noctivoresL'histoire prend ici place, huit années après "Chromozone", le volume initiateur de la trilogie.
Les ravages du virus superpuissant marquent toujours le monde (et donc la France) morcelé entre communautés ethnico-religieuses. Ceux d'Ouessant, menés par Gemini et la charismatique Justine, se sont reconstruits. Mais point d'opulence sur l'île balayée par les vents.
Au contraire, ceux de Marseille dirigés par Khaleel le mutant, prospèrent au cœur de la grande cité musulmane du sud.

Aucun affrontement n'est prévu à l'horizon jusqu'à ce que les Bretons capturent une bien étrange prise lors d'un abordage. Il s'agit de Cendre, un mystérieux gamin élevé au rang de prophète, par une secte chrétienne dirigeant la cité de Lourdes. Cendre possède l'étonnante et bien peu naturelle capacité d'anéantir les humains infectés par le Chromozone — appelés aussi Noctivores. Dès lors, chacun va tenter de contrôler cette arme inespérée, y compris Peter Lerner, l'ex-mari de Justine, chef des Noctivores.

Le monde initié par "Chromozone" m'avait enthousiasmé par sa nouveauté ; j'attendais donc la suite avec impatience. Mais je dois avouer que celle-ci est en-dessous de mes attentes. Le récit ne me semble pas apporter d'éclaircissements francs ni quoi que ce soit de vraiment nouveau. Les actions sont de plus relativement plates, bien loin des combats hallucinés menés dans le tome précédent par Teitomo.

Bref, une petite déception. Tempérée toutefois par le fait qu'il ne s'agit que de la seconde partie de la trilogie, et qu'il se peut qu'elle ait été construite comme une transition ou un tremplin pour une apothéose finale... Enfin, je l'espère ainsi.
Réponde dans la suite : « La cité nymphale ».