Dimanche 19 juin

Arrivée
L'avion s'est posé sans encombres vers 16H30 locales sur la piste de l'aéroport de Madère (mais quelle piste ![1]).
Le temps est couvert et la température (24°) largement plus acceptable qu'à Nantes (33°).
De tunnels en viaducs, la nouvelle voie express nous conduit jusqu'à l'hôtel situé dans le quartier hôtelier de l'ouest de Funchal, la capitale de l'île.

Interlude : de Madère
Madère est une île de l'Atlantique située à 660 km à l'ouest des côtes marocaines et à 1000 km de Lisbonne. Il s'agit d'un montagne volcanique pointant la tête hors de l'eau d'environ 75 km de long sur 20 km de large. Le relief est assez tourmenté : sur ce petit territoire s'élèvent des pics atteignant plus de 1800 m entrecoupés de vallées abruptes descendant vers la mer.
La côte n'est pas très accessible puisque les montagnes tombent souvent directement dans la mer, par conséquent l'île ne possède qu'une seule ridicule plage naturelle.
Ces caractéristiques font de Madère une destination rêvée pour les randonnées de toutes sortes, mais certainement pas pour les activités de plage !
Côté climat et végétation, le relief de l'île crée une barrière aux vents humides venant du nord-ouest. Il en résulte que la partie sud de l'île est très souvent ensoleillée et naturellement sèche (voire carrément désertique à la pointe est de l'île) tandis que le nord-ouest est assez humide et recouvert d'épaisses forêts aux multiples essences. Les variations climatiques y sont peu importantes tout au long de l'année, mais aussi entre le jour et la nuit (25° le jour, 20° la nuit : le rêve...).
Pour finir, l'archipel est une région autonome portugaise dont la capitale est Funchal, située sur la côte sud.

Promenade dans le centre de Funchal
FunchalÀ pied, descente vers le port en passant devant les hôtels les plus prestigieux et par le joli Parque de Santa Catarina où croit un magnifique jardin. Il faut savoir que Madère est surnommée "Le jardin flottant" pour ses nombreuses espèces végétales endémiques ou non qui fleurissent tout au long de l'année.
Au port, le sable volcanique définitivement noir crée un drôle de contraste avec la terre de l'île rouge brique. Le mur de la jetée est recouvert de petites peintures de toutes sortes : il s'agit d'une tradition qui veut que l'équipage d'un bateau laisse ici sa marque avant de se lancer dans la traversée de l'Atlantique.
L'architecture antique du centre-ville se rapproche du colonial ibérique ; et la pierre volcanique brune et poreuse utilisée pour la construction des forts et bâtiments religieux leur donne un style exotique, charmant. Derrière le Palaço de São Lourenço se trouve un jardin botanique très intéressant : il est petit, certes, mais il a dû être créé aux premiers temps de la colonisation, les arbres y sont magnifiques et gigantesques.

Lundi 20 juin

Jardim botânico
FunchalAprès avoir loué un scooter, montée jusqu'au jardin botanique de Funchal, à 3 km au nord-est du centre-ville.
Ce sont 5 hectares très bien entretenus répartis sur des terrasses accrochées sur une crête abruptes qui surplombe la ville. Aujourd'hui le temps est mi-couvert mais cela n'en est que meilleur pour apprécier la quantité incroyable de plantes provenant des quatre coins du monde qui poussent ici. Les lieux sont découpés en plusieurs parties dont un jardin de cactées et succulentes très varié, un petit jardin à la française, une palmeraie...
Jouxtant le jardin botanique se trouve le Loiro parque, une collection d'oiseaux multicolores piaillant de concert.

