <em>heroes</em> pour être empêchée. Ainsi, une trame se dessine entre les personnages, bien qu'encore incomplète à l'épisode 18 (le 19 sera diffusé le 23/04), et l'on brûle d'impatience de connaître le dénouement de l'histoire.</p>


<p>Je pense que l'immense succès (mérité selon moi) dont jouit actuellement cette série est en premier lieu dû à ces héros qui nous ressemblent&nbsp;: bien loin des super-héros de  <em>comics</em> ils sont faillibles et doivent faire face aux tracas du quotidien. Ensuite, parce que les scénaristes ont concocté un savant dosage qui tient le spectateur en haleine&nbsp;: l'on fait régulièrement la connaissance d'une nouveau <em>heroe</em>, l'on met à jour des trahisons et des liens insoupçonnés qui maintiennent le suspense. Enfin, parce que le tout est servi par des effets spéciaux parfois assez bluffant (surtout certaines scènes de régénération et de temps suspendu).</p>


<p><em>Heroes</em> est donc une série de grande qualité qui devrait faire beaucoup de bruit lorsqu'elle sortira sur le hertzien français et que tous les ex-fans de X-Files, Caméléon et autres séries du même accabit devraient découvrir de toute urgence. J'ai déjà réussi à faire six adeptes au cours d'un trop long voyage le week-end dernier.</p>


<p>Voici deux liens vers les bandes-annonce :<br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=epkCRMiVxrc">Lien 1</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=epkCRMiVxrc">Lien 2</a></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.glesker.com/index.php?2007/03/20/269-jenfa-leo-janaek">
  <title>« Jenúfa », Leoš JANÁCEK</title>
  <link>http://www.glesker.com/index.php?2007/03/20/269-jenfa-leo-janaek</link>
  <dc:date>2007-03-20T13:33:01+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>G.I. Jo</dc:creator>
  <dc:subject>Muzikoù</dc:subject>
  <description>Opéra tchèque en trois actes de Leoš JANÁČEK (1854 - 1928).
Créé à Brno le 21 janvier 1904.


Titre original : Jeji pastorkyna ("Sa belle-fille").


Donné au théâtre Graslin à Nantes, les 2, 4, 6, 8 et 10 mars.


Acte 1
Dans un moulin de la campagne tchèque, au début du XXème,...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p><img src="/images/divers/graslin.png" alt="Graslin" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Opéra tchèque en trois actes de Leoš JANÁČEK (1854 - 1928).<br />
Créé à Brno le 21 janvier 1904.</p>


<p><strong>Titre original</strong>&nbsp;: <em>Jeji pastorkyna</em> ("Sa belle-fille").</p>


<p><em>Donné au théâtre Graslin à Nantes, les 2, 4, 6, 8 et 10 mars.</em></p>


<p><strong><em>Acte 1</em></strong><br />
<em>Dans un moulin de la campagne tchèque, au début du XXème, Jenůfa attend que Števa, son amant revienne du village. En effet, elle attend en secret un enfant de lui et espère qu'il n'ait pas été sélectionné pour la conscription&nbsp;; ceci afin qu'ils puissent rapidement se marier et sauver l'honneur. Laca, un cousin, attend également au moulin, mais lui espère que Števa sera enrôlé. En effet, il aime secrètement Jenůfa et compte sur le départ de son rival pour gagner ses faveurs.</em><br />
<em>Tiens, voilà justement les conscrits qui s'en reviennent, annonçant que Števa ne partira pas. La joie de Jenůfa est cependant de courte durée&nbsp;: son amant est ivre, il l'entraîne dans une danse brutale et la traite avec cruauté.</em><br />
<em>Interpellée par la présence de la foule, paraît Kostelnička, la sacristine qui a adopté Jenůfa enfant. Outrée par l'attitude du jeune homme, celle-ci décrète qu'il ne pourra épouser Jenůfa tant qu'il n'aura été sobre pendant un an&nbsp;; au grand désespoir de l'intéressée.</em><br />
<em>Alors que la foule se disperse, Jenůfa reste seule avec Laca qui profite de l'épreuve de Števa pour se rapprocher de sa cousine. Hélas&nbsp;! emporté par sa passion et déçu par la réaction de la jeune fille il lui lacère la joue avec son couteau sous le coup de la colère et, réalisant l'horreur de son geste, s'enfuit.</em></p>


