affiche En 1870, un membre d'un trio de scientifiques écossais (Joseph FIENNES) capture en Afrique centrale deux Pygmées en compagnie d'une négociante en animaux exotiques (Kristin SCOTT THOMAS).
De retour au château, nos trois savants se livrent à des expériences et mesures sur le couple afin de d'appuyer la théorie qu'ils entendent présenter à l'Académie et qui prétend que la race pygmée est le chaînon manquant entre les plus évolués des grands singes et les moins développées des races humaines (sic).

Voici donc le décor planté d'un drame, dans lequel ces pauvres sauvages sont tour à tour considérés comme des animaux de laboratoire pour satisfaire des ambitions personnelles ou comme de respectables humains quand le bon sens et la sensibilité l'emportent sur la science du XIX et sur les préceptes de la société victorienne sclérosée. Ajoutons-y une amourette menée tout en finesse, l'ensemble réhaussé par des images très belles et des paysages africains rares mais sublimes.

Au final, WARGNIER compose là un joli film bien loin, certes, des ambitions de « Indochine » (magistral), mais qui traite d'une bonne façon les dérives et erreurs de la science sur les principes évolutifs et la nécessité pour les Européens du XIX de prouver leur supériorité... On retrouve ainsi pêle-mêle des références à la théorie de la récapitulation, à l'orthogénèse, à l'eugénisme et bien sûr au racisme.

En bref, un bon film, mais certainement pas un chef d'œuvre.