Des hauts de Funchal jusqu'à Porto Cruz
Porto CruzAlors que nous grimpons en scooter les montagnes recouverte d'une forêt d'eucalyptus pour rejoindre l'autre face de l'île, un brouillard venu de la mer envahi la vallée de Funchal et nous rattrape bientôt sur les hauteurs. Les routes sont bordées d'un massif continu de jolies agapanthes bleues et blanches et d'hortensias. À peine la descente vers le nord entamée qu'il se met à crachiner puis à pleuvoir. Il est midi, une petite halte dans une auberge de montagne s'impose avec dégustation d'espetadas ; il s'agit d'une longue brochette sur laquelles sont enfilés des morceaux de bœuf, mise à cuire dans une sorte de four à pain et ensuite suspendue au-dessus de la table grâce à un crochet fixé au plafond.
Il ne pleut plus mais la brume est toujours là. Descente progressive par les lacets de montagne vers Porto Cruz, sur la côte, petite cité "balnéaire" abritée à l'ombre du Penha de Àguia, une gigantesque falaise inaccessible (590 m de haut) plongeant dans la mer et abritant de nombreuses colonies d'oiseaux. Nous découvrons une fabrique de rhum où les machines qui broient la canne à sucre marchent encore à la vapeur. Petite dégustation du bolo de mel (spécialité locale, c'est une sorte de pain d'épices confectionné à base de mélasse) et d'un petit verre de rhum 30 ans d'âge, bien sûr !

De Machico aux halles de Funchal
TarmacLes autorités locales ont lancé depuis une dizaine d'années un ambitieux programme de développement routier afin de desservir l'ensemble de l'île par un réseau de voies express. Le relief ne facilitant guère ce genre d'enteprises, il s'en est suivi la construction d'une multitude de viaducs monumentaux et d'autant de tunnels transformant l'île en gruyère. Il n'empêche que cela change la vie des autochtones. Pour preuve : rallier Funchal à Porto Cruz par les routes classiques a nécessité 3 heures alors que rentrer par la voie express n'a pris que 20 minutes...
Au cours du retour, petit arrêt sur le port de Machico, là où a débuté la colonisation et passage par la voie express qui serpente sous le tarmac : impressionnant !
Les halles de Funchal sont ouvertes toutes la journée. Les petits producteurs y vendent légumes et fruits et surtout des tonnes de fleurs. Malheureusement, le marché aux poissons n'est ouvert que le matin : tant pis, demain sera un autre jour. Pour le moment, depuis que nous sommes revenus de l'autre côté de l'île, le brouillard à disparu et le soleil est revenu.

Fin de journée
Après dîner, petite promenade en scooter le long de la côte en direction de l'ouest pour atteindre Cabo Girão. Mais la nuit tombe vite et la route en lacets est longue : changement de programme et visite du petit port de Câmara de Lobos.

Mardi 21 juin

Marché aux poissons
HallesAvant que la location n'expire, petite visite au marché aux poissons des halles. On y découpe avec une sorte de courte machette le thon rouge fraîchement pêché sur des tables en marbre où les darnes côtoient de curieux poissons noirs vraisemblablement originaire des profondeurs.

Restitution du scooter et location d'une voiture pour le reste du séjour.

Cabo Girão
FunchalSur le chemin menant à l'étape de la journée, se trouve Cabo Girão que nous n'avions pu atteindre la veille au soir.
Il s'agit de la seconde falaise la plus haute du monde, dont le sommet est accessible en voiture et doté d'un belvédère époustouflant. La vue y est grandiose et les perspectives donnent presque le vertige. À plus de 600 mètres au-dessus des flots, l'on voit très nettement les fonds turquoises qui chutent vertigineusement vers les profondeurs bleues. Quelques oiseaux s'amusent dans les courants d'air ascendants générés par les vents qui remontent le long de la paroi.
Un point de vue superbe que, malheureusement, aucune des photos n'arrive à reproduire totalement.

Jusqu'à Rabaçal
Rabaçal se trouve sur le Paùl da Serra, un plateau situé à 1200 mètres d'altitude sur la moitié ouest de l'île. Pour atteindre ce plateau, il faut emprunter la seule voie qui traverse l'île du sud au nord, entre Ribeira Brava et São Vicente. Quelques dizaines de minute après une courte halte sur la plage ensoleillée de Ribeira Brava, nous roulons sur le Paùl da Serra dans une purée de pois infernale. Au milieu d'une lande d'altitude lugubre et déserte, voici le parking d'où il est possible de descendre à pied jusqu'à Rabaçal et de partir en randonnées le long des levadas.

