Intro

La plu­part des infor­ma­tions qui figu­rent ici pro­vien­nent de ma modeste expé­rience ainsi que du site Geo­ca­ching-France[1] ; un site fran­co­phone non-offi­ciel sur le géo­ca­ching, créé par quel­ques pas­sion­nés et que je trouve, par bien des aspects, beau­coup plus intui­tif que le site offi­ciel[2].

His­to­ri­que

Cette acti­vité est née aux États-Unis en 2000, lors­que les signaux du sys­tème mili­taire amé­ri­cain de posi­tion­ne­ment par satel­lite (GPS) n’ont plus été volon­tai­re­ment dégra­dés à des fins stra­té­gi­ques.
Le jeu s’est alors sem­ble-t-il dif­fusé d’abord dans les pays Anglo-Saxons avant de s’intro­duire tout dou­ce­ment en France depuis envi­ron cinq ans. Le nom­bre de caches fran­çai­ses aug­mente actuel­le­ment cha­que semaine de façon expo­nen­tielle et appro­che les 4.000 (sur les 200.000 mon­dia­les) ; les zones les mieux pour­vues en caches étant l’Alsace, la région pari­sienne, la Pro­vence et la val­lée de la Loire.
Cela dit, même les zones den­ses en caches comme l’Alsace sont des déserts en com­pa­rai­son de cer­tai­nes régions hol­lan­dai­ses ou alle­man­des. D’ailleurs, parmi le petit nom­bre de caches que j’ai visité à ce jour, tou­tes avaient été visi­tées par des Anglais, des Néer­lan­dais ou des Alle­mands. Il existe donc une marge de pro­gres­sion cer­taine dans l’Hexa­gone !

Ins­crip­tion à Geo­ca­ching.com

Étape indis­pen­sa­ble pour avoir accès aux coor­don­nées GPS des caches et béné­fi­cier de sta­tis­ti­ques d’acti­vité. L’ins­crip­tion est gra­tuite bien qu’il existe une ver­sion payante qui per­mette aux gros joueurs d’avoir accès à d’autres options de l’inter­face du site, loin d’être indis­pen­sa­bles.
Ensuite, il est éga­le­ment con­seillé de se faire réfé­ren­cer sur le site non-offi­ciel de Géo­ca­ching-France, afin d’avoir accès à des stats en fran­çais dans une inter­face que j’estime plus intui­tive et plus sympa que celle pro­po­sée sur l’offi­ciel. Lors de ce réfé­ren­ce­ment, l’on vous deman­dera de four­nir les coor­don­nées du lieu dans lequel vous vivez. Si vous ne dis­po­sez pas de GPS, il existe une astuce. Ren­dez vous sur Goo­gle Maps et fai­tes une recher­che sur votre adresse ou du moins votre ville (en veillant bien à ce que la fenê­tre de votre navi­ga­teur soit maxi­mi­sée). Une fois que celle-ci est loca­li­sée sur la carte, entrez le code sui­vant dans la barre d’adresse et vali­dez :

javas­cript:void(prompt(”,gAp­pli­ca­tion.get­Map().get­Cen­ter()));

Une petite fenê­tre s’affi­chera com­por­tant les coor­don­nées GPS de l’endroit au for­mat déci­mal. Copiez ce résul­tat, fer­mez la petite fenê­tre et con­ver­tis­sez ces coor­don­nées au for­mat degrés/minu­tes avec un outil de con­ver­sion[3].

En chasse !

