Opéra tchèque en trois actes de Leoš JANÁČEK (1854 - 1928).
Créé à Brno le 21 janvier 1904.
Titre original : Jeji pastorkyna (“Sa belle-fille”).
Donné au théâtre Graslin à Nantes, les 2, 4, 6, 8 et 10 mars.
Acte 1
Dans un moulin de la campagne tchèque, au début du XXème, Jenůfa attend que Števa, son amant revienne du village. En effet, elle attend en secret un enfant de lui et espère qu’il n’ait pas été sélectionné pour la conscription ; ceci afin qu’ils puissent rapidement se marier et sauver l’honneur. Laca, un cousin, attend également au moulin, mais lui espère que Števa sera enrôlé. En effet, il aime secrètement Jenůfa et compte sur le départ de son rival pour gagner ses faveurs.
Tiens, voilà justement les conscrits qui s’en reviennent, annonçant que Števa ne partira pas. La joie de Jenůfa est cependant de courte durée : son amant est ivre, il l’entraîne dans une danse brutale et la traite avec cruauté.
Interpellée par la présence de la foule, paraît Kostelnička, la sacristine qui a adopté Jenůfa enfant. Outrée par l’attitude du jeune homme, celle-ci décrète qu’il ne pourra épouser Jenůfa tant qu’il n’aura été sobre pendant un an ; au grand désespoir de l’intéressée.
Alors que la foule se disperse, Jenůfa reste seule avec Laca qui profite de l’épreuve de Števa pour se rapprocher de sa cousine. Hélas ! emporté par sa passion et déçu par la réaction de la jeune fille il lui lacère la joue avec son couteau sous le coup de la colère et, réalisant l’horreur de son geste, s’enfuit.
Acte 2
C’est une soirée d’hiver. Cinq mois se sont écoulés depuis l’acte 1, au cours desquels la sacristine Kostelnička a caché la grossesse de sa fille adoptive dans sa maison en prétextant un voyage. Jenůfa a d’ailleurs accouché d’un joli petit garçon il y a une semaine, envers lequel elle regorge d’une attention toute maternelle. Auprès de l’âtre, elle rêve à l’instant où elle présentera l’enfant à Števa et à leur futur union.
Alors que Jenůfa monte se coucher, Kostelnička reçoit justement le jeune homme pour le convaincre d’épouser sa fille et ainsi les sauver du déshonneur. Mais Števa reproche à la jeune fille son hideuse balafre, et mal à l’aise, annonce également qu’il s’est promis à la fille du maire.
Alors que le jeune homme quitte la maison, Kostelnička est en proie à un malaise grandissant. Paraît alors Laca venu prendre des nouvelles du retour de Jenůfa . Épuisée, la sacristine lui dévoile le secret de la grossesse et l’abandon de Števa. Laca, toujours amoureux de Jenůfa souhaite l’épouser mais avoue être réticent à l’idée d’adopter l’enfant de son rival. Entrevoyant une porte de sortie, Kostelnička prétend alors que le bébé est mort peu après sa naissance. Laca quitte alors la maison pour aller faire publier les bans.
Maintenant seule, la sacristine réalise alors la portée de son mensonge et la terrible situation dans laquelle elle vient de plonger. Acculée et déchirée entre la sauvegarde de son honneur et le bonheur de sa fille elle prend alors l’effroyable décision de supprimer l’enfant. Dans un état quasi-second, elle subtilise le bébé et sort dans le froid mordant de la nuit.
À son retour, Jenůfa est réveillée et cherche son enfant. Kostelnička lui annonce alors qu’elle est restée inconsciente quelques jours victime d’une fièvre et que son enfant est mort. Elle lui révèle également la lâcheté de Števa. Jenůfa est effondrée. Mais soudain, Laca revient, réconforte la jeune fille et lui propose de l’épouser. Touchée bien que n’éprouvant aucun sentiments envers lui, Jenůfa accepte.
Acte 3
Deux mois plus tard, c’est le jour des noces. Alors que l’on apprête la mariée, on découvre une Kostelnička ravagée, rongée par son hideux mensonge, qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. Laca regorge d’attention pour sa promise et lui annonce l’arrivée prochaine de Števa, avec lequel il s’est réconcilié. Tiens, le voilà justement qui vient présenter ses vœux, accompagné de la fille du maire, sa future femme.