Interlude : Madère et les levadas
La colonisation de l'île s'est naturellement effectuée sur la partie la moins pentue et la moins boisée de l'île : au sud. Malheureusement, c'est également la région de Madère où les ressources en eau sont les plus limitées. Les insulaires ont donc construit un système de drainage permettant de collecter l'eau disponible en abondance sur la face nord de l'île pour la distribuer sur la face sud. Ce système, ce sont les fameuses levadas, de petits canaux ou gouttières taillés dans la roche où faits de maçonnerie, qui serpentent à flanc de montagne dans les forêts humides, qui empruntent parfois des tunnels pour apporter l'eau nécessaires aux cultures et aux habitants de la vallée de Funchal. Chaque levada est flanquée d'un sentier ou d'un rebord suffisamment large pour permettre aux agents d'entretien de circuler et d'intervenir facilement et qui font le bonheur des randonneurs. Ce système est quasi unique au monde, ou du moins à cette échelle : il existe plusieurs centaines de kilomètres.

Les Indiana Jones du dimanche...
LevadaRabaçal se situe à 2 km en contrebas du parking, à descendre dans la vallée du Ribeira de Janela couverte de forêts subtropicales primitives.
Notre premier choix se porte sur le circuit des levadas de 25 fontes qui, selon le guide, est la plus belle et la plus longue (~ 4 heures). Il s'agit en fait d'une boucle qui permet de longer trois levadas et d'admirer deux cascades.
Le temps est mi-couvert, il ne fait pas trop chaud. Les paysages et la forêt sont absolument splendides. Les levadas parcourent parfois la paroi rocheuse à côté du vide : absolument déconseillé aux personnes sujettes au vertige et empruntent des passages sous une voûte de bruyères géantes et de fougères.
Au bout de deux heures de marche, il est possible de sortir de la "boucle" pour aller admirer une cascade. Puis nous poursuivons notre chemin sur quelques centaines de mètres avant de se retrouver dans un cul-de-sac... Bref coup d'œil à la carte : en effet, nous n'étions pas revenu sur la boucle. Nous retournons sur nos pas jusqu'à trouver l'embranchement qui permet de descendre dans la vallée pour rejoindre la seconde levada en contrebas. Le sentier est pentu et dangereux mais permet en quelques minutes d'atteindre cette levada qui ne dispose pas d'un sentier de ciculation : il n'y a que la large margelle...donnant sur le vide. Mais très vite, cette voie permet d'atteindre un pont qui enjambe la gorge et qui permet de rejoindre la troisième et dernière levada qui se présente devant nous en face du pont. Cette levada présente l'originalité d'emprunter un tunnel d'une trentaine de mètres dans la roche, c'est très joli ; mais dommage que le guide ne le mentionne pas, sinon, j'aurais mis une lampe torche dans le sac à dos !
LevadaAu sortir du tunnel, le vide est encore plus prononcé, il est nécessaire de faire attention où poser le pied. Mais bientôt, l'entrée d'un second tunnel se présente. Celui-ci doit être plus ou coudé puisque la sortie est invisible. L'hésitation nous gagne puisque nous n'avons pas de lampes ; toutefois, la margelle à l'entrée est marquée de quelques traces de pas... Nous nous engageons dans l'obscurité, à vue d'abord, éclairés par l'entrée, puis rapidement à tâtons. L'aventure n'a rien pour me rassurer mais la progression est assez rapide. La vue s'habitue progressivement à l'obscurité et je commence à distinguer une ampoule électrique qui brille un peu plus loin... Toutefois, progressivement, le doute s'installe : nous prenons deux fois la douche par des apersions en provenance de la voûte, nous ne voyons véritablement plus rien du tout et la tête d'épingle lumineuse que je prenais pour une ampoule électrique n'est en fait... que la sortie ! Le tunnel est d'une rectitude absolue. Le désespoir me gagne et le doute s'installe : ais-je lu correctement le plan de la randonnée ? Pour l'heure, exaspéré de tâtonnements, je sors l'appareil photo numérique du sac et l'allume : grâce à la faible lueur de l'écran, il est à présent possible de distinguer l'endroit où l'on va poser le pied (oui, MacGyver du dimanche également...).
LevadaLa progression est maintenant un peu plus rapide et au bout de quelques minutes, la lumière s'agrandit, puis, enfin, à mon grand soulagement, nous sortons à l'air libre dans une jolie vallée boisée de résineux et d'eucalyptus. Je consulte la carte des levadas et le verdict tombe : nous nous sommes trompés, il fallait emprunter un sentier qui grimpait sur la gauche après le petit pont au lieu de suivre à droite cette levada ! Ce qui implique que nous devons reprendre le tunnel en sens inverse. Nous nous y soumettons de mauvais gré et en désespoir de cause ; mais c'est ainsi !
Plus tard, nous retrouvons le fameux sentier, qui grimpe sévèrement pour rejoindre le point de départ. Nous avons ainsi perdu au total 1h30 sur la randonnée dont 45 minutes sous terre... Après calcul sur la carte, ce tunnel faisait entre 1,5 et 2 km de long et permet et faire transiter l'eau d'une vallée à une autre... Même si cela laisse des souvenirs impérissables, je ne suis pas prêt de jouer à nouveau les Indiana Jones à six pieds sous terre ! ;-)
Comme il reste un peu de temps, il reste juste de quoi emprunter le second circuit, plus court et plus reposant, qui mène à un promontoire surplombant une cascade. La brume commence à tomber, et lors du retour la vallée disparaît de notre vue : il est temps de rejoindre la voiture.

