Les poupées russesFaute d'assister à un coucher de soleil à Madère[1], au frais, autant éviter la chaleur d'une soirée nantaise pour aller voir un bon film dans une salle climatisée.

Cette suite de "L'auberge espagnole" est à mon sens à la fois très différente et très semblable de ce film quasiment culte aujourd'hui.

Semblable sur l'humour : Xavier (Romain DURIS) tombe toujours de galères en galères qu'elles soient d'ordre sentimental ou professionnel ; et éprouve toujours autant de difficultés à les résoudre avec son lot de quiproquos et de situations comiques. Je ne me mouillerais pas trop en affirmant qu'on rit quasiment autant que dans le premier, sinon plus. On retrouve également la plupart des personnages de Barcelone : Martine l'ex, Isabelle la pétillante lesbienne belge, Wendy l'anglaise et son terrible frère William. Quant au style, on retrouve immanquablement la patte de KLAPISCH (le pipeau !).

L'histoire s'articule autour de plusieurs axes : L'accomplissement d'une lourde tâche professionnelle pour Xavier, qui l'amènera à renouer contact avec Wendy. L'histoire d'amour et le mariage de William avec une belle danseuse russe de Saint-Petersbourg. Et surtout, Xavier lancé à corps perdu à la recherche de l'âme sœur.

Les différences que j'ai précédemment évoquées concernes globalement le ton du film. Si "l'Auberge espagnole" est une histoire pleine de légèreté, j'ai trouvé la réflexion de ce film un peu plus profonde : l'analyse des soucis de ces trentenaires en est à mon avis la principale raison. Ainsi, les personnages ont changé, ils ont mûri et ont eu à faire face aux premiers revers.

Au final, j'ai beaucoup aimé cette histoire riche, se partageant entre Paris, Londres et Saint-Petersbourg - peut-être un peu longuette sur la fin - elle m'est à la fois grave et fraîche.

Notes

[1] Bientôt, les explications... ;-)