À la mi-novembre, la Loire-Atlantique a rejoint le club des départements ayant mis en libre accès sur Internet le contenu de leurs archives numérisées. Une aubaine pour les généalogistes, qu'ils soient simples amateurs ou professionnels : plus besoin de prendre rendez-vous avec les Archives, l'État-civil et les registres paroissiaux — dont certains datent du début du XVIéme — sont disponibles chez soi, à toute heure du jour et de la nuit.
L'interface proposée par le site est relativement agréable à l'usage et les fonctionnalités proposées (zoom, contraste...) quoique loin d'être exhaustives, offrent de quoi déchiffrer les actes, même si la qualité de numérisation diffère beaucoup d'un document à l'autre (notamment au niveau de la luminosité). Je regrette toutefois que l'outil n'intègre pas une fonction qui permettrait d'enregistrer sous forme d'un fichier image la sélection d'une zone de l'acte ; mais j'imagine qu'il ne s'agit pas là d'un problème technique, mais plutôt d'une histoire de droits.
Avec un tel outil à disposition, j'ai pu en l'espace de trois semaines, remonter très facilement de neuf à dix générations sur mon ascendance paydrète, c'est-à-dire, jusqu'à des personnes nées vers le milieu du XVIIIème. Pour l'heure, je me cantonne à l'État-civil introduit après la Révolution et dont les actes présentent la particularité d'être fortement formatés : le déchiffrage en est facilité et les informations à dispositions souvent plus riches que dans les actes des registres paroissiaux.
Remonter de génération en génération apporte à chaque fois son lot de nouvelles découvertes ; mais très vite, la liste d'ancêtres, arrière-arrière-cousins, témoins, etc. devient vite énorme et totalement ingérable. Il est alors nécessaire de confier l'organisation de tout cela à des logiciels spécialisés. Pour ma part, j'utilise depuis deux ans Heredis, en version 8[1]. Il dispose d'une paramétrisation intéressante et gère de façon simple l'information récoltée, effectue quelques contrôles de cohérence — en s'assurant par exemple que votre arrière-grand-tante n'a pas eu un enfant à 116 ans !
— et offre la possibilité de créer tout un éventail d'arbres généalogiques : ascendants, descendants, en roue, en 3D... La version dont je dispose permet même de créer automatiquement l'ensemble des fichiers pour publier un site internet sur sa généalogie !
Sans remonter jusqu'à Charlemagne, je publierai probablement un tel site dès que j'aurais suffisamment avancé dans ma quatrième branche. Pour l'heure, le seul document qui, je pense, n'évoluera plus, est le diagramme de répartition géographique.
Notes
[1] Une version 9 est actuellement disponible et propose de nouvelles fonctionnalités très intéressantes.
La Folle journée, l'un des plus grands festivals de musique classique d'Europe, fêtait cette année son douzième anniversaire sous l'intitulé : "L'Harmonie des Nations". Ce cru était dédié à la musique baroque au travers de douze représentants de six pays de la période 1650 à 1750. À savoir, Bach et Telemann pour l'Allemagne, Haendel et Purcell pour l'Angleterre, Couperin et Rameau pour la France, Vivaldi et Scarlatti pour l'Italie, Blasco de Nebra et Soler pour l'Espagne et Seixas et De Almeida pour le Portugal.
La sixième édition des Utopiales, festival international de science-fiction, rendait cette année hommage à un natif de la ville de Nantes : Jules Verne, à l'occasion du centenaire de son décès.




Les usagers de la routes paydrets qui montent régulièrement à Nantes ou à Saint-Nazaire seront ravis d'apprendre qu'un quatrième radar fixe vient d'être placé sur leur trajet.