• Le maté­riel
Bien que l’idéal soit d’uti­li­ser un GPS de ran­don­née, par­fai­te­ment adapté à la pra­ti­que du géo­ca­ching, il est pos­si­ble de s’en sor­tir avec un GPS de voi­ture qui per­met d’affi­cher les coor­don­nées GPS de l’endroit et qui est sou­vent bien pra­ti­que pour se ren­dre en voi­ture dans la région où se trouve la géo­ca­che.
Le must étant bien entendu les nou­veaux GPS uni­ver­sels[4] qui mêlent à la fois car­tes rou­tiè­res et car­tes d’état-major pour la rando.
Cepen­dant, depuis près d’un an, un autre type de maté­riel tend à se répan­dre : les PDA com­mu­ni­cants. En effet, nom­breux sont les nou­veaux smart­pho­nes et PDA­pho­nes[5] qui embar­quent, en plus de la plé­thore de puces WiFi, Blue­tooth, GPRS, EDGE et 3G+, une puce GPS. Géné­ra­le­ment livrés avec un logi­ciel de navi­ga­tion rou­tière, il est sou­vent pos­si­ble d’y ins­tal­ler de peti­tes appli­ca­tions tel­les GPS-Tuner, plei­ne­ment adap­tées au géo­ca­ching.
Cela dit, si vous n’avez pas de GPS, pas de pani­que ! Il est pos­si­ble sous cer­tai­nes con­di­tions de s’en pas­ser ; cela prend peut-être un peu plus de temps en pré­pa­ra­tion, mais c’est ainsi que j’ai trouvé mes pre­miè­res caches (cf. plus bas).

• Un plug-in inté­res­sant
Geo­ca­ching.com a créé un petit plug-in très sympa qui fonc­tionne avec Goo­gle Earth. Celui-ci per­met d’affi­cher les géo­ca­ches exis­tan­tes dans le péri­mè­tre visua­lisé et de ren­voyer vers la page cor­res­pon­dante de la cache.
Pour l’uti­li­ser, com­men­cez par télé­char­ger et ins­tal­ler si vous ne l’avez pas déjà la der­nière ver­sion de Goo­gle Earth. Ensuite, iden­ti­fiez-vous sur le site Geo­ca­ching.com et allez sur la page My Account. Dans la colonne de droite, cli­quez sur Down­load Geo­ca­che brow­ser in Goo­gle Earth, puis sur Step 1 - Ground­speak License Agree­ment. Accep­tez les ter­mes de l’accord et vali­dez. Retour­nez sur My Account et recli­quez sur Down­load Geo­ca­che brow­ser in Goo­gle Earth. Lors­que le télé­char­ge­ment du fichier est ter­miné, celui-ci s’ouvre auto­ma­ti­que­ment avec Goo­gle Earth. Il vous est main­te­nant pos­si­ble de zoo­mer sur les dif­fé­ren­tes régions du globe : à inter­val­les régu­liers, le plug-in charge et affi­che les caches dis­po­ni­bles. N’oubliez pas de répon­dre affir­ma­ti­ve­ment à la ques­tion qui vous demande si vous sou­hai­tez sau­ve­gar­der ce plug-in lors­que vous quit­te­rez Goo­gle Earth la pre­mière fois après cette ins­tal­la­tion.

• Choi­sir une géo­ca­che
Selon le goût de cha­cun, la recher­che d’une géo­ca­che peut être pré­texte à une pro­me­nade de week-end, à une étape ludi­que sur la route des vacan­ces ou à une rando pen­dant son séjour. Cela dit, pour se faire la main il est sympa de par­tir à la décou­verte d’une géo­ca­che située à proxi­mité de son domi­cile, ou du moins dans un endroit que l’on con­naît bien : cela faci­lite en géné­ral les recher­ches.
Afin de sélec­tion­ner des caches à visi­ter, plu­sieurs métho­des et outils sont à dis­po­si­tion :
— Par for­mu­laire de recher­che stan­dard. Pour loca­li­ser des géo­ca­ches près d’un endroit donné, Geo­ca­ching.com pro­pose un tel outil, mal­heu­reu­se­ment bien trop amé­ri­ca­no­cen­triste : par exem­ple, pour recher­cher une cache en France, la seule option pos­si­ble est “en France”… Bien qu’il offre aussi la pos­si­bi­lité d’effec­tuer une recher­che à par­tir de coor­don­nées GPS, ce mode n’est pas très intui­tif. En revan­che, Geo­ca­ching-France est bien mieux pourvu et offre la pos­si­bi­lité d’effec­tuer une recher­che à par­tir des codes pos­taux.
Cal­cul d’une route opti­mi­sée pas­sant par les géo­ca­ches d’une zone don­née, à par­tir d’un point de départ.
— Par visua­li­sa­tion sur une carte. C’est mon mode de recher­che pré­féré car beau­coup plus intui­tif. Pour cela, il existe Goo­gle Earth accom­pa­gné de son plug-in, une carte de France dis­po­ni­ble chez Geo­ca­ching-France ou les dif­fé­ren­tes car­tes de Geo­ca­ching.com qu’elles soient “mai­son” ou pro­ve­nant de Yahoo! ou de Goo­gle Maps (acces­si­bles depuis les pages de cha­que géo­ca­che).

