Géocaching : la chasse au trésor dépoussiérée
Par G.I. Jo le jeudi 11 octobre 2007, 23:24 - Général - Lien permanent
La chasse au trésor n’est pas morte ! Mais désormais, au lieu de partir en galion à la recherche d’une île inconnue armé de son seul sextant et d’une carte parcheminée, c’est en tenue de randonneur et GPS à la main que le chasseur part à l’aventure.
C’est au coin de la machine à café qu’un collègue m’a récemment parlé de cette chasse d’un nouveau genre, le “Géocaching”, exploitant les nouvelles technologies que sont Internet et le positionnement par satellite. Le principe en est des plus simples : un “géocacheur” place dans un endroit présentant un intérêt évident (parc, château, côte sauvage…) une petite boîte hermétique contenant quelques menus “trésors” (figurines, jouets Kinder, portes-clef…) en plus d’un petit carnet et d’un crayon. Il retourne ensuite vite chez lui se connecter sur le site officiel du Géocaching pour publier les coordonnées GPS de la “géocache” qu’il vient de créer. Les “géochasseurs” partent ensuite à la recherche de la géocache à l’aide de ces coordonnées. Lorsqu’ils atteignent le trésor tant convoité, ils laissent trace de leur passage par un bref mot de remerciement dans le carnet ainsi qu’en échangeant un bibelot de la cagnotte par un autre qu’ils n’auront pas manqué d’apporter avec eux. Il ne leur reste plus ensuite qu’à rentrer chez eux signaler sur le site officiel leur découverte et piquer une nouvelle punaise sur la carte de France (ou du monde) transformée pour l’occasion en tableau de chasse.
Pour autant que je m’en souvienne, en tant que digne représentant de la génération des Goonies
j’ai toujours été attiré par le principe des chasses au trésor à énigmes, particulièrement en tant qu’organisateur. La dernière en date étant un rallye vélo organisé à l’occasion de la crémaillère de Libenter. C’est donc tout naturellement que je me suis trouvé dans l’instant emballé par ce concept qui n’est pas nouveau ; il y a d’ailleurs peut-être à parier que vous le connaissez déjà.
Mais qu’importe, voici un tour d’horizon de cette passionnante activité…
Intro
La plupart des informations qui figurent ici proviennent de ma modeste expérience ainsi que du site Geocaching-France[1] ; un site francophone non-officiel sur le géocaching, créé par quelques passionnés et que je trouve, par bien des aspects, beaucoup plus intuitif que le site officiel[2].
Historique
Cette activité est née aux États-Unis en 2000, lorsque les signaux du système militaire américain de positionnement par satellite (GPS) n’ont plus été volontairement dégradés à des fins stratégiques.
Le jeu s’est alors semble-t-il diffusé d’abord dans les pays Anglo-Saxons avant de s’introduire tout doucement en France depuis environ cinq ans. Le nombre de caches françaises augmente actuellement chaque semaine de façon exponentielle et approche les 4.000 (sur les 200.000 mondiales) ; les zones les mieux pourvues en caches étant l’Alsace, la région parisienne, la Provence et la vallée de la Loire.
Cela dit, même les zones denses en caches comme l’Alsace sont des déserts en comparaison de certaines régions hollandaises ou allemandes. D’ailleurs, parmi le petit nombre de caches que j’ai visité à ce jour, toutes avaient été visitées par des Anglais, des Néerlandais ou des Allemands. Il existe donc une marge de progression certaine dans l’Hexagone !
Inscription à Geocaching.com
Étape indispensable pour avoir accès aux coordonnées GPS des caches et bénéficier de statistiques d’activité. L’inscription est gratuite bien qu’il existe une version payante qui permette aux gros joueurs d’avoir accès à d’autres options de l’interface du site, loin d’être indispensables.
Ensuite, il est également conseillé de se faire référencer sur le site non-officiel de Géocaching-France, afin d’avoir accès à des stats en français dans une interface que j’estime plus intuitive et plus sympa que celle proposée sur l’officiel. Lors de ce référencement, l’on vous demandera de fournir les coordonnées du lieu dans lequel vous vivez. Si vous ne disposez pas de GPS, il existe une astuce. Rendez vous sur Google Maps et faites une recherche sur votre adresse ou du moins votre ville (en veillant bien à ce que la fenêtre de votre navigateur soit maximisée). Une fois que celle-ci est localisée sur la carte, entrez le code suivant dans la barre d’adresse et validez :
javascript:void(prompt(”,gApplication.getMap().getCenter()));
Une petite fenêtre s’affichera comportant les coordonnées GPS de l’endroit au format décimal. Copiez ce résultat, fermez la petite fenêtre et convertissez ces coordonnées au format degrés/minutes avec un outil de conversion[3].
