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mardi 12 décembre 2006

Des archives et des aïeux

acteÀ la mi-novembre, la Loire-Atlantique a rejoint le club des départements ayant mis en libre accès sur Internet le contenu de leurs archives numérisées. Une aubaine pour les généalogistes, qu'ils soient simples amateurs ou professionnels : plus besoin de prendre rendez-vous avec les Archives, l'État-civil et les registres paroissiaux — dont certains datent du début du XVIéme — sont disponibles chez soi, à toute heure du jour et de la nuit.

L'interface proposée par le site est relativement agréable à l'usage et les fonctionnalités proposées (zoom, contraste...) quoique loin d'être exhaustives, offrent de quoi déchiffrer les actes, même si la qualité de numérisation diffère beaucoup d'un document à l'autre (notamment au niveau de la luminosité). Je regrette toutefois que l'outil n'intègre pas une fonction qui permettrait d'enregistrer sous forme d'un fichier image la sélection d'une zone de l'acte ; mais j'imagine qu'il ne s'agit pas là d'un problème technique, mais plutôt d'une histoire de droits.

Avec un tel outil à disposition, j'ai pu en l'espace de trois semaines, remonter très facilement de neuf à dix générations sur mon ascendance paydrète, c'est-à-dire, jusqu'à des personnes nées vers le milieu du XVIIIème. Pour l'heure, je me cantonne à l'État-civil introduit après la Révolution et dont les actes présentent la particularité d'être fortement formatés : le déchiffrage en est facilité et les informations à dispositions souvent plus riches que dans les actes des registres paroissiaux.

Remonter de génération en génération apporte à chaque fois son lot de nouvelles découvertes ; mais très vite, la liste d'ancêtres, arrière-arrière-cousins, témoins, etc. devient vite énorme et totalement ingérable. Il est alors nécessaire de confier l'organisation de tout cela à des logiciels spécialisés. Pour ma part, j'utilise depuis deux ans Heredis, en version 8[1]. Il dispose d'une paramétrisation intéressante et gère de façon simple l'information récoltée, effectue quelques contrôles de cohérence — en s'assurant par exemple que votre arrière-grand-tante n'a pas eu un enfant à 116 ans ! :-) — et offre la possibilité de créer tout un éventail d'arbres généalogiques : ascendants, descendants, en roue, en 3D... La version dont je dispose permet même de créer automatiquement l'ensemble des fichiers pour publier un site internet sur sa généalogie !

Sans remonter jusqu'à Charlemagne, je publierai probablement un tel site dès que j'aurais suffisamment avancé dans ma quatrième branche. Pour l'heure, le seul document qui, je pense, n'évoluera plus, est le diagramme de répartition géographique.

Notes

[1] Une version 9 est actuellement disponible et propose de nouvelles fonctionnalités très intéressantes.

lundi 30 janvier 2006

Folle journée

harmonieLa Folle journée, l'un des plus grands festivals de musique classique d'Europe, fêtait cette année son douzième anniversaire sous l'intitulé : "L'Harmonie des Nations". Ce cru était dédié à la musique baroque au travers de douze représentants de six pays de la période 1650 à 1750. À savoir, Bach et Telemann pour l'Allemagne, Haendel et Purcell pour l'Angleterre, Couperin et Rameau pour la France, Vivaldi et Scarlatti pour l'Italie, Blasco de Nebra et Soler pour l'Espagne et Seixas et De Almeida pour le Portugal.
Depuis sa fondation, la manifestation gagne en importance et, cette année, ce n'est pas moins de 250 concerts qui étaient programmés à la Cité des Congrés de Nantes, pendant cinq jours, pour ravir les oreilles de quelques 100.000 personnes. C'est donc ce dimanche-ci que la Folle journée 2006 fermait ses portes.

Les trois dernières Folle journée m'étaient passées sous le nez pour cause d'exil en Alsace. J'étais donc particulièrement enthousiaste d'y assister cette année ; et ce, d'autant plus que le festival était consacré au baroque ; faisant suite au style Renaissance : deux genres que j'apprécie beaucoup.

Lors de nos réservations de billets, nous avions tenté de concocter une programmation panachée pour le week-end (boulot oblige), en variant les compositeurs et les salles. Je dois dire que nous ne nous en sommes pas trop mal sortis !