<p><strong><em>Acte 2</em></strong><br />
<em>C'est une soirée d'hiver. Cinq mois se sont écoulés depuis l'acte 1, au cours desquels la sacristine Kostelnička a caché la grossesse de sa fille adoptive dans sa maison en prétextant un voyage. Jenůfa a d'ailleurs accouché d'un joli petit garçon il y a une semaine, envers lequel elle regorge d'une attention toute maternelle. Auprès de l'âtre, elle rêve à l'instant où elle présentera l'enfant à Števa et à leur futur union.</em><br />
<em>Alors que Jenůfa monte se coucher, Kostelnička reçoit justement le jeune homme pour le convaincre d'épouser sa fille et ainsi les sauver du déshonneur. Mais Števa reproche à la jeune fille son hideuse balafre, et mal à l'aise, annonce également qu'il s'est promis à la fille du maire.</em><br />
<em>Alors que le jeune homme quitte la maison, Kostelnička est en proie à un malaise grandissant. Paraît alors Laca venu prendre des nouvelles du retour de Jenůfa . Épuisée, la sacristine lui dévoile le secret de la grossesse et l'abandon de Števa. Laca, toujours amoureux de Jenůfa souhaite l'épouser mais avoue être réticent à l'idée d'adopter l'enfant de son rival. Entrevoyant une porte de sortie, Kostelnička prétend alors que le bébé est mort peu après sa naissance. Laca quitte alors la maison pour aller faire publier les bans.</em><br />
<em>Maintenant seule, la sacristine réalise alors la portée de son mensonge et la terrible situation dans laquelle elle vient de plonger. Acculée et déchirée entre la sauvegarde de son honneur et le bonheur de sa fille elle prend alors l'effroyable décision de supprimer l'enfant. Dans un état quasi-second, elle subtilise le bébé et sort dans le froid mordant de la nuit.</em><br />
<em>À son retour, Jenůfa est réveillée et cherche son enfant. Kostelnička lui annonce alors qu'elle est restée inconsciente quelques jours victime d'une fièvre et que son enfant est mort. Elle lui révèle également la lâcheté de Števa. Jenůfa est effondrée. Mais soudain, Laca revient, réconforte la jeune fille et lui propose de l'épouser. Touchée bien que n'éprouvant aucun sentiments envers lui, Jenůfa accepte.</em></p>


<p><strong><em>Acte 3</em></strong><br />
<em>Deux mois plus tard, c'est le jour des noces. Alors que l'on apprête la mariée, on découvre une Kostelnička ravagée, rongée par son hideux mensonge, qui n'est plus que l'ombre d'elle-même. Laca regorge d'attention pour sa promise et lui annonce l'arrivée prochaine de Števa, avec lequel il s'est réconcilié. Tiens, le voilà justement qui vient présenter ses vœux, accompagné de la fille du maire, sa future femme.</em><br />
<em>Alors qu'un groupe de jeunes filles enrubannées dansent et chantent pour fêter le bonheur des promis, un villageois arrive soudain épouvanté. Il explique qu'avec le dégel, l'on a découvert le corps d'un nourrisson noyé sous la glace du ruisseau. Jenůfa crie son désespoir lorsqu'elle reconnaît les langes de son bébé. Interloquée, la foule découvre qu'il s'agit de l'enfant secret de Jenůfa et bientôt, les soupçons du meurtre se tournent vers elle. Alors que les villageois s'apprêtent à se jeter sur la jeune mariée pour la châtier, Kostelnička sort de sa torpeur et avoue son forfait à la surprise de tous. Elle implore alors sa fille adoptive de lui pardonner. Jenůfa, pourtant remplie de douleur, comprend alors que le geste de la sacristine, bien qu'inqualifiable, était une forme d'amour gauchi envers elle&nbsp;; elle lui pardonne avant que le maire ne remette Kostelnička aux autorités.</em><br />
<em>Puis, seule avec Laca, consciente du déshonneur qui frappe sa famille, Jenůfa propose d'annuler leur mariage et de se séparer. Mais le jeune homme lui renouvelle le témoignage de son amour et lui propose un nouveau commencement...</em></p>


