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mardi 20 mars 2007

« Jenúfa », Leoš JANÁCEK

GraslinOpéra tchè­que en trois actes de Leoš JANÁČEK (1854 - 1928).
Créé à Brno le 21 jan­vier 1904.

Titre ori­gi­nal : Jeji pas­tor­kyna (“Sa belle-fille”).

Donné au théâ­tre Gras­lin à Nan­tes, les 2, 4, 6, 8 et 10 mars.

Acte 1
Dans un mou­lin de la cam­pa­gne tchè­que, au début du XXème, Jenůfa attend que Števa, son amant revienne du vil­lage. En effet, elle attend en secret un enfant de lui et espère qu’il n’ait pas été sélec­tionné pour la cons­crip­tion ; ceci afin qu’ils puis­sent rapi­de­ment se marier et sau­ver l’hon­neur. Laca, un cou­sin, attend éga­le­ment au mou­lin, mais lui espère que Števa sera enrôlé. En effet, il aime secrè­te­ment Jenůfa et compte sur le départ de son rival pour gagner ses faveurs.
Tiens, voilà jus­te­ment les cons­crits qui s’en revien­nent, annon­çant que Števa ne par­tira pas. La joie de Jenůfa est cepen­dant de courte durée : son amant est ivre, il l’entraîne dans une danse bru­tale et la traite avec cruauté.
Inter­pel­lée par la pré­sence de la foule, paraît Kos­tel­nička, la sacris­tine qui a adopté Jenůfa enfant. Outrée par l’atti­tude du jeune homme, celle-ci décrète qu’il ne pourra épou­ser Jenůfa tant qu’il n’aura été sobre pen­dant un an ; au grand déses­poir de l’inté­res­sée.
Alors que la foule se dis­perse, Jenůfa reste seule avec Laca qui pro­fite de l’épreuve de Števa pour se rap­pro­cher de sa cou­sine. Hélas ! emporté par sa pas­sion et déçu par la réac­tion de la jeune fille il lui lacère la joue avec son cou­teau sous le coup de la colère et, réa­li­sant l’hor­reur de son geste, s’enfuit.

Acte 2
C’est une soi­rée d’hiver. Cinq mois se sont écou­lés depuis l’acte 1, au cours des­quels la sacris­tine Kos­tel­nička a caché la gros­sesse de sa fille adop­tive dans sa mai­son en pré­tex­tant un voyage. Jenůfa a d’ailleurs accou­ché d’un joli petit gar­çon il y a une semaine, envers lequel elle regorge d’une atten­tion toute mater­nelle. Auprès de l’âtre, elle rêve à l’ins­tant où elle pré­sen­tera l’enfant à Števa et à leur futur union.
Alors que Jenůfa monte se cou­cher, Kos­tel­nička reçoit jus­te­ment le jeune homme pour le con­vain­cre d’épou­ser sa fille et ainsi les sau­ver du déshon­neur. Mais Števa repro­che à la jeune fille son hideuse bala­fre, et mal à l’aise, annonce éga­le­ment qu’il s’est pro­mis à la fille du maire.
Alors que le jeune homme quitte la mai­son, Kos­tel­nička est en proie à un malaise gran­dis­sant. Paraît alors Laca venu pren­dre des nou­vel­les du retour de Jenůfa . Épui­sée, la sacris­tine lui dévoile le secret de la gros­sesse et l’aban­don de Števa. Laca, tou­jours amou­reux de Jenůfa sou­haite l’épou­ser mais avoue être réti­cent à l’idée d’adop­ter l’enfant de son rival. Entre­voyant une porte de sor­tie, Kos­tel­nička pré­tend alors que le bébé est mort peu après sa nais­sance. Laca quitte alors la mai­son pour aller faire publier les bans.
Main­te­nant seule, la sacris­tine réa­lise alors la por­tée de son men­songe et la ter­ri­ble situa­tion dans laquelle elle vient de plon­ger. Accu­lée et déchi­rée entre la sau­ve­garde de son hon­neur et le bon­heur de sa fille elle prend alors l’effroya­ble déci­sion de sup­pri­mer l’enfant. Dans un état quasi-second, elle sub­ti­lise le bébé et sort dans le froid mor­dant de la nuit.
À son retour, Jenůfa est réveillée et cher­che son enfant. Kos­tel­nička lui annonce alors qu’elle est res­tée incons­ciente quel­ques jours vic­time d’une fiè­vre et que son enfant est mort. Elle lui révèle éga­le­ment la lâcheté de Števa. Jenůfa est effon­drée. Mais sou­dain, Laca revient, récon­forte la jeune fille et lui pro­pose de l’épou­ser. Tou­chée bien que n’éprou­vant aucun sen­ti­ments envers lui, Jenůfa accepte.