Au programme :

  • « Didon et Énée » de Purcell, dans le grand auditorium Reine Mary (2.000 places). Considéré par beaucoup comme son chef d'œuvre.
  • Quelques pièces de Couperin pour flûte, clavecin, viole de gambe et violon ; salle la Pouplinière (120 places).
  • Des morceaux de Vivaldi et Scarlatti pour violoncelle, clavecin, théorbe et viole de gambe ; salle Infante Maria Barbara (200 places).
  • L'ensemble La Fenice pour « L'Ode d'anniversaire de la Reine Mary » et « Funérailles de la Reine Mary » de Purcell ; salle Louis XIV (800 places).
  • Quelques sonates et pièces pour clavecin de Seixas et Soler ; Salle Don Gabriel de Borbon (80 places).

Parallèlement à tous les concerts en salle étaient organisés des concerts publics dans la Grande Halle, souvent des écoles de musique, mais aussi de nombreux professionnels ; enfin, de quoi meubler agréablement les entre-concerts.

Au cours de ces cinq jours, de prestigieux et talentueux musiciens étaient donc réunis pour le bonheur de tous. Mais si pour la Folle journée de Nantes, c'est terminé pour cette année, la Folle journée de ces artistes n'est pas achevée. En effet, depuis quelques années, le concept s'est exporté. Ainsi, "L'Harmonie des Nations" sera également programmée aux Folle journée de Lisbonne, Bilbao et Tokyo.
Quant au thème de l'année prochaine, je viens d'en prendre connaissance, il s'intitule "L'Harmonie des Peuples" et couvrira la musique Européenne des années 1870 à 1950, donc probablement avec du Debussy, Stravinski, Prokofiev, etc.. J'ai hâte !

Je retiens principalement de ce week-end musical, un meilleur aperçu du baroque et la découverte de compositeurs que je connaissais peu ou pas. Ensuite, contre toute attente mais fidèlement à l'adage qui dit "garder le meilleur pour la fin", j'ai été très agréablement surpris par la prestation de Nicolau de Figueiredo sur les sonates de Seixas et Soler.
Nous avions déjà la chance d'être au premier rang, dans une toute petite salle ; mais en plus, ce musicien est fantastique : d'une vélocité et d'une virtuosité incroyables, il m'a littéralement scotché lors du Fandango de Soler.

Vivement l'année prochaine ! ;-)

dimanche 13 novembre 2005

Utopiales 2005

utopiales_2005 La sixième édition des Utopiales, festival international de science-fiction, rendait cette année hommage à un natif de la ville de Nantes : Jules Verne, à l'occasion du centenaire de son décès.

Pendant quatre jours, la SF mondiale s'est donné rendez-vous à la cité des congrès : littérature, cinéma, arts plastiques, jeux de rôles et de plateau, bande-dessinée... sous la présidence de Pierre BORDAGE.

Sur la suggestion de Tigroux, nous en avons profité pour réunir à Nantes les quelques vaillants Joïens et Joïennes qui ont affronté les affres SeuNeuCeuFiens, les snippers en embuscade qui shootent les locos, et la terrible météo de ce week-end du 11 novembre pour être présents. C'est ainsi qu'accompagné de Zelly, Droz, MAIL et Tigroux, nous pénétrons dans la grande halle de la cité des congrès.

À proximité de l'entrée sont exposées quelques sculptures animées, mécaniques, vaguement entomomorphes, qui me rappellent un peu certaines créatures mi-organiques mi-machines décrites par Johan HÉLIOT dans "La lune seule le sait" et "La lune n'est pas pour nous". Quelques images et peintures SF sont pendues aux murs et plusieurs artistes s'activent sur une fresque commune. Plus loin se dresse une estrade autour de laquelle d'attentifs spectateurs assistent à des débats aussi passionnants que ''la persistance des personnages verniens dans les œuvres post-modernes des héritiers annoncés du vernisme'...
Abritée des intarissables monologues en provenance de la scène, une exposition recrée sous la forme de maquettes certains véhicules fantastiques issus de l'œuvre de Jules VERNE ; ou encore quelques objets emblématiques de certains romans de la SF, tel l'épice de Dune, la potion du Dr Jekyll...

