Voici quelques brefs commentaires de mes dernières lectures en désordre auxquelles je n'ai soit ni l'envie ou soit ni le temps de consacrer un billet entier de façon individuelle.

Au cours des derniers mois, j'ai pris le temps lire ou de relire quelques classiques, ou du moins, des incontournables. Tel que L'étranger d'Albert Camus ; j'ai beaucoup aimé l'histoire tragique de cet homme un peu perdu, à l'écart de lui-même et le témoignage de la société française dans l'Algérie d'avant-guerre.
La pièce de théâtre d'Eugène Ionesco, La cantatrice chauve, est une comédie un peu loufoque, intriguante, qui ne m'a toutefois pas transcendé.
En revanche, j'ai adoré l'univers poétique créé par Boris Vian dans L'écume des jours ; un décor fantasmagorique pour une histoire très touchante abordant les thèmes universels que sont l'amour, l'amitié...
Quant au Petit prince, j'ai voulu relire ce monument pour tenter d'y percevoir les profonds messages qu'enfants, nous n'avons pas forcément captés. Mon passage favori est sans nul doute celui narrant la rencontre du petit prince avec le renard.

Côté littérature de l'Imaginaire, Ilium de Dan Simmons fut une belle surprise mêlant brillamment mythologie Grecque et "bonne" SF. Un très bon Simmons dont la suite "Olympos" vient de paraître.
La folle semence, par le britannique Anthony Burgess également auteur de "Orange mécanique", décrit une Angleterre du futur surpeuplée, et une société au bord de l'asphyxie qui fonctionne à l'envers et qui pour s'en sortir, se dévore elle-même. Une très bonne histoire empreinte du charme des sixties qui pose la question de savoir jusqu'à quel point l'Homme peut refouler ses instincts naturels.
GeMs, Paradis perdu de C. Guitteaud et I. Wenta, ou la transposition de la Belle et la Bête dans un futur où la société est partagée entre les nantis vivant sous des dômes, servis par des clones réduits en esclavage et les extradés, vivant dans les ruines à l'extérieur des cités protégées. J'admet avoir eu du mal à entrer dans le livre tant je craignais que certains passages frôlent dangereusement la mièvrerie ou le cliché facile. Toutefois, l'histoire s'étoffe au fur et à mesure des pages en prend de la profondeur.

Pour le reste de mes lectures, j'ai eu le coup de cœur pour L'arbre, une vie de David Suzuki. Un ouvrage de vulgarisation qui présente à la façon d'un roman les différentes périodes de la vie d'un sapin de Douglas dans une forêt de la côte ouest Canadienne. L'auteur, zoologiste de son état, décrit clairement l'ensemble des interactions de cet individu avec son environnement végétal et animal. Un livre parsemé de belles illustrations qui permet de mieux comprendre pourquoi les écosystèmes sont souvent très fragiles et pourquoi il est nécessaire pour notre survie future de les protéger.
J'ai beaucoup aimé également Les mauvais anges, d'Éric Jourdan, ou l'histoire tragique d'amours adolescentes dans une famille bourgeoise des années 50. Un roman puissant et émouvant que j'ai lu quasiment d'une traite.
Enfin, pour finir, voici une petite fable tibétaine de Langdün Päljor, La controverse dans le jardin aux fleurs, où un jour la rose trémière déclare qu'elle est la plus belle des fleurs et que les autres se doivent de disparaître. Une critique sur la politique chinoise mais également, un plaidoyer en faveur de la diversité et de la tolérance. Un court texte joliment écrit, et dont la traduction du tibétain rend certaines tournures toutes charmantes...