Faerie_HackersPani­que sur le Royaume ! Dans cet uni­vers paral­lèle — dou­ble féé­ri­que du nôtre — de mys­té­rieux et impla­ca­bles guer­riers sèment la ter­reur et la mort. Ces évé­ne­ments trou­blants auraient-ils à voir avec l’éva­sion d’un puis­sant démon sur­ve­nue quel­ques décen­nies plus tôt ? Ou bien, seraient-ils cor­ré­lés à la récente sor­tie d’un éton­nant war­game de nou­velle géné­ra­tion édité sur la Sur­face par la société Devil’s Game ? Lil, une fey exi­lée depuis vingt ans dans notre monde, mène l’enquête à Paris, épau­lée par Lar­ta­gne, le beau et téné­breux capi­taine de la garde royale.

Cette his­toire de fées et de magie change de la fan­tasy ! Johan HÉLIOT, que j’avais pré­cé­dem­ment remar­qué avec ‘“La lune seule le sait” et sa suite “La lune n’est pas pour nous”, livre ici quel­que­chose de dif­fé­rent, d’éton­nant et déton­nant. L’his­toire fait appel à nom­bre d’ima­ges de la fan­tasy dans ce qu’elle a de plus clas­si­que, mais se mêle éga­le­ment à une enquête et à des per­son­na­ges réso­lu­ment actuels. Tout comme l’écri­ture employée.
Le rythme du récit est sou­tenu et habi­le­ment entre­coupé de pau­ses qui per­met­tent au lec­teur de mieux cadrer le con­texte ; et le sus­pense main­tenu jusqu’au bout pro­met une lec­ture hale­tante.

Pour ma part, j’ai appré­cié l’humour et le côté frais de l’his­toire — mal­gré une chute un peu trop clas­si­que à mon goût —, le per­son­nage de la fey — une jolie tête brû­lée qui n’a pas sa lan­gue dans sa poche ! — et le style éner­gi­que de l’auteur. Cette agréa­ble expé­rience me dirige main­te­nant tout natu­rel­le­ment vers le roman sui­vant “Faë­rie thril­ler” :-)