Vous le remar­que­rez rapi­de­ment sur cer­tai­nes de ces car­tes, les géo­ca­ches indi­quées ne sont pas tou­tes de la même cou­leur ; pour une bonne rai­son : il existe plu­sieurs types de géo­ca­ches. Je n’en ferais pas ici le détail, une page de Géo­ca­ching-France se charge d’en faire l’inven­taire. Cepen­dant, sachez qu’il existe des caches sim­ples, pour les­quel­les les coor­don­nées four­nies ren­sei­gnent la posi­tion exacte de la “boîte à tré­sor”, mais éga­le­ment des caches à éta­pes ou énig­mes dont la réso­lu­tion per­met de trou­ver les coor­don­nées exac­tes du “tré­sor” final. Il existe même des géo­ca­ches sans “tré­sor phy­si­que” à déni­cher ou d’autres con­sis­tant à se faire pho­to­gra­phier sur Inter­net via une web­cam publi­que…
Pour finir, j’ajou­te­rais que cer­tains géo­chas­seurs pri­vi­lé­gient les caches vier­ges, cel­les qui vien­nent d’être pla­cées et qui n’ont jamais été ouver­tes. Faut-il y voir une expli­ca­tion Freu­dienne ? ou bien n’est-ce sim­ple­ment que le plai­sir d’être déclaré FTF (First To Find) de la géo­ca­che ?

• Tra­vel­bugs et autres géo­coins
Parmi les babio­les que l’on peut pla­cer ou trou­ver dans les géo­ca­ches, il existe des objets sur les­quels figu­rent un numéro de série uni­que, pre­nant la forme d’une sorte de grosse médaille, les “géo­coins”, ou de pla­ques métal­li­ques que les mili­tai­res amé­ri­cains por­tent par paire autour du cou, les “tra­vel­bugs”. La des­ti­née de ces objets est de voya­ger de caches en caches. Ainsi, lorsqu’un géo­chas­seur décou­vre l’un de ces objets con­voi­tés, il le retire de la cache pour aller le pla­cer plus tard dans une autre. À cha­que pré­lè­ve­ment/dépôt de ces objets, il signale le dépla­ce­ment sur le site de Geo­ca­ching.com, lors du rap­port de visite (la log). Le pro­prié­taire du géo­coin ou du tra­vel­bug peut ainsi sui­vre en ligne le voyage de ses pro­té­gés et éven­tuel­le­ment s’assu­rer que leur “mis­sion” ou “des­ti­née” est res­pec­tée par les géo­chas­seurs. En effet, un pro­prié­taire de tra­vel­bug/géo­coin peut indi­quer sur la page dédiée à ces objets qu’ils doi­vent par exem­ple “faire le tour du monde” ou “aller à Tom­bouc­tou”, selon sa fan­tai­sie. Aux géo­chas­seurs de faire en sorte que ces vœux s’accom­plis­sent. Il existe éga­le­ment cer­tai­nes géo­ca­ches, les “Tra­vel­bug hotels”, dont le but est d’y con­cen­trer le maxi­mum de tra­vel­bugs.
Afin de savoir si une cache con­tient ou non ce genre d’objets, on peut se ren­dre sur la page dédiée à la géo­ca­che : cette infor­ma­tion y figure et ren­voie même vers les pages dédiés à ces objets numé­ro­tés. Cela dit, la fia­bi­lité de ces indi­ca­tions est par­fois hasar­deuse si quel­ques géo­chas­seurs ont oublié de signa­ler un dépla­ce­ment de tra­vel­bug/géo­coin.
Ces peti­tes babio­les s’achè­tent sur divers sites réfé­ren­cés par l’offi­ciel et font l’objet de véri­ta­bles col­lec­tions. Avant de les pla­cer dans une géo­ca­che, il est néces­saire de les “acti­ver” sur le site de Geo­ca­ching.com.

