la brèche Non, non, vous fai­tes fausse route : il ne s’agit pas d’un acteur abonné depuis quel­ques temps aux navets (à croire qu’il les repère à 100 km à la ronde !) qui aurait décidé de se recon­ver­tir dans l’écri­ture SF, mais plu­tôt d’un auteur homo­nyme rela­ti­ve­ment éclec­ti­que sem­ble-t-il.

Vrai­sem­bla­ble­ment pas­sionné par le dénoue­ment de la deuxième guerre mon­diale, Chris­to­phe se pro­pose de nous faire décou­vrir le D-DAY sous un angle iné­dit : celui de deux hom­mes du futur, envoyés en 1944 sur les pla­ges de Nor­man­die pour revi­vre les évé­ne­ments dans le cadre d’une émis­sion de télé-réa­lité. Mais le jeu tourne court lorsqu’ils décou­vrent l’hor­reur de la bataille et, sur­tout, qu’en ayant malen­con­treu­se­ment bou­le­versé le cours de l’his­toire, le débar­que­ment se trans­forme en ter­rain d’affron­te­ment des puis­san­ces de 2060…

L’idée de départ est excel­lente et menée sans sou­cis jusqu’au final. Les actions sont vives et don­nent véri­ta­ble­ment envie de dévo­rer le bou­quin. Tou­te­fois, je reste un peu sur ma faim : j’ai l’impres­sion d’avoir sur­volé les actions ; je pense que le récit aurait lar­ge­ment mérité d’être étoffé. D’autre part, le style ne m’a pas par­ti­cu­liè­re­ment trans­cendé ; mais sans avoir lu un autre roman de Chris­to­phe LAM­BERT, je ne puis dire s’il s’agit d’un sub­til effet visant à don­ner beau­coup de fraî­cheur à l’his­toire ou de la véri­ta­ble écri­ture de l’auteur.

Cela dit, “La brè­che” est un bon diver­tis­se­ment par­fai­te­ment dis­posé à faire l’objet d’une adap­ta­tion à suc­cès au cinéma, tel que l’a été en son temps “Run­ning man” de Ste­phen KING.