Acte 3
Deux mois plus tard, c’est le jour des noces. Alors que l’on apprête la mariée, on décou­vre une Kos­tel­nička rava­gée, ron­gée par son hideux men­songe, qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. Laca regorge d’atten­tion pour sa pro­mise et lui annonce l’arri­vée pro­chaine de Števa, avec lequel il s’est récon­ci­lié. Tiens, le voilà jus­te­ment qui vient pré­sen­ter ses vœux, accom­pa­gné de la fille du maire, sa future femme.
Alors qu’un groupe de jeu­nes filles enru­ban­nées dan­sent et chan­tent pour fêter le bon­heur des pro­mis, un vil­la­geois arrive sou­dain épou­vanté. Il expli­que qu’avec le dégel, l’on a décou­vert le corps d’un nour­ris­son noyé sous la glace du ruis­seau. Jenůfa crie son déses­poir lorsqu’elle recon­naît les lan­ges de son bébé. Inter­lo­quée, la foule décou­vre qu’il s’agit de l’enfant secret de Jenůfa et bien­tôt, les soup­çons du meur­tre se tour­nent vers elle. Alors que les vil­la­geois s’apprê­tent à se jeter sur la jeune mariée pour la châ­tier, Kos­tel­nička sort de sa tor­peur et avoue son for­fait à la sur­prise de tous. Elle implore alors sa fille adop­tive de lui par­don­ner. Jenůfa, pour­tant rem­plie de dou­leur, com­prend alors que le geste de la sacris­tine, bien qu’inqua­li­fia­ble, était une forme d’amour gau­chi envers elle ; elle lui par­donne avant que le maire ne remette Kos­tel­nička aux auto­ri­tés.
Puis, seule avec Laca, cons­ciente du déshon­neur qui frappe sa famille, Jenůfa pro­pose d’annu­ler leur mariage et de se sépa­rer. Mais le jeune homme lui renou­velle le témoi­gnage de son amour et lui pro­pose un nou­veau com­men­ce­ment…

Rideau

Sans con­naî­tre la pièce, le synop­sis peut a priori ne pas sem­bler très enga­geant : un fait divers chez des pay­sans d’Europe cen­trale pour­rait vite tom­ber dans le pathos et/ou fri­ser avec l’ennui. Mais il n’en est rien : ce 10 mars, pour la der­nière, le spec­ta­cle était à la hau­teur de l’œuvre et je ne m’y suis pas ennuyé une seule seconde.
Bien sûr, le thème n’est pas des plus gais, mais cela ne donne que plus de force au séquen­ces dra­ma­ti­ques. Par ailleurs, le spec­ta­cle est ponc­tué à deux repri­ses de quel­ques scè­nes fes­ti­ves aux accents folk­lo­ri­ques plei­nes de légè­reté que j’ai beau­coup aimées. Le clou du spec­ta­cle étant ce pas­sage clef de l’acte 2 au cours duquel Kos­tel­nička prend la déci­sion de tuer l’enfant : une scène d’une gra­vité et d’une inten­sité extra­or­di­nai­res qui laisse béat et qui a valu à l’inter­prète Kathryn HAR­RIES des ova­tions inter­mi­na­bles et plei­ne­ment méri­tées.
Bref, c’est bien un spec­ta­cle d’une qua­lité excep­tion­nelle qui a été donné ce soir-là au théâ­tre Gras­lin. Les spec­ta­teurs ne s’y sont d’ailleurs pas trompé : les mul­ti­ples rap­pels, applau­dis­se­ments sans fin et accla­ma­tions rare­ment aussi nour­ries n’ont sur­pris per­sonne.

