Enjomineur_1793 Ce volume fait directement suite à « 1792 » et se déroule plus précisément pendant l'hiver 1793. On y retrouve bien sûr les deux protagonistes principaux ; Émile, le paysan éclairé vendéen, porteur de la dague de Mélusine, à la recherche de sa bien-aimée Perrette et qui ne sait comment remplir la mission que lui a confiée la fée au bord de l'étier. Quant à Cornuaud, possédé par l'enjomineuse noire, celui-ci profite de son poste et du chaos régnant sur Paris pour perpétrer les terribles sacrifices qu'elle exige. Pendant ce temps, l'on soulève un peu du voile qui dissimule Mithra, la mystérieuse organisation : ses ramifications, ses objectifs, etc.

Contrairement au tome précédent — dans lequel l'auteur dresse l'état des lieux et des événements en Vendée et à Nantes —, l'histoire se déroule cette fois-ci presque exclusivement dans la capitale ; une ville livrée aux mains des différentes factions révolutionnaires, ivres du sang qui coule à flot place du Carrousel. Le tableau dépeint est édifiant et toujours très bien documenté. Le récit s'en trouve ainsi toujours aussi captivant, l'auteur reste fidèle à lui-même.

Ce second volet remplit les promesses de « 1792 » et permet d'ors-et-déjà de prédire que cette trilogie sera certainement un ouvrage majeur dans la bibliographie de BORDAGE.

J'espère d'ailleurs lui faire dédicacer un volume ce week-end, étant donné qu'en qualité de président des Utopiales, l'on ne devrait pas avoir trop de mal à le croiser entre les stands de la Cité des Congrés. :-)

Pour finir, je pense que nous ne devrions pas attendre trop longtemps la suite à présent tant attendue : « 1794 ». Sur le site perso de l'auteur, celui-ci indique qu'il compte s'y mettre rapidement afin que le livre puisse être commercialisé en mai prochain !

Note ;-)
Un petit bémol toutefois : je déplore les tentatives de vendéeisation du pauvre petit Pays de Retz que mène Monsieur BORDAGE tout au long du récit. Page 392, on peut lire :

— « Je viens d'Auvergne, de la ville du Puy. Et toi ?
— Du pays de Retz, en Vendée. »

Cette erreur intentionnelle (ainsi que toutes autres) est proprement scandaleuse !
Les paydrets réclament des explications ! :-D