• Sur le ter­rain
Ça y est, vous voilà par­venu sur site et, GPS à la main, vous par­tez déni­cher le tré­sor tant con­voité. Avant de par­tir en chasse, il est tou­jours recom­mandé de venir équipé en con­sé­quence : la page de cha­que géo­ca­che four­nit une des­crip­tion suc­cinte de l’envi­ron­ne­ment, ren­sei­gne tou­jours sur la dif­fi­culté du par­cours et indi­que si la cache est facile à trou­ver ou pas. Quoi qu’il en soit, pour les caches situées en pleine nature, chaus­su­res appro­priées et vête­ment de pluie sont de rigueur. J’y ajou­te­rais pour ma part un stylo, une lampe de poche ainsi que des gants jeta­bles : on ne sait jamais vrai­ment où l’on va être amené à four­rer la main !
En tout état de cause, se cons­ti­tuer ne serait-ce qu’un petit “dos­sier” sur les caches que l’on sou­haite visi­ter est quasi-indis­pen­sa­ble. On y place les coor­don­nées de la cache, les éven­tuels ques­tion­nai­res s’il s’agit d’une multi-cache, un plan d’accès, quel­ques pho­tos aérien­nes ainsi que les pho­tos de l’endroit. En effet, sur la page de cha­que géo­ca­che, un album cons­ti­tué par géo­ca­cheurs et géo­chas­seurs est con­sul­ta­ble et four­nit sou­vent des ima­ges mar­quées “SPOI­LER” qui per­met­tent de loca­li­ser sans ambi­guïté la cache une fois sur le ter­rain.
Lors­que votre GPS affi­che les coor­don­nées exac­tes de la cache, vous êtes à ce que l’on appelle Ground Zero (GZ). Tou­te­fois, n’espé­rez pas tou­jours vous trou­ver à cet ins­tant, le pied posé sur la cache. Hé oui ! compte tenu de la pré­ci­sion du posi­tion­ne­ment par satel­lite, il y a fort à parier que celle-ci se situe dans un rayon de quel­ques mètres autour de vous. C’est donc le moment de faire jouer votre ima­gi­na­tion en vous posant la bonne ques­tion : « Si j’étais le géo­ca­cheur, où aurais-je placé la géo­ca­che ? ». Si vous séchez, il vous est pos­si­ble de faire appel aux pho­tos SPOI­LER pour vous aider. Inu­tile éga­le­ment de labou­rer la clai­rière : les géo­ca­ches sont rare­ment enter­rées, ou alors, à quel­ques cen­ti­mè­tres seu­le­ment de la sur­face. Non, elles sont bien plus sou­vent plan­quées dans une vieille sou­che sous des lam­beaux d’écorce ou der­rière des pier­res.
Enfin ! vous avez décou­vert le tré­sor tant attendu et vos doigts fébri­les ouvrent sans atten­dre la boîte. À l’inté­rieur, un petit mot d’accueil, quel­ques bibe­lots, peut-être un tra­vel­bug ou un géo­coin que vous ne man­que­rez pas de pren­dre avec vous (sauf s’il s’agit d’un Tra­vel­bug hotel) et un log­book (ou car­net de visite). À sa lec­ture, vous décou­vri­rez sûre­ment parmi les témoi­gna­ges de vos pré­dé­ces­seurs quel­ques acro­ny­mes et expres­sions mys­té­rieux[6] : FTF pour “First To Find”, TFTC “Thanks For The Cache”, TNLN “Took Nothing Left Nothing“… Pre­nez à votre tour un peu de temps pour y ins­crire un petit mot puis échan­ger un bibe­lot par un de ceux que vous aurez appor­tés. Il est ensuite l’heure de bien refer­mer la boîte, de la remet­tre à son exact empla­ce­ment et de bien la camou­fler.
Lors de ces opé­ra­tions de recher­ches, il est néces­saire d’être très vigi­lant pour ne pas atti­rer l’atten­tion des “géo­mol­dus”[7]. Trop de caches ont été van­da­lisé par man­que de dis­cré­tion.
De retour à la mai­son, il est temps de se con­nec­ter au site offi­ciel sur la page de la géo­ca­che visi­tée et d’éta­blir son rap­port. Cli­quez pour cela sur Log a visit. N’oubliez pas d’indi­quer si vous avez pré­levé ou déposé un tra­vel­bug/géo­coin dans la cache à cette occa­sion.