En chasse !
• Le matériel
Bien que l’idéal soit d’utiliser un GPS de randonnée, parfaitement adapté à la pratique du géocaching, il est possible de s’en sortir avec un GPS de voiture qui permet d’afficher les coordonnées GPS de l’endroit et qui est souvent bien pratique pour se rendre en voiture dans la région où se trouve la géocache.
Le must étant bien entendu les nouveaux GPS universels[4] qui mêlent à la fois cartes routières et cartes d’état-major pour la rando.
Cependant, depuis près d’un an, un autre type de matériel tend à se répandre : les PDA communicants. En effet, nombreux sont les nouveaux smartphones et PDAphones[5] qui embarquent, en plus de la pléthore de puces WiFi, Bluetooth, GPRS, EDGE et 3G+, une puce GPS. Généralement livrés avec un logiciel de navigation routière, il est souvent possible d’y installer de petites applications telles GPS-Tuner, pleinement adaptées au géocaching.
Cela dit, si vous n’avez pas de GPS, pas de panique ! Il est possible sous certaines conditions de s’en passer ; cela prend peut-être un peu plus de temps en préparation, mais c’est ainsi que j’ai trouvé mes premières caches (cf. plus bas).
• Un plug-in intéressant
Geocaching.com a créé un petit plug-in très sympa qui fonctionne avec Google Earth. Celui-ci permet d’afficher les géocaches existantes dans le périmètre visualisé et de renvoyer vers la page correspondante de la cache.
Pour l’utiliser, commencez par télécharger et installer si vous ne l’avez pas déjà la dernière version de Google Earth. Ensuite, identifiez-vous sur le site Geocaching.com et allez sur la page My Account. Dans la colonne de droite, cliquez sur Download Geocache browser in Google Earth, puis sur Step 1 - Groundspeak License Agreement. Acceptez les termes de l’accord et validez. Retournez sur My Account et recliquez sur Download Geocache browser in Google Earth. Lorsque le téléchargement du fichier est terminé, celui-ci s’ouvre automatiquement avec Google Earth. Il vous est maintenant possible de zoomer sur les différentes régions du globe : à intervalles réguliers, le plug-in charge et affiche les caches disponibles. N’oubliez pas de répondre affirmativement à la question qui vous demande si vous souhaitez sauvegarder ce plug-in lorsque vous quitterez Google Earth la première fois après cette installation.
• Choisir une géocache
Selon le goût de chacun, la recherche d’une géocache peut être prétexte à une promenade de week-end, à une étape ludique sur la route des vacances ou à une rando pendant son séjour. Cela dit, pour se faire la main il est sympa de partir à la découverte d’une géocache située à proximité de son domicile, ou du moins dans un endroit que l’on connaît bien : cela facilite en général les recherches.
Afin de sélectionner des caches à visiter, plusieurs méthodes et outils sont à disposition :
— Par formulaire de recherche standard. Pour localiser des géocaches près d’un endroit donné, Geocaching.com propose un tel outil, malheureusement bien trop américanocentriste : par exemple, pour rechercher une cache en France, la seule option possible est “en France”… Bien qu’il offre aussi la possibilité d’effectuer une recherche à partir de coordonnées GPS, ce mode n’est pas très intuitif. En revanche, Geocaching-France est bien mieux pourvu et offre la possibilité d’effectuer une recherche à partir des codes postaux.
— Calcul d’une route optimisée passant par les géocaches d’une zone donnée, à partir d’un point de départ.
— Par visualisation sur une carte. C’est mon mode de recherche préféré car beaucoup plus intuitif. Pour cela, il existe Google Earth accompagné de son plug-in, une carte de France disponible chez Geocaching-France ou les différentes cartes de Geocaching.com qu’elles soient “maison” ou provenant de Yahoo! ou de Google Maps (accessibles depuis les pages de chaque géocache).