Côte nord-ouest
MonizDepuis le Paùl da Serra, nous gagnons la côte et notamment l'extrémité ouest de l'île, la Ponta do Pargo. De retour à des altitudes plus basses, le soleil reparaît et ne tarde pas à plonger dans la mer.
La côte nord-ouest est bien différente, contrairement à la côte sud où la montagne plonge progressivement dans la mer, ici, ce ne sont que hauteurs verdoyantes et boisées qui tombent dans l'Atlantique en une succession de falaises majestueuses battue par une houle déchaînée. Une côte maginifique mais bien inhospitalière en réalité.
Le jour décline et la route nous conduit jusqu'à Porto Moniz, une petite station balnéaire. Dans l'obscurité, la tente est vite montée au milieu d'un petit champ, prête à abriter un sommeil bien mérité.

Mercredi 22 juin

De Porto Moniz à Ponta Delgada
DelgaPorto Moniz est une petite ville bien calme. Le temps est maussade, comme souvent sur la côte nord. L'unique caractéristique de cet ancien village dont le bourg est à présent écrasé par quelques hôtels assez chics, sont les piscines d'eau de mer naturelles. Il s'agit à l'origine de petits bassins naturels formés par les rochers volcaniques qui se remplissaient grâce aux vagues qui s'y fracassaient à marée haute[2]. La folie hôtelière les a à présent bétonnés (pour que les pieds fragiles ne s'abîment pas sur les rochers acérés) et transformés en mini-centre de thalasso payant.
La route qui mène à São Vicente (d'où il est ensuite possible de gagner le sud de l'île) serpentait à l'origine le long des falaises vertes et abruptes du nord ; le programme de déploiement routier l'a remplacé par une route plus sûre empruntant tunnels après tunnels. Heureusement (ou malheureusement) l'ouvrage n'est pas encore terminé et les lacets que nous empruntons à partir de Seixal révèlent une côte magnifique. À São Vicente, nous poursuivons jusqu'à Ponta Delgada. La municipalité à reconverti le port désormais inutilisé et protégé par une digue en une piscine naturelle d'eau de mer. Le site est intéressant et calme.