<p><em>Rideau</em></p>


<p>Sans connaître la pièce, le synopsis peut a priori ne pas sembler très engageant&nbsp;: un fait divers chez des paysans d'Europe centrale pourrait vite tomber dans le pathos et/ou friser avec l'ennui. Mais il n'en est rien&nbsp;:
ce 10 mars, pour la dernière, le spectacle était à la hauteur de l'œuvre et je ne m'y suis pas ennuyé une seule seconde.<br />
Bien sûr, le thème n'est pas des plus gais, mais cela ne donne que plus de force au séquences dramatiques. Par ailleurs, le spectacle est ponctué à deux reprises de quelques scènes festives aux accents folkloriques pleines de légèreté que j'ai beaucoup aimées. Le clou du spectacle étant ce passage clef de l'acte 2 au cours duquel Kostelnička prend la décision de tuer l'enfant&nbsp;: une scène d'une gravité et d'une intensité extraordinaires qui laisse béat et qui a valu à l'interprète Kathryn HARRIES des ovations interminables et pleinement méritées.<br />
Bref, c'est bien un spectacle d'une qualité exceptionnelle qui a été donné ce soir-là au théâtre Graslin. Les spectateurs ne s'y sont d'ailleurs pas trompé&nbsp;: les multiples rappels, applaudissements sans fin et acclamations rarement aussi nourries n'ont surpris personne.</p>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.glesker.com/index.php?2007/02/20/268-aqua-jean-marc-ligny">
  <title>« AQUA™ », Jean-Marc LIGNY</title>
  <link>http://www.glesker.com/index.php?2007/02/20/268-aqua-jean-marc-ligny</link>
  <dc:date>2007-02-20T10:41:30+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>G.I. Jo</dc:creator>
  <dc:subject>Libri</dc:subject>
  <description>2030. Les désordres climatiques ont entraîné l'assèchement de certaines régions du globe où les populations meurent de soif, au sens propre du terme. Aussi, lorsque des images piratées en provenance d'un satellite de prospection révèlent à Fatimata Konaté qu'une nappe d'eau gigantesque se...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p><img src="/images/livres/aqua_ligny.png" alt="Aqua_TM" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />2030. Les désordres climatiques ont entraîné l'assèchement de certaines régions du globe où les populations meurent de soif, au sens propre du terme. Aussi, lorsque des images piratées en provenance d'un satellite de prospection révèlent à Fatimata Konaté qu'une nappe d'eau gigantesque se cache à quelques centaines de mètres dans le sous-sol de son pays ravagé par la sécheresse, la présidente du Burkina-Faso reprend espoir en la survie de son peuple.<br />
En Europe, à Strasbourg, Catherine la malouine et Rudy le hollandais s'apprêtent à traverser en camion la France, le Maghreb et le Sahara pour convoyer le matériel de forage qu'une grande ONG a promise aux burkinabés.<br />
De son côté, Fuller, un multimilliardaire américain propriétaire du satellite piraté, revendique au nom de sa multinationale la propriété exclusive de cette nappe. Ressource qu'il entend bien exploiter jusqu'à la dernière goutte pour approvisionner en eau le marché américain, quitte à faire appel aux services de la CIA pour faire plier cette présidente africaine opiniâtre qui ose se dresser contre ses intérêts.</p>


<p>Voici donc planté le décor idéal pour une véritable guérilla politique et économique opposant un petit état du Sud et l'incarnation du capitalisme ultra libéral occidental. Conflit dont l'enjeu n'est rien de moins que de l'eau et, par extension, la survie de tout un peuple ignoré.</p>