Vous le remarquerez rapidement sur certaines de ces cartes, les géocaches indiquées ne sont pas toutes de la même couleur ; pour une bonne raison : il existe plusieurs types de géocaches. Je n’en ferais pas ici le détail, une page de Géocaching-France se charge d’en faire l’inventaire. Cependant, sachez qu’il existe des caches simples, pour lesquelles les coordonnées fournies renseignent la position exacte de la “boîte à trésor”, mais également des caches à étapes ou énigmes dont la résolution permet de trouver les coordonnées exactes du “trésor” final. Il existe même des géocaches sans “trésor physique” à dénicher ou d’autres consistant à se faire photographier sur Internet via une webcam publique…
Pour finir, j’ajouterais que certains géochasseurs privilégient les caches vierges, celles qui viennent d’être placées et qui n’ont jamais été ouvertes. Faut-il y voir une explication Freudienne ? ou bien n’est-ce simplement que le plaisir d’être déclaré FTF (First To Find) de la géocache ?
• Travelbugs et autres géocoins
Parmi les babioles que l’on peut placer ou trouver dans les géocaches, il existe des objets sur lesquels figurent un numéro de série unique, prenant la forme d’une sorte de grosse médaille, les “géocoins”, ou de plaques métalliques que les militaires américains portent par paire autour du cou, les “travelbugs”. La destinée de ces objets est de voyager de caches en caches. Ainsi, lorsqu’un géochasseur découvre l’un de ces objets convoités, il le retire de la cache pour aller le placer plus tard dans une autre. À chaque prélèvement/dépôt de ces objets, il signale le déplacement sur le site de Geocaching.com, lors du rapport de visite (la log). Le propriétaire du géocoin ou du travelbug peut ainsi suivre en ligne le voyage de ses protégés et éventuellement s’assurer que leur “mission” ou “destinée” est respectée par les géochasseurs. En effet, un propriétaire de travelbug/géocoin peut indiquer sur la page dédiée à ces objets qu’ils doivent par exemple “faire le tour du monde” ou “aller à Tombouctou”, selon sa fantaisie. Aux géochasseurs de faire en sorte que ces vœux s’accomplissent. Il existe également certaines géocaches, les “Travelbug hotels”, dont le but est d’y concentrer le maximum de travelbugs.
Afin de savoir si une cache contient ou non ce genre d’objets, on peut se rendre sur la page dédiée à la géocache : cette information y figure et renvoie même vers les pages dédiés à ces objets numérotés. Cela dit, la fiabilité de ces indications est parfois hasardeuse si quelques géochasseurs ont oublié de signaler un déplacement de travelbug/géocoin.
Ces petites babioles s’achètent sur divers sites référencés par l’officiel et font l’objet de véritables collections. Avant de les placer dans une géocache, il est nécessaire de les “activer” sur le site de Geocaching.com.
• Sur le terrain
Ça y est, vous voilà parvenu sur site et, GPS à la main, vous partez dénicher le trésor tant convoité. Avant de partir en chasse, il est toujours recommandé de venir équipé en conséquence : la page de chaque géocache fournit une description succinte de l’environnement, renseigne toujours sur la difficulté du parcours et indique si la cache est facile à trouver ou pas. Quoi qu’il en soit, pour les caches situées en pleine nature, chaussures appropriées et vêtement de pluie sont de rigueur. J’y ajouterais pour ma part un stylo, une lampe de poche ainsi que des gants jetables : on ne sait jamais vraiment où l’on va être amené à fourrer la main !
En tout état de cause, se constituer ne serait-ce qu’un petit “dossier” sur les caches que l’on souhaite visiter est quasi-indispensable. On y place les coordonnées de la cache, les éventuels questionnaires s’il s’agit d’une multi-cache, un plan d’accès, quelques photos aériennes ainsi que les photos de l’endroit. En effet, sur la page de chaque géocache, un album constitué par géocacheurs et géochasseurs est consultable et fournit souvent des images marquées “SPOILER” qui permettent de localiser sans ambiguïté la cache une fois sur le terrain.
Lorsque votre GPS affiche les coordonnées exactes de la cache, vous êtes à ce que l’on appelle Ground Zero (GZ). Toutefois, n’espérez pas toujours vous trouver à cet instant, le pied posé sur la cache. Hé oui ! compte tenu de la précision du positionnement par satellite, il y a fort à parier que celle-ci se situe dans un rayon de quelques mètres autour de vous. C’est donc le moment de faire jouer votre imagination en vous posant la bonne question : « Si j’étais le géocacheur, où aurais-je placé la géocache ? ». Si vous séchez, il vous est possible de faire appel aux photos SPOILER pour vous aider. Inutile également de labourer la clairière : les géocaches sont rarement enterrées, ou alors, à quelques centimètres seulement de la surface. Non, elles sont bien plus souvent planquées dans une vieille souche sous des lambeaux d’écorce ou derrière des pierres.