Mais pour l'heure, armés pour Tigroux des "Chemins de Damas" et pour ma part d'un exemplaire de "L'enjomineur", nous partons à la chasse au BORDAGE pour obtenir une précieuse dédicace. Tout à notre quête, nous en avons même semé le reste de la troupe. Sur la mezzanine, une librairie improvisée propose à la vente de la marchandise essentiellement composée d'œuvres et de BD de science-fiction, avec possibilité de faire dédicacer le livre par l'auteur. Je repère bien Michel PAGEL et Stéphane BEAUVERGER, mais point de Pierre BORDAGE à l'horizon...

Nous poursuivons les recherches au sous-sol, où, attirés par la marée humaine qui pénètre dans la salle de cinéma nous assitons à la projection de "Ashura", un film japonais en compétition, dans lequel démons et samouraïs se livrent combat. Un film à l'esthétisme intéressant, quoique vraiment longuet.
Au sortir de la projection, nos espionnes embusquées nous signalent la présence de Pierre quelques dizaines de minutes plus tôt en séance de dédicace sur la mezzanine. Ni une ni deux, nous grimpons les escaliers pour nous y rendre. Las ! Il semble que la séance est terminée depuis quelques minutes déjà. Toutefois, mon flair me dit qu'il ne doit pas être loin et je propose de descendre au bar...

Alors que nous détaillons les faciès de la foule rassemblée au milieu de l'espace enfumé, nous découvrons l'objet de notre convoitise accoudé au bar. Le sang me monte au visage ; ni l'un ni l'autre n'osons nous approcher, malgré les regards insistants de cet auteur dont j'apprécie tant l'œuvre. Pétrifiés, nous sommes trahis... que dis-je ! sauvés par nos livres en main. Pierre BORDAGE nous repère et nous fait gentillement signe de nous approcher. Deux midinettes prépubères devant leur idole de la Starac' n'auraient pas fait mieux.... ;-)

L'ouvrage dédicacé en main, n'en pouvant plus, nous rejoignons le reste du groupe dans la salle des jeux pour nous livrer à d'intéressants jeux de cartes, proposés par l'équipe du bar l'AJT.

Pour ma part, je trouve que ce salon des Utopiales est relativement réussi, bien que j'imaginais que la place faite à la littérature était plus grande et plus variée.

dimanche 22 mai 2005

Le sultan, l'éléphant et la petite géante

Ce dimanche, il est midi et nous arrivons aux alentours du nouveau palais de justice. Le but est maintenant de localiser les sites d'attraction. En effet, une particularité des spectacles de rue donnés par Royal de Luxe est qu'il n'y a jamais de programme officiel : au spectateur de déambuler, de trouver et de suivre le spectacle !

La recherche n'est pas longue, alors que nous empruntons la passerelle qui permet de traverser le bras de la Madeleine et de rejoindre l'île Gloriette, une petite foule s'est déjà attroupé sur la place pour admirer l'éléphant à voyager dans le temps, endormi. À première vue, une bonne partie de l'attraction se tiendra ici : les lieux ont été dégagés et la trottinette de la petite géante est stationnée à proximité.

Après s'être un peu renseigné auprès de gens qui en viennent, il semble que la petite géante dort actuellement place Graslin, en face de l'opéra, à 5 minutes de là. Tout une foule s'est attroupé autour d'elle. Elle a le sommeil heureux, mais agité : elle respire doucement (les concepteurs ont poussé le détail jusqu'à soulever sa poitrine à chaque respiration), bouge un peu les paupières et les membres.

Il est 15H00, le sultan quitte l'Hôtel de France accompagné de sa cour pour aller réveiller la géante. Celle-ci est assise à sa suite sur une voiture qui lui sert de carosse. Le cortège descend de la place Graslin vers la petite Hollande pour aller rejoindre l'éléphant du sultan. À proximité, la géante se lève. Les machinistes vêtus d'une livrée rouge s'agitent à ses pieds en tirant sur bouts et palans afin de la faire de mouvoir. Une coordinatrice donne les ordres à l'aide d'un mégaphone au rythme de la musique jouée par un groupe mobile, sur un char : « Jambe gauche... levée !.... posée.... Jambe droite levée !.... posée, etc. »
La foule très dense, est émerveillée.

Alors que le sultan et sa troupe grimpent à l'intérieur du pachyderme, la géante effectue quelques tours de trottinette sur la place. Puis, soudain, les barrissements de l'animal mécanique retentissent avec force : c'est le signal. Il se lève lentement sur ses énormes pattes, s'ébroue, balance sa trompe en tous sens et se met en marche.
L'éléphant quitte la place de l'île Gloriette pour emprunter le quai de la Fosse, la petite géante en trottinette à sa suite. De temps en temps, il s'arrête pour saisir quelques feuilles dans les arbres à portée de trompe.