<p>Jean-Marc LIGNY propose un roman d'anticipation solide, dont les rebondissements et le suspense sont capables de tenir le lecteur en haleine tout au long des quelques cinq cent pages.
L'auteur dépeint ce à quoi notre planète et notre société pourraient ressembler d'ici un quart de siècle (autant dire demain)&nbsp;; il suggère cette vision certes crue et pessimiste, mais issue d'une analyse véritablement pertinente.
Pour cela il fait appel aux thèmes "familiers" du genre&nbsp;: dérèglements climatiques violents, nouvelle organisation de la scène internationale, USA étouffant sous le poids de leurs vieux démons, montée des extrémismes religieux, crise énergétique...
Il décrit également les conséquences d'un clivage sociétal démesuré, aussi bien à l'échelle globale qu'à celle d'une ville, dans lequel les classes aisées se replient sur elles-mêmes, dans leurs bulles ou au sein de leurs réseaux, aveugles aux classes les plus basses dont l'exclusion atteint un paroxysme.
<br />
Cependant, au milieu de ce capharnaüm mondialisé, l'auteur campe des héros ordinaires combattant ce cynisme généralisé et qui redonnent espoir dans la capacité de l'Homme à se réveiller, parfois, et à se serrer les coudes malgré les obstacles pour réaliser de grands actes de solidarité sans chichis et sans gloire.<br />
Les héros nés de l'imaginaire de Jean-Marc LIGNY m'ont beaucoup plu car ils sont attachants et convaincants&nbsp;; en particulier Fatimata Konaté, la présidente burkinabée joviale et intelligente.</p>


<p>Je regrette toutefois que certains dénouements ou certains rebondissements soient parfois un peu trop faciles... Mais ce bémol est vraiment mineur en regard du reste de l'histoire et de la qualité générale de ce roman&nbsp;: c'est vraiment chercher la broutille pour mieux mettre en valeur les éloges&nbsp;! ;-)</p>


<p>AQUA™ est donc un roman<sup>[<a href="#pnote-268-1" id="rev-pnote-268-1">1</a>]</sup> que j'ai dévoré et dont le sujet m'a véritablement captivé&nbsp;: la vision d'un futur proche qui semble, de notre actuel point de vue, tellement probable, angoissant et cependant si passionnant... C'est donc une très bonne surprise, un coup de cœur en somme&nbsp;; et une histoire que je recommande naturellement à tous.</p>
<div class="footnotes"><h4>Notes</h4>
<p>[<a href="#rev-pnote-268-1" id="pnote-268-1">1</a>] Publié chez l'Atalante</p></div>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.glesker.com/index.php?2007/02/09/264-olympos-dan-simmons">
  <title>« Olympos », Dan SIMMONS</title>
  <link>http://www.glesker.com/index.php?2007/02/09/264-olympos-dan-simmons</link>
  <dc:date>2007-02-09T14:25:23+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>G.I. Jo</dc:creator>
  <dc:subject>Libri</dc:subject>
  <description>Il y a déjà un bout de temps que j'ai terminé la lecture de ce livre prêté par Tigroux et je souhaitais vraiment écrire quelques commentaires sur cette œuvre de Dan SIMMONS que je considère comme majeure dans sa bibliographie.
Pour rappel ou non, ce grand roman est composé de deux livres,...</description>
  <content:encoded><![CDATA[ <p><img src="/images/livres/olympos2.png" alt="Olympos" style="float:left; margin: 0 1em 1em 0;" />Il y a déjà un bout de temps que j'ai terminé la lecture de ce livre prêté par <a href="http://www.tigroux.net">Tigroux</a> et je souhaitais vraiment écrire quelques commentaires sur cette œuvre de Dan SIMMONS que je considère comme majeure dans sa bibliographie.<br />
Pour rappel ou non, ce grand roman est composé de deux livres, titrés «&nbsp;Ilium » ("Troie" en grec) et «&nbsp;Olympos », qui à ma connaissance se limitera à ces deux volumes.</p>


