Les Chroniques de Riddick Ceux qui avaient aimé Pitch Black ne seront pas forcément conquis par cette suite.
Pour mémoire, en 2000 Vin Diesel était déjà la vedette de ce petit film de science-fiction qui avait la particularité d'avoir été réalisé avec très peu de moyens. Mais cela ne l'avait pas empêché de remporter un succès honorable chez les adeptes. Enfin, il m'avait plu pour ses décors vides qui curieusement rendent le film presque intimiste.
Après m'être documenté, j'ai appris que les Chroniques de Riddick (Riddick étant le nom du personnage incarné par Vin) outre le fait d'être la suite directe de Pitch Black, est aussi le premier opus d'un tryptique tournant autour de... Riddick naturellement !
Mais malheureusement, bien que ses films ne seraient rien sans lui, c'est aussi à cause de lui qu'ils pêchent. En effet, avoir sous les yeux pendant deux heures un héros caricatural sans peur et sans reproche qui au cours de ses passe-temps se prend parfois l'envie saugrenue de sauver l'Univers ainsi que la veuve et l'orphelin... ça énerve. Mais bon, au second degré, ça passe et c'en est même marrant !

Quant au film lui-même, j'avais bien sélectionné la personne avec qui j'irais le voir : c'est-à-dire ma Dédé de Nantes également expatriée, fan inconditionnelle de tous ces "testostérone-shows" américains.
Il est vrai que cet épisode est sublime par la qualité de ses effets spéciaux et par les scènes d'actions musclées. Toutefois, l'histoire sent le déjà vu et s'éloigne un peu de l'ambiance qui m'avait tant plu dans Pitch Black. Quant aux personnages, ils sont caricaturaux mais collent parfaitement au style.
Sinon, que dire de Vin Diesel.... certes, ce n'est pas faute de le voir à l'écran : il y est tout le temps, et jamais aucun plan n'a l'outrecuidance de ne pas le mettre en valeur ! Mais cela dit, il joue quand même vachement bien la brute sexy... décérébrée. Est-ce un hasard ?