Enfin ! vous avez découvert le trésor tant attendu et vos doigts fébriles ouvrent sans attendre la boîte. À l’intérieur, un petit mot d’accueil, quelques bibelots, peut-être un travelbug ou un géocoin que vous ne manquerez pas de prendre avec vous (sauf s’il s’agit d’un Travelbug hotel) et un logbook (ou carnet de visite). À sa lecture, vous découvrirez sûrement parmi les témoignages de vos prédécesseurs quelques acronymes et expressions mystérieux[6] : FTF pour “First To Find”, TFTC “Thanks For The Cache”, TNLN “Took Nothing Left Nothing“… Prenez à votre tour un peu de temps pour y inscrire un petit mot puis échanger un bibelot par un de ceux que vous aurez apportés. Il est ensuite l’heure de bien refermer la boîte, de la remettre à son exact emplacement et de bien la camoufler.
Lors de ces opérations de recherches, il est nécessaire d’être très vigilant pour ne pas attirer l’attention des “géomoldus”[7]. Trop de caches ont été vandalisé par manque de discrétion.
De retour à la maison, il est temps de se connecter au site officiel sur la page de la géocache visitée et d’établir son rapport. Cliquez pour cela sur Log a visit. N’oubliez pas d’indiquer si vous avez prélevé ou déposé un travelbug/géocoin dans la cache à cette occasion.
• Débuter sans GPS
Quoi de plus frustrant que d’être tenté par l’aventure sans pouvoir y participer faute de disposer du matériel nécessaire ?
Heureusement, il est quand même possible de devenir géochasseur sans GPS, pour peu que l’on sélectionne une cache qui s’y prête et que l’on prépare la chasse minutieusement. Je prendrais pour exemple une géocache que j’ai visitée il y a quelques semaines, à la périphérie d’Angers.[8]
Outre le fait que la cache se situait à un endroit me permettant un crochet raisonnable, j’ai d’abord sélectionné celle-ci car c’était une cache simple. En effet, sans GPS, une multi-cache est impossible à dénicher puisque ce sont les différentes étapes de la chasse sur le terrain qui permettent de reconstruire une coordonnée finale. D’autre part, les cartes de Google Earth/Maps étaient suffisamment précises dans ce secteur pour pouvoir visualiser le terrain avec un maximum de détails et surtout, que l’emplacement de la cache se trouvait être un endroit facilement identifiable une fois sur place : en l’occurence, à l’angle d’une haie champêtre (Si ç’avait été en pleine forêt, ç’aurait été largement plus difficile !). Enfin, la page de la géocache fournissait dans l’album de cache quelques clichés dont deux très intéressants : une vue du paysage depuis l’emplacement de la géocache, ainsi qu’une photo de la branche morte derrière laquelle se trouvait la boîte à trésor.
Avec un tel dossier, il n’a pas fallu plus de trois minutes pour découvrir le trésor une fois sur site.
Il ne faut cependant pas croire que toutes les caches sont aussi faciles à dénicher. Cela dit, cet exemple n’est pas un cas isolé, loin de là, à vous de potasser suffisamment votre préparation avant de partir à la chasse, afin d’éviter au mieux les déconvenues.
Création de nouvelles caches
• Un lieu à partager
Faire découvrir aux autres un lieu qui lui plaît beaucoup, c’est l’une des premières motivations qui pousse un géochasseur à devenir l’espace de quelques heures un géocacheur ; c’est également le plaisir de la création.
La conception d’une nouvelle cache s’entoure de quelques règles et recommandations importantes ; cette page dédiée du site Geocaching-France en réunit une grande partie. J’ajouterais à ce recueil quelques conseils supplémentaires :
— Celui-ci me semble évident : “Le lieu de cache présente-t-il un intérêt quelconque ?”. Il n’est pas nécessaire de créer une géocache pour le simple plaisir du créateur : il faut également penser à ceux qui viendront la visiter…
— Il faut veiller à ce que la densité en caches d’une même zone ne soit pas trop élevée. Les reviewers[9] ont un barême à ce sujet : pas plus de 0,10 miles (~160 m) entre deux caches.
— Penser aussi à la maintenance de la cache est important. En effet, si la boîte est déplacée, endommagée ou vandalisée, il faudra intervenir sur site. Ce qui peut devenir fâcheux si vous avez planqué une géocache dans le désert pendant vos vacances au Maroc !