<p>Dans cette belle et grande fresque, l'on peut dire que trois récits cohabitent et s'emboîtent les uns les autres sur la trame du roman. Le premier concerne ce que j'appellerais "Les Grecs"&nbsp;; dans lequel le <em>scholiaste</em> Hockenberry — un universitaire Américain du XXème siècle spécialiste de l'œuvre d'Homère — est envoyé par les Dieux de l'Olympe en mission d'observation au cœur de la bataille de Troie. Bardé de gadgets faisant appel aux technologies quantiques fournis par sa divine protectrice, Hockenberry se téléporte çà et là dans la peau des protagonistes de la bataille et établit ses rapports auprès des Dieux en s'assurant que les événements collent parfaitement aux récits homériques. Les dieux y sont comme des gamins capricieux et libidineux qui passent leur temps à intriguer contre leurs pairs par l'entremise des pauvres humains manipulés à l'aide de leurs gadgets <em>high-tech</em>. Mais biens sûr, ces dieux ne sont que des imposteurs, ils n'ont rien à voir avec les divinités mythologiques&nbsp;: ils ne sont que les créateurs d'un <em>"remake"</em>&nbsp;; et leur mont Olympe n'est autre que le plus haut volcan du système solaire&nbsp;: <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympus_Mons">Olympus Mons</a></em> sur Mars.<br />
Parallèlement, sur les lunes de Jupiter, deux moravecs — des robots mi-machine, mi-organiques, envoyés là par les humains il y a très très longtemps — férus de littérature (l'un est admirateur de Proust et l'autre de Shakespeare) sont envoyés en mission vers Mars pour enquêter sur une activité quantique suspecte, intense et dangereuse.<br />
Le troisième récit se concentre sur un groupe d'humains "à l'ancienne", vivant de façon oisive et indolente sur une Terre dépeuplée. Assistés des <em>voynix</em>, d'inquiétants serviteurs mécaniques, ces humains ne savent rien de l'écriture et de la lecture&nbsp;: leur vie n'est remplie que de fêtes au château d'Ardis ou à Paris-Cratère&nbsp;; lieux vers lesquels ils voyagent en empruntant des systèmes de téléportation dont ils ignorent l'origine et le fonctionnement&nbsp;; aspects dont ils se fichent éperdument d'ailleurs.</p>


<p>Dans le premier tome «&nbsp;Ilium », on discerne progressivement quelques liens reliant ces trois groupes sans toutefois savoir où l'auteur les emmène et où ils vont se rencontrer. J'ai même eu des difficultés à comprendre quel était l'intérêt de l'histoire des deux moravecs Orphu d'Io et Mahnmut, qui tuent le temps du voyage en dissertant à loisir sur les œuvres de leurs écrivains fétiches — sans que pour autant cela soit désagréable&nbsp;; au contraire, ce fut peut-être même une occasion de découverte. De multiples portes et interrogations s'ouvrent ainsi dans «&nbsp;Ilium »&nbsp;; laissant champ libre à l'auteur pour les fermer dans «&nbsp;Olympos » et par la même pour donner la vision d'ensemble cohérente du système, là où tout ces morceaux épars s'assemblent pour former un tout.</p>


<p>Tout comme pour l'œuvre de Proust et de Shakespeare, la richesse des descriptions de la vie Grecque et des relations entre les héros Achéens (Hector, Hélène..) et Troyens (Odysseus, Achille...) laissent deviner que l'auteur a dû mener un travail de recherche très approfondi pour maîtriser son sujet. Et c'est d'ailleurs un point des plus intéressants&nbsp;: connaître suffisamment l<em>'Histoire</em> pour qu'à un moment donné, le basculement vers l'uchronie donne à l<em>'histoire</em> tout son crédit.</p>


<p>C'est d'ailleurs le récit des aventures "Greco-divine" mais également celle des humains "à l'ancienne" (surtout dans «&nbsp;Olympos ») qui m'ont le plus plu&nbsp;: me viennent par exemple à l'esprit les déboires d'Hockenberry aux prises avec des ennuis divins (quand il ne se retrouve pas embobiné par Hélène..), la frivolité et la grossièreté des pseudo-dieux, ces humains assistés et pétris de naïveté qui face à l'adversité se découvrent la force de se surpasser, etc.</p>


<p>Comme je le disais au début, il me semble que ce roman est actuellement à classer parmi le "Top 3" des œuvres que Dan SIMMONS a écrites de par son foisonnement de personnages, de thèmes, d'intrigues ainsi que pour son originalité&nbsp;; même si, malgré tout, les Cycles d<em>'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyp%C3%A9rion_%28roman%29">Hypérion</a></em> et d<em>'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Endymion_%28roman%29">Endymion</a></em> restent pour moi encore bien meilleurs !<br />
Je considère que ce sont donc deux livres de grande qualité dont il serait très dommage de passer à côté.</p>]]></content:encoded>
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