À hauteur du pont Anne de Bretagne, le cortège traverse la Loire pour se rendre en face, sur la Prairie au Duc à la pointe ouest de l'île Beaulieu. L'éléphant ne cesse de cracher de l'eau à l'aide de sa trompe, sur la foule qui se met à sortir les parapluies. Au loin, on aperçoit la fusée qui a permis à la petite géante d'atterrir place de la cathédrale, quelques jours plus tôt. L'obus a été juché sur une sorte d'estrade, dans les anciens chantiers navals Dubigeon.

Alors que le cortège progresse lentement vers la fusée, la foule se presse et s'entasse autour des quais. Il y a un monde incroyable.

Puis, la petite géante est habillée de son bonnet de pilote, et transportée délicatement dans sa fusée. L'éléphant lui caresse délicatement le visage de sa trompe et barri doucement : les gens se taisent, l'instant est magique. Un dernier adieu de la foule qui applaudi et le couvercle de la fusée est scellé. L'éléphant effectue quelques passes magiques autour de l'engin, puis celui-ci commence à gronder et à cracher feu et fumée. L'éléphant émet un barrissment plus intense que les autres et tout cesse. La fusée est encore au sol : la foule est dubitative et attend la suite...

Les machinistes déscellent le couvercle de la fusée : la géante n'est plus à l'intérieur, elle s'en est allé, sous des tonnerres d'applaudissements.

Ce dimanche-ci, plus de 200.000 personnes sont venus dire adieu à la petite géante venu passer quelques jours dans leur ville.

Vidéos

jeudi 19 mai 2005

Que le spectacle commence !

ObusDans la nuit de mercredi à jeudi, à 0h42 minutes 36 secondes, un objet non identifié s'est scratché de plein fouet dans la Ville de Nantes.

Le point d'impact est situé à 47°13mn09s Nord et 1°33mn06s Ouest, c'est-à-dire place Saint Pierre. Une seconde on a craint le pire car cet objet a frôlé la cathédrale pour se planter au pied de celle-ci.
Il s'agit d'une fusée pilotée par une petite géante. Nos sources d'information nous indiquent qu'il est probable qu'elle sortira demain vendredi, dans la matinée...

À l'occasion du centenaire de la disparition de Jules VERNE, la ville de Nantes à commandé comme à son habitude un spectacle de rue inédit à la compagnie Royal de Luxe. Après la « Parade des géants », la « Promenade de la girafe en ville » et des « Petits contes chinois revus et corrigés par les nègres » et bien d'autres spectacles ! voici qu'ils reviennent avec « La visite du sultan des Indes sur son éléphant à voyager dans le temps ».

Quatre parades sont organisées d'ici ce week-end ; à mon avis, du grand spectacle que je préfère privilégier au dernier StarWars ! ;-)

jeudi 31 mars 2005

Dites "ouistitiiiiiiiii"

Les usagers de la routes paydrets qui montent régulièrement à Nantes ou à Saint-Nazaire seront ravis d'apprendre qu'un quatrième radar fixe vient d'être placé sur leur trajet.

Après celui du périph' ouest de Nantes entre les portes de la Chézine et de Sautron, après celui des marais de Rouans sur la route de Nantes à Paimbœuf, après celui placé le mois dernier au pied du pont de Saint-Nazaire voici donc celui du périphérique nord de Nantes entre les portes de Rennes et d'Orvault ! Du bonheur....

Pour les non-usagers du périphérique nantais, sachez que ce dernier-né vient d'être placé sur une portion du périph' bloquée par les bouchons au moins cinq heures par jour ! Ce qui ne risque pas de s'arranger puisque aux rares heures de la journée où le traffic y est fluide, les voitures vont rouler à 60km/h au lieu de 90km/h augmentant d'autant le risque de bouchons... Où est son utilité ?

D'ailleurs, pourquoi un périphérique limité à 90km/h, on se le demande !!! C'est unique en France, tous les autres sont limités à 110km/h. Enfin, comme dirait un usager que je cite : « ... le périph' c'est pas le centre ville, c'est justement fait pour rouler ! »