dernier_de_son_especeDuane Fitz­ge­rald coule une retraite pai­si­ble et réglée comme un métro­nome dans un vil­lage de la côte Irlan­daise. Pour­tant, cet ancien mili­taire amé­ri­cain dis­si­mule un secret que bien des armées envie­raient : lui ! C’est que, Duane n’est pas tout à fait comme vous et moi. Si l’on devait lui prê­ter des parents ima­gi­nai­res, disons qu’il serait le fils de Super Jamie et de Ter­mi­na­tor. Voici en effet quel­ques années que le héros s’est trouvé dégagé d’un pro­gramme de recher­che visant à le trans­for­mer en cyborg… avec plus ou moins de suc­cès. Or, voici que de bien curieux indi­vi­dus vien­nent de débar­quer à Din­gle…

Le Space Teu­ton a encore frappé. Voici le qua­trième livre d’Andreas ESCH­BACH que je lis et, mise à part ma légère décep­tion avec “Kwest”, voilà que cet auteur m’étonne une fois de plus[1] : cette his­toire-ci ne res­sem­ble en rien à ce qu’il a déjà fait, et c’est tant mieux ! Je suis ravi de ren­con­trer un écri­vain pourvu d’un tel talent.
Il relate ici l’his­toire d’un homme que la soli­tude pousse à dres­ser un bilan. Ana­ly­ser les méca­nis­mes qui l’ont amené à s’enga­ger dans une voie de pro­mes­ses : l’illu­sion d’accé­der à la per­fec­tion ultime.

Cette réflexion pla­cée sous le patro­nage du phi­lo­so­phe Sénè­que est pré­sen­tée d’une façon inha­bi­tuelle : comme une let­tre tou­chante, un témoi­gnage de ce surhomme emprunt de mélan­co­lie, pour la belle qu’il aime.
Une his­toire inté­res­sante.