Farniente et chlore
Une fois de plus la rumeur est vraie : à peine sortis du tunnel de Ribeira Brava que le soleil de la partie sud nous assaille alors que quelques minutes plus tôt, au nord, le ciel était mi-couvert. À quelques kilomètres à l'ouest de Ribeira Brava, la plage(artificielle, hélas!) de Ponta do Sol est l'endroit tout indiqué pour paresser au soleil et lire un peu.
Quelques coups de soleil plus tard, nous regagnons l'hôtel à Funchal et décidons d'aller passer la fin d'après-midi dans un "Aquapark" aperçu depuis la route qui mène à l'aéroport. Glissades le long de toboggans clos sur les grosses bouées jaunes et nage tranquille dans les bassins chlorés au programme.
Pour finir la journée, quelques cartes postales rapidement noircies sur fond de coucher de soleil sur le remblai de Santa Cruz.

Jeudi 23 juin

Ponta de São Lourenço
LourencoCe matin, les grosses chaussures de rando sont de sortie pour la seconde fois. Nous gagnons l'extrémité est de l'île, qui se termine en une pointe rocailleuse, sèche et battue par les vents : la Ponta de São Lourenço. Il s'agit d'une très jolie mais périlleuse marche dans un paysage minéral abrupt aux roches coupantes, parfois le long d'à-pics venteux. Le soleil est totalement au rendez-vous, mais la crème solaire veille !
C'est splendide même si, personnellement, les escapades dans les forêts denses du nord ont ma préférence. Au terme de presque 4 heures de marche et parfois même d'escalade, nous retournons à la voiture. Je m'aperçois alors que les crampons et semelles de mes chaussures ont été découpés par les roches !

PMT à Caniçal
canicalAprès déjeuner, Praia da Praìnha s'impose. Il s'agit de la seule plage naturelle de Madère située entre le village de Caniçal et la Ponta de São Lourenço. Malheureusement, le parking semble déjà bien rempli et un bref coup d'œil en bas, sur la plage, m'informe qu'elle ne tardera pas à être saturée. Nous avisons donc une crique, un peu plus loin où il est possible d'étendre les draps de bains sur les éboulis.
Palmes chaussées et masques/tubas enfilés, nous partons barboter dans les rochers pour aller voir ce qu'ils cachent. S'il est bien connu que Madère est le paradis des randonneurs, en revanche, on n'y va pas pour la plongée. En effet, les fonds chutent rapidement et sont plutôt déserts : peu d'algues, pas de coraux et une faune à diversité réduite. Toutefois, l'eau est calme, le soleil est radieux et l'eau n'est pas si froide qu'on le prétend. Les rochers sont tapissés d'oursins-diamants aux longues épines et desquels je conserve mes distances, quelques poissons multicolores sont bien plus intéressants !

Vendredi 24 juin

Côte nord
rib_frioLes Bolos de mel de Porto da Cruz sont excellents, il faudrait en ramener quelques uns au Cormier. Nous retournons donc à la fabrique de rhum. Contrairement à lundi, aujourd'hui la côte nord est totalement ensoleillée. La fameuse Penha de Àguia n'est plus dissimulée en partie par les nuages. Nous poussons vers l'est en direction de Santana pour rencontrer quelques unes des constructions typiques de cette partie de l'île. À part ça et les superbes falaises, rien d'autre à faire dans le coin. Nous préférons monter en montagne jusqu'à Ribeira Frio. Depuis cet élevage de truites alimenté par l'eau des levadas, part une marche tranquille d'une heure dans les sous-bois jusqu'à Balcões. Le bout du parcours est à couper le souffle, au dernier moment, le chemin sort du couvert végétal et débouche subitement sur un promontoire rocheux qui domine à plus de 180° toute la vallée qui s'étend à l'est des plus hauts pics de l'île jusqu'à la mer. Absolument somptueux.

Dernière baignade
Après cette magnifique ballade nous décidons de retourner se baigner à Caniçal et d'aller larver sur les rochers. Une dernière baignade avant le retour, samedi matin.

Notes

[1] Il s'agit d'une piste internationale "sensible" puisque plus courte que la moyenne, construite comme une table à 70 mètres au-dessus de la mer, sur 180 pilotis de 3 mètres de diamètre s'enfonçant à 60 dans le sous-sol ! Un ouvrage impressionnant.

[2] Quoique le marnage à Madère soit très peu important