• Débu­ter sans GPS
Quoi de plus frus­trant que d’être tenté par l’aven­ture sans pou­voir y par­ti­ci­per faute de dis­po­ser du maté­riel néces­saire ?
Heu­reu­se­ment, il est quand même pos­si­ble de deve­nir géo­chas­seur sans GPS, pour peu que l’on sélec­tionne une cache qui s’y prête et que l’on pré­pare la chasse minu­tieu­se­ment. Je pren­drais pour exem­ple une géo­ca­che que j’ai visi­tée il y a quel­ques semai­nes, à la péri­phé­rie d’Angers.[8]
Outre le fait que la cache se situait à un endroit me per­met­tant un cro­chet rai­son­na­ble, j’ai d’abord sélec­tionné celle-ci car c’était une cache sim­ple. En effet, sans GPS, une multi-cache est impos­si­ble à déni­cher puis­que ce sont les dif­fé­ren­tes éta­pes de la chasse sur le ter­rain qui per­met­tent de recons­truire une coor­don­née finale. D’autre part, les car­tes de Goo­gle Earth/Maps étaient suf­fi­sam­ment pré­ci­ses dans ce sec­teur pour pou­voir visua­li­ser le ter­rain avec un maxi­mum de détails et sur­tout, que l’empla­ce­ment de la cache se trou­vait être un endroit faci­le­ment iden­ti­fia­ble une fois sur place : en l’occu­rence, à l’angle d’une haie cham­pê­tre (Si ç’avait été en pleine forêt, ç’aurait été lar­ge­ment plus dif­fi­cile !). Enfin, la page de la géo­ca­che four­nis­sait dans l’album de cache quel­ques cli­chés dont deux très inté­res­sants : une vue du pay­sage depuis l’empla­ce­ment de la géo­ca­che, ainsi qu’une photo de la bran­che morte der­rière laquelle se trou­vait la boîte à tré­sor.
Avec un tel dos­sier, il n’a pas fallu plus de trois minu­tes pour décou­vrir le tré­sor une fois sur site.
Il ne faut cepen­dant pas croire que tou­tes les caches sont aussi faci­les à déni­cher. Cela dit, cet exem­ple n’est pas un cas isolé, loin de là, à vous de potas­ser suf­fi­sam­ment votre pré­pa­ra­tion avant de par­tir à la chasse, afin d’évi­ter au mieux les décon­ve­nues.