dimanche 31 décembre 2006

MUSE au Zénith de Nantes

Entre autres joies de ce 17 décembre dernier étaient deux places pour le concert de MUSE qui passait à Nantes. Une bonne et agréable façon de poursuivre ma découverte de ce groupe dont j'appréciais à l'époque assez les chansons sans pour autant être un fan hystérique ; et de découvrir le tout neuf Zénith qui venait d'achever ses deux premières semaines de concerts d'inauguration.

Il n'aura fallu que dix-huit mois pour sortir de terre cette grande salle de concert (8.500 places) à Saint-Herblain, à côté d'Atlantis dans la banlieue ouest de l'agglomération. Située juste au bord du périphérique, les parkings sont très faciles d'accès et ô joie, nous trouvons une place sans trop de mal même à quarante minutes du début du concert. Arrivés devant les entrées, il ne semble pas y avoir foule, c'est un peu louche, mais j'imagine que le gros des troupes à déjà dû investir les lieux il y a longtemps pour s'assurer d'une bonne place. J'avais raison, l'immense salle qui sentirait presque encore le béton frais est déjà bien remplie. Mais nous réussissons tout de même à trouver des places de libres dans les premiers gradins, pas exactement dans l'axe de la scène, mais très bien placées.

Puis arrive la première partie avec le groupe de rock anglais Razorlight. Je dois dire qu'à l'exception d'une ou deux chansons (dont America) je n'arrive pas à accrocher : j'ai un peu de mal avec la voix du chanteur, et l'ambiance n'est pas trop au rendez-vous. Il y a bien quelques prépubères hystériques qui hurlent et sautillent dans les gradins ou dans la fosse, mais bon... On atteint quand même le grand ridicule lorsqu'après seulement deux ou trois chansons, le chanteur enflé comme une crevette anorexique, revient sur scène torse nu... on y croit...
Ce n'est donc pas sans soulagement que je les vois conclure leur prestation et remballer leur matos de l'avant-scène.

Enfin, après une attente un peu longue arrive le vrai son. Les lumières s'éteignent, la rumeur de soulagement s'étend, le rideau tombe et le spectacle commence ! Le morceau d'introduction, Map of the problematique (c'est la vidéo de YouTube ci-contre) du dernier album Black holes and revelations est parfait pour débuter. Il permet de découvrir le splendide décor monté sur scène qui s'illumine : sous une espèce de dais fait de néons tendu entre des armatures métalliques, se tient sur la gauche une sorte d'estrade polygonale pour le batteur dont le "chapeau" monte et descend au fur et à mesure du spectacle, revêtu d'écrans géants, tout comme l'arrière-scène. C'est très lumineux, très coloré et assez bluffant en fait. La musique est très bonne et le choix des titres très judicieux : ils reprend en grande partie le dernier album Black holes and revelations mais également les meilleurs morceaux des albums précédents Absolution et Origin of symmetry. Il semblerait en revanche que deux morceaux programmés n'aient pas été joués, le bassiste souffrant d'une petite gastro ; cela dit, 1H45 de concert c'est assez honorable, surtout quand il s'achève sur Knights of Cydonia, une véritable apothéose. Bon, je dois avouer que le chanteur n'a pas été très communiquant, mais il a été poli, c'est toujours ça ; en tout cas, bien plus que Placebo deux semaines plutôt, dont Brian Molko n'a pas sorti un seul mot !

Après observation, je ne regrette toutefois pas de ne pas être allé dans la fosse : il semblerait que lors des premiers titres, il y ait eu quelques mouvements de foule qui ont semé le trouble. J'ai également été effaré de constater que certains spectateurs ont passé leur concert le bras en l'air à prendre des photos ou des vidéos avec leur portable ou encore le nez sur leur écran à envoyer des MMS pendant 1h45... Toutefois, je les remercie quand même d'avoir pris quelques vidéos disponibles dans le billet : certes, l'image n'est pas top et le son complètement pourri, mais ça donne au moins une idée du concert.