Alors qu’un groupe de jeunes filles enrubannées dansent et chantent pour fêter le bonheur des promis, un villageois arrive soudain épouvanté. Il explique qu’avec le dégel, l’on a découvert le corps d’un nourrisson noyé sous la glace du ruisseau. Jenůfa crie son désespoir lorsqu’elle reconnaît les langes de son bébé. Interloquée, la foule découvre qu’il s’agit de l’enfant secret de Jenůfa et bientôt, les soupçons du meurtre se tournent vers elle. Alors que les villageois s’apprêtent à se jeter sur la jeune mariée pour la châtier, Kostelnička sort de sa torpeur et avoue son forfait à la surprise de tous. Elle implore alors sa fille adoptive de lui pardonner. Jenůfa, pourtant remplie de douleur, comprend alors que le geste de la sacristine, bien qu’inqualifiable, était une forme d’amour gauchi envers elle ; elle lui pardonne avant que le maire ne remette Kostelnička aux autorités.
Puis, seule avec Laca, consciente du déshonneur qui frappe sa famille, Jenůfa propose d’annuler leur mariage et de se séparer. Mais le jeune homme lui renouvelle le témoignage de son amour et lui propose un nouveau commencement…
Rideau
Sans connaître la pièce, le synopsis peut a priori ne pas sembler très engageant : un fait divers chez des paysans d’Europe centrale pourrait vite tomber dans le pathos et/ou friser avec l’ennui. Mais il n’en est rien :
ce 10 mars, pour la dernière, le spectacle était à la hauteur de l’œuvre et je ne m’y suis pas ennuyé une seule seconde.
Bien sûr, le thème n’est pas des plus gais, mais cela ne donne que plus de force au séquences dramatiques. Par ailleurs, le spectacle est ponctué à deux reprises de quelques scènes festives aux accents folkloriques pleines de légèreté que j’ai beaucoup aimées. Le clou du spectacle étant ce passage clef de l’acte 2 au cours duquel Kostelnička prend la décision de tuer l’enfant : une scène d’une gravité et d’une intensité extraordinaires qui laisse béat et qui a valu à l’interprète Kathryn HARRIES des ovations interminables et pleinement méritées.
Bref, c’est bien un spectacle d’une qualité exceptionnelle qui a été donné ce soir-là au théâtre Graslin. Les spectateurs ne s’y sont d’ailleurs pas trompé : les multiples rappels, applaudissements sans fin et acclamations rarement aussi nourries n’ont surpris personne.

Encore aux commandes de l'ONPL cette année, Isaac KARABTCHEVSKY dirigeait hier soir quatre œuvres de Maurice RAVEL, un grand compositeur Français du début du XXème siècle.
Nosfell est un artiste atypique qui nous chante de douces chansons en klokobetz. Mais qu’est-ce donc ? Simplement une langue artificielle qui n’existe que dans son monde dont il est l’unique représentant. Cette particularité charmante qu’il convient de relever n’est cependant pas la seule originalité de Nosfell. Il est doué d’une voix qu’il arrive à moduler à l’envi, pour des morceaux aériens, parfois avec un brin rock et même quelquefois complètement déroutants.
Un soir au retour du boulot, j'écoutais Europe 1 quand ils diffusèrent "Mauditte clochette !" de Juliette. Je connaissais de nom l'artiste sans jamais pourtant me souvenir de l'avoir écouté un jour. Toutefois, ce morceau m'a agréablement supris par son texte cynique mais très drôle et par la façon qu'a Juliette de chanter, un peu vieillotte et kitsch, en roulant les r à la mode d'autrefois.
Le grand auditorium de la cité des congrès était complet hier soir. Tout le monde s'était donné rendez-vous pour venir écouter la Symphonie n°1 "Titan" de Gustav MAHLER. Le brésilien Isaac KARABTCHEVSKY était aux commandes de l'ONPL[
Jeudi soir, pour fêter les Catherinettes, nous nous sommes tous retrouvés à la Laiterie sur "l'ordre" de Céline pour aller voir un concert, mais sans vraiment savoir quoi.
Un des mes genre musicaux favoris (au grand dam de mes colocs 
Fan inconditionnel de Björk j'attendais la sortie du prochain album annoncée de longue date. Avant la date de sortie, les rumeurs colportaient le bruit que cette album ne serait fait que de voix.... c'est-à-dire sans avoir recours à aucun intrument. Forcément, cela n'en devenait que plus intriguant. Jusqu'au moment où je l'ai enfin acheté, et....