Créa­tion de nou­vel­les caches

• Un lieu à par­ta­ger
Faire décou­vrir aux autres un lieu qui lui plaît beau­coup, c’est l’une des pre­miè­res moti­va­tions qui pousse un géo­chas­seur à deve­nir l’espace de quel­ques heu­res un géo­ca­cheur ; c’est éga­le­ment le plai­sir de la créa­tion.
La con­cep­tion d’une nou­velle cache s’entoure de quel­ques règles et recom­man­da­tions impor­tan­tes ; cette page dédiée du site Geo­ca­ching-France en réu­nit une grande par­tie. J’ajou­te­rais à ce recueil quel­ques con­seils sup­plé­men­tai­res :
— Celui-ci me sem­ble évi­dent : “Le lieu de cache pré­sente-t-il un inté­rêt quel­con­que ?”. Il n’est pas néces­saire de créer une géo­ca­che pour le sim­ple plai­sir du créa­teur : il faut éga­le­ment pen­ser à ceux qui vien­dront la visi­ter…
— Il faut veiller à ce que la den­sité en caches d’une même zone ne soit pas trop éle­vée. Les revie­wers[9] ont un barême à ce sujet : pas plus de 0,10 miles (~160 m) entre deux caches.
— Pen­ser aussi à la main­te­nance de la cache est impor­tant. En effet, si la boîte est dépla­cée, endom­ma­gée ou van­da­li­sée, il fau­dra inter­ve­nir sur site. Ce qui peut deve­nir fâcheux si vous avez plan­qué une géo­ca­che dans le désert pen­dant vos vacan­ces au Maroc ! :-) Voilà pour­quoi les revie­wers n’auto­ri­sent pas en prin­cipe la créa­tion de caches situées au-delà d’un rayon de 100 miles (~160 km) autour du domi­cile du géo­ca­cheur. Sinon, il fau­dra faire appel à un géo­chas­seur local auquel l’on deman­dera s’il accepte d’assu­rer la main­te­nance, et qu’il fau­dra signa­ler au revie­wer lors du rap­port de créa­tion de cache. Lorsqu’un géo­ca­cheur sou­haite par­ta­ger un endroit qu’il aime et con­naît bien, que con­naît-il mieux que son envi­ron­ne­ment pro­che ? — Geo­ca­ching-France indi­que sur sa page de recom­man­da­tions qu’un des objets impor­tants à inclure dans la boîte est le mot de bien­ve­nue. Il en existe quel­ques modè­les dis­po­ni­bles sur Inter­net. Pour ma part, j’uti­lise celui-ci.

