« Heroes », Tim KRING
Par G.I. Jo le vendredi 6 avril 2007, 00:15 - TV - Lien permanent
Intrigué d’en entendre parler autour de moi depuis plusieurs semaines, je me suis à mon tour penché sur la question et ai découvert cette série américaine. La première saison est diffusée depuis le mois de septembre en Amérique du Nord et s’achèvera fin mai après avoir égrené sur les petits écrans ses vingt-trois épisodes. La boîte à cons a déjà acheté les droits et diffusera la série en France à partir de la rentrée, vraisemblablement.
Mais quelle est donc cette série ? Me direz-vous si vous ne la connaissez pas déjà ; ce qui n’est pas gagné vu son succès fulgurant et la rapidité à laquelle elle se répand dans les chaumières. Hé bien il s’agit d’une série de science-fiction dans laquelle on découvre que la pression évolutive a conduit certains humains a muter et à se découvrir des pouvoirs extraordinaires faisant d’eux de véritables héros. Cela vous rappelle quelque chose ? En effet, je dois dire que l’idée n’est pas neuve puisqu’elle a déjà été exploitée dans X-Men. Mais là s’arrête la comparaison. Car si dans X-Men les mutants se liguent entre méchants et gentils, sauvent le Monde toutes les trente secondes limite blasés et ont des tenues flashy et des pouvoirs pour le moins ostentatoires, nos héros de Heroes sont à un pouvoir près des monsieur- ou madame-tout-le-monde. Certains d’ailleurs sont bien en peine de leurs extraordinaires capacités et s’en déferaient parfois volontiers.
Ainsi, on découvre au fil des épisodes un flic de LAPD télépathe et dont le couple bat de l’aile, un employé japonais fan de Star Trek qui peut courber l’espace-temps et donc voyager dans le temps tout comme l’arrêter ou alors se téléporter, une pom-pom girl texanne douée du pouvoir de régénération ou encore une jeune femme de Vegas à l’alter-ego terrifiant. Et tout ça grâce à qui nous dit-on ? Grâce aux gène mutants ! …
J’entends déjà quelqu’un dire « Mais oui bien sûr. Et la marmotte… ? ». En effet, la génétique a bon dos dans l’histoire ; celui qui a fait un peu de biologie comprendra aisément que le jour où il arrivera à voyager dans le temps à l’aide de ses guanines n’est pas près d’arriver. Enfin bon, même si on nous prend un peu pour des bœufs, cela n’entache pas vraiment la série pour autant, mais ça fait du bien de le dire quand même ! 
Au fur et à mesure, le spectateur suit ces citoyens extraordinaires qui apprennent à maîtriser leur pouvoir et à s’en servir à bon escient… ou pas. On lève aussi petit à petit le voile sur une conspiration dont ils font l’objet ; et l’on s’achemine au fil des épisodes vers un évènement dramatique qui clôturera la saison et qui nécessitera vraisemblablement l’intervention groupée de ces heroes pour être empêchée. Ainsi, une trame se dessine entre les personnages, bien qu’encore incomplète à l’épisode 18 (le 19 sera diffusé le 23/04), et l’on brûle d’impatience de connaître le dénouement de l’histoire.
Je pense que l’immense succès (mérité selon moi) dont jouit actuellement cette série est en premier lieu dû à ces héros qui nous ressemblent : bien loin des super-héros de comics ils sont faillibles et doivent faire face aux tracas du quotidien. Ensuite, parce que les scénaristes ont concocté un savant dosage qui tient le spectateur en haleine : l’on fait régulièrement la connaissance d’une nouveau heroe, l’on met à jour des trahisons et des liens insoupçonnés qui maintiennent le suspense. Enfin, parce que le tout est servi par des effets spéciaux parfois assez bluffant (surtout certaines scènes de régénération et de temps suspendu).
Heroes est donc une série de grande qualité qui devrait faire beaucoup de bruit lorsqu’elle sortira sur le hertzien français et que tous les ex-fans de X-Files, Caméléon et autres séries du même accabit devraient découvrir de toute urgence. J’ai déjà réussi à faire six adeptes au cours d’un trop long voyage le week-end dernier.