Voilà pourquoi les reviewers n’autorisent pas en principe la création de caches situées au-delà d’un rayon de 100 miles (~160 km) autour du domicile du géocacheur. Sinon, il faudra faire appel à un géochasseur local auquel l’on demandera s’il accepte d’assurer la maintenance, et qu’il faudra signaler au reviewer lors du rapport de création de cache. Lorsqu’un géocacheur souhaite partager un endroit qu’il aime et connaît bien, que connaît-il mieux que son environnement proche ?
— Geocaching-France indique sur sa page de recommandations qu’un des objets importants à inclure dans la boîte est le mot de bienvenue. Il en existe quelques modèles disponibles sur Internet. Pour ma part, j’utilise celui-ci.
• Établir le rapport de cache
Étape obligée pour publier une nouvelle géocache, le rapport de cache s’effectue sur le site de Geocaching.com.
Avant toute tentative de publication de votre première cache, vérifiez que vous avez indiqué sur le site officiel les coordonnées GPS de l’endroit où vous vivez. Si vous ne l’avez pas effectué, rendez vous sur la page My Account et cliquez à droite sur Update home coordinates. Cette donnée permettra au reviewer de savoir à quelle distance de votre domicile se situent les caches que vous soumettez à publication.
Commencez par vous identifier sur le site, puis cliquez sur Hide & Seek a Cache dans le menu. Sur la page des recherches, cliquez à droite sur Fill out an online form pour accéder au formulaire de rapport. La plupart des informations demandées ne présentent pas de difficultés majeures. Pour vous aider à définir la notation de la difficulté de la géocache et du parcours, il existe un outil d’aide disponible sur le site officiel mais que Geocaching-France a traduit en français. Étant donné que de nombreux géochasseurs étrangers en visite en France ne parlent pas la langue de Molière, il est sympa de traduire la description générale de la cache en anglais. Enfin, pensez à indiquer au reviewer si un autre géocacheur assurera la maintenance de la cache dans le dernier champ, au cas où la cache se situerait trop loin de votre domicile, puis validez.
La page est maintenant créée, mais non publiée. Il est temps maintenant d’ajouter les premières photos à l’album (dont peut-être quelques SPOILERS), d’éditer quelques attributs qui renseigneront les futurs géochasseurs sur quelques informations générales (parking à proximité, autorisé aux chiens…) et d’ajouter quelques waypoints. Les waypoints permettent de définir les coordonnées GPS de quelques points intéressants pour les géochasseurs. Ils peuvent par exemple indiquer l’emplacement de plusieurs parkings depuis lesquels la randonnée peut avoir lieu, ils sont dans ce cas des aides facultatives. Cependant, les waypoints sont obligatoires dans le cas des multi-caches, où chaque étape doit faire l’objet d’un waypoint. Y compris les coordonnées finales à résoudre, qui localisent la cache ; dans ce cas, il faudra indiquer un waypoint “caché”.
Voilà, votre part de boulot est fait. Il ne reste plus qu’à attendre la décision du reviewer et les éventuelles réserves qu’il émettra avant publication !
Conclusion
Vous l’aurez bien évidemment compris, le géocaching va au-delà du plaisir enfantin qui nous pousse à partir à la recherche d’une boîte cachée et de son contenu. Le véritable trésor dont il s’agit, c’est avant tout le plaisir de découvrir de nouveaux endroits auprès desquels nous étions, peut-être, passés sans prendre le temps de les admirer, ou bien sans savoir qu’ils existaient ! C’est surtout ça le géocaching : lâcher un peu la voiture, prendre le temps de marcher, de découvrir et d’admirer ; et pourquoi pas de perpétuer le mythe de la chasse au trésor : retrouver le regard émerveillé qui était le nôtre, sur le visage d’enfants, lorsque nous ouvrons devant eux une nouvelle géocache…
Notes
[1] Geocaching-France, http://www.geocaching-france.com.
[2] Geocaching.com, http://www.geocaching.com (en anglais).
[3] Disponible par exemple sur GPS Visualizer, outil Coordinate Converter.
[4] Comme les Magellan Crossover, IGN Evadeo…
[5] Comme les HTC P3300, Asus P535…
[6] Site répertoriant un certain nombre de locutions propres au géocaching, http://geolex.locusprime.net/.
[7] Géomoldus ou Moldus (Geomoggles ou Moggles en anglais, en référence à Harry Potter) sont ceux qui ne pratiquent pas le géocaching.
[8] Voici le petit dossier créé pour l’occasion : Le_Chateau_a_motte_(St_Sylvain_d_Anjou).doc
[9] Personnes en charge de contrôler la validité et de publier les nouvelles géocaches soumises à Geocaching.com par les géocacheurs.