• Éta­blir le rap­port de cache
Étape obli­gée pour publier une nou­velle géo­ca­che, le rap­port de cache s’effec­tue sur le site de Geo­ca­ching.com.
Avant toute ten­ta­tive de publi­ca­tion de votre pre­mière cache, véri­fiez que vous avez indi­qué sur le site offi­ciel les coor­don­nées GPS de l’endroit où vous vivez. Si vous ne l’avez pas effec­tué, ren­dez vous sur la page My Account et cli­quez à droite sur Update home coor­di­na­tes. Cette don­née per­met­tra au revie­wer de savoir à quelle dis­tance de votre domi­cile se situent les caches que vous sou­met­tez à publi­ca­tion.
Com­men­cez par vous iden­ti­fier sur le site, puis cli­quez sur Hide & Seek a Cache dans le menu. Sur la page des recher­ches, cli­quez à droite sur Fill out an online form pour accé­der au for­mu­laire de rap­port. La plu­part des infor­ma­tions deman­dées ne pré­sen­tent pas de dif­fi­cul­tés majeu­res. Pour vous aider à défi­nir la nota­tion de la dif­fi­culté de la géo­ca­che et du par­cours, il existe un outil d’aide dis­po­ni­ble sur le site offi­ciel mais que Geo­ca­ching-France a tra­duit en fran­çais. Étant donné que de nom­breux géo­chas­seurs étran­gers en visite en France ne par­lent pas la lan­gue de Molière, il est sympa de tra­duire la des­crip­tion géné­rale de la cache en anglais. Enfin, pen­sez à indi­quer au revie­wer si un autre géo­ca­cheur assu­rera la main­te­nance de la cache dans le der­nier champ, au cas où la cache se situe­rait trop loin de votre domi­cile, puis vali­dez.
La page est main­te­nant créée, mais non publiée. Il est temps main­te­nant d’ajou­ter les pre­miè­res pho­tos à l’album (dont peut-être quel­ques SPOI­LERS), d’édi­ter quel­ques attri­buts qui ren­sei­gne­ront les futurs géo­chas­seurs sur quel­ques infor­ma­tions géné­ra­les (par­king à proxi­mité, auto­risé aux chiens…) et d’ajou­ter quel­ques way­points. Les way­points per­met­tent de défi­nir les coor­don­nées GPS de quel­ques points inté­res­sants pour les géo­chas­seurs. Ils peu­vent par exem­ple indi­quer l’empla­ce­ment de plu­sieurs par­kings depuis les­quels la ran­don­née peut avoir lieu, ils sont dans ce cas des aides facul­ta­ti­ves. Cepen­dant, les way­points sont obli­ga­toi­res dans le cas des multi-caches, où cha­que étape doit faire l’objet d’un way­point. Y com­pris les coor­don­nées fina­les à résou­dre, qui loca­li­sent la cache ; dans ce cas, il fau­dra indi­quer un way­point “caché”.
Voilà, votre part de bou­lot est fait. Il ne reste plus qu’à atten­dre la déci­sion du revie­wer et les éven­tuel­les réser­ves qu’il émet­tra avant publi­ca­tion !

Con­clu­sion

Vous l’aurez bien évi­dem­ment com­pris, le géo­ca­ching va au-delà du plai­sir enfan­tin qui nous pousse à par­tir à la recher­che d’une boîte cachée et de son con­tenu. Le véri­ta­ble tré­sor dont il s’agit, c’est avant tout le plai­sir de décou­vrir de nou­veaux endroits auprès des­quels nous étions, peut-être, pas­sés sans pren­dre le temps de les admi­rer, ou bien sans savoir qu’ils exis­taient ! C’est sur­tout ça le géo­ca­ching : lâcher un peu la voi­ture, pren­dre le temps de mar­cher, de décou­vrir et d’admi­rer ; et pour­quoi pas de per­pé­tuer le mythe de la chasse au tré­sor : retrou­ver le regard émer­veillé qui était le nôtre, sur le visage d’enfants, lors­que nous ouvrons devant eux une nou­velle géo­ca­che…

Notes

[1] Geo­ca­ching-France, http://www.geo­ca­ching-france.com.

[2] Geo­ca­ching.com, http://www.geo­ca­ching.com (en anglais).

[3] Dis­po­ni­ble par exem­ple sur GPS Visua­li­zer, outil Coor­di­nate Con­ver­ter.

[4] Comme les Magel­lan Cros­so­ver, IGN Eva­deo

[5] Comme les HTC P3300, Asus P535

[6] Site réper­to­riant un cer­tain nom­bre de locu­tions pro­pres au géo­ca­ching, http://geo­lex.locus­prime.net/.

[7] Géo­mol­dus ou Mol­dus (Geo­mog­gles ou Mog­gles en anglais, en réfé­rence à Harry Pot­ter) sont ceux qui ne pra­ti­quent pas le géo­ca­ching.

[8] Voici le petit dos­sier créé pour l’occa­sion : Le_Cha­teau_a_motte_(St_Syl­vain_d_Anjou).doc

[9] Per­son­nes en charge de con­trô­ler la vali­dité et de publier les nou­vel­les géo­ca­ches sou­mi­ses à Geo­ca­ching.com par les géo­ca­cheurs.