Bref, voici une belle conclusion de journée d'anniversaire : après cet excellent concert, l'on peut maintenant me compter parmi les adeptes de MUSE. La mise en scène était impeccable, j'ai en particulier beaucoup aimé le moment où, lâchés depuis les entretoises du plafond, une bonne dizaine d'énormes baudruches blanches — Comme dans le Prisonnier, pour les connaisseurs — sont tombées et ont roulé sur la foule, propulsées par des dizaines de mains jusqu'au moment de leur explosion, lâchant des poignées de confettis rouges sur la foule.

vendredi 14 octobre 2005

Ravel à l'ONPL

Ravel Encore aux commandes de l'ONPL cette année, Isaac KARABTCHEVSKY dirigeait hier soir quatre œuvres de Maurice RAVEL, un grand compositeur Français du début du XXème siècle.
Nous avons ainsi écouté dans l'ordre : Pavane pour une infante défunte, Daphnis et Chloé, La Valse et le très célèbre Boléro que tout le monde attendait.

Les deux premiers morceaux n'étaient pas intégraux, seuls quelques mouvements ont été joués. Un style que j'aime beaucoup, imagé, comme Debussy.

Après la curieuse Valse, la caisse claire a commencé son motif pour le Boléro, avec une régularité et une précision digne d'un mécanisme d'horloge, qui lui ont valu les acclamations du public. L'assistance a retenu son souffle pour écouter le morceau Français le plus joué au monde jusqu'aux derniers mouvements, l'apothéose, qui donnent la chair de poule : très bon !

jeudi 18 août 2005

« pomaïe Klokochazia balek », Nosfell

NosfellNosfell est un artiste atypique qui nous chante de douces chansons en klokobetz. Mais qu’est-ce donc ? Simplement une langue artificielle qui n’existe que dans son monde dont il est l’unique représentant. Cette particularité charmante qu’il convient de relever n’est cependant pas la seule originalité de Nosfell. Il est doué d’une voix qu’il arrive à moduler à l’envi, pour des morceaux aériens, parfois avec un brin rock et même quelquefois complètement déroutants.

Le contenu de cet album m’a beaucoup intéressé. J’y ai retrouvé un peu de cette atmosphère si particulière que j’avais rencontré dans le dernier album de Björk et qui m’avait tant plue.

vendredi 10 juin 2005

Sur les ondes

radio Comment faire pour survivre lorsque l'on passe quelques mois à l'étranger et que l'on est accro à la musique française et fan de Nostalgie ?
À vrai dire, mis à part emmener avec soi une valise de 45 tours et le vieux mange-disque de mamie il existe.... Internet bien sûr !

Quelques stations, dont même Nostalgie, proposent une version en streaming de leurs programmes. Il est cependant parfois difficile de trouver des sites proposant une qualité d'écoute suffisante.

Heureusement, Deedee vient à notre rescousse et nous a dégotté une petite station fort sympathique. D'abord, elle ne diffuse pas de pub ; mais la cerise sur le gâteau, c'est que le site offre la possibilité de choisir trois titres à diffuser par heure et par auditeur. Vu que la fréquentation de la station est assez.... intimiste, les titres que l'on choisit passent presque directement.
Bien sûr, la playlist n'est pas celle des grandes radio mais elle est très largement suffisante pour satisfaire tous les goûts.

Personnellement, j'écoute assidûment SR Klassiskt, l'équivalent suédois de France Musique mais avec une qualité nettement supérieure. Mais là, c'est une affaire de goût !

Du lyssna på SR Klassiskt, i digital radio och på nätet !

vendredi 13 mai 2005

« Mutatis mutandis », Juliette

Juliette Un soir au retour du boulot, j'écoutais Europe 1 quand ils diffusèrent "Mauditte clochette !" de Juliette. Je connaissais de nom l'artiste sans jamais pourtant me souvenir de l'avoir écouté un jour. Toutefois, ce morceau m'a agréablement supris par son texte cynique mais très drôle et par la façon qu'a Juliette de chanter, un peu vieillotte et kitsch, en roulant les r à la mode d'autrefois.
Je me suis sans tarder procuré l'album qui fut, il faut l'avouer, une grande surprise ainsi qu'une belle découverte.

Voilà onze titres, d'une grande variété, aux textes superbements écrits : du cynisme, au-travers du regard que porterait Circé la sorcière sur notre monde actuel (Le sort de Circé), du suspense (Il s'est passé quelque chose), du tragique (La lettre oubliée, en duo avec Guillaume DEPARDIEU), des jeux de rôle (!) (Fantaisie héroïque), et surtout, beaucoup d'humour (La braise, Mémère dans les orties en duo avec François MOREL et l'excellent Congrès des chérubins !)

Les arrangements sont de très bonne qualité et et la musique y est également variée : que ce soit en passant par les favelas d'Amérique du sud (Les garçons de mon quartier) ou par les mélodies d'orient (L'ivresse d'Abhu-Nawas).

On y trouve de tout, y compris un poème en latin de Baudelaire mis en musique (Fraciscae meae laudes) ! Mais attention, tant de variété ne veut pas dire manque de qualité, bien au contraire.

Mais que seraient textes magnifiques et mélodies somptueuses sans une artiste à la hauteur ? Un triste gâchis à coup sûr. C'est bien entendu sans compter sur Juliette qui sait parfaitement jouer avec sa voix pour lui donner toutes les plus fines intonations à l'envi... un délice pour les oreilles !

jeudi 31 mars 2005

Mahler, du bonheur

Le grand auditorium de la cité des congrès était complet hier soir. Tout le monde s'était donné rendez-vous pour venir écouter la Symphonie n°1 "Titan" de Gustav MAHLER. Le brésilien Isaac KARABTCHEVSKY était aux commandes de l'ONPL[1] qui a joué magnifiquement.

Ce fut donc très beau, et très puissant, surtout que cette œuvre se situe en plein dans la période romantique, que j'aime beaucoup. En tout cas bien plus que le Mozart[2] que l'on nous a servi en première partie ; bien que tous les deux autrichiens, cela m'a une nouvelle fois confirmé que j'ai beaucoup de mal avec les symphonies du plus vieux des deux.

Enfin, le gavage de trilles au violon et de fioritures pendant la première partie fut bien vite effacé par ce "Titan" qui mérite bien son nom. La salle était comblée, et nous aussi !

Notes

[1] ONPL, Orchestre National des Pays de la Loire

[2] Symphonie n°29 de W.A.M.

lundi 31 janvier 2005

Naheulbeuk live

Ce week-end, dans le cadre de la convention Japan addict qui se déroulait à Strasbourg, les créateurs de l'excellente saga mp3 "Le donjon de Naheulbeuk", dont je m'étais déjà fait l'écho il y a quelques mois, étaient invités.

Ainsi donc, au beau milieu d'une manifestation japonisante où se pressait toute un foule de fans de mangas (dont une bonne proportions d'hystériques), John lang et sa troupe étaient de passage (je cherche encore le rapport...).
Le "Naheulband" nous a servi un spectacle sympathique où se côtoyaient allègrement des airs d'inspiration celtes, des pseudo-publicités Naheulbeukiennes (dont les épées Durandil !!), la BO de Conan le Barbare ou encore des ballades fantasy déjantées...
Le tout joué à l'aide d'instruments que l'on n'a pas forcément l'habitude d'entendre tous les jours ! : flûte irlandaise en bois, biniou, tambourin celte...

Certes, l'organisation (très) amateur aurait pu gâcher une bonne partie de la soirée, mais l'impayable ''Chanson du Troll farceur'', que tous attendaient, a effacé tous ces désagréments. ;-)

vendredi 26 novembre 2004

OverHead

Overhead Jeudi soir, pour fêter les Catherinettes, nous nous sommes tous retrouvés à la Laiterie sur "l'ordre" de Céline pour aller voir un concert, mais sans vraiment savoir quoi.

« Mais au fait, Céline.... Qui est-ce qu'on vient voir ce soir ?
- Bah je sais pas trop en fait. Je crois que c'est Radiohead... »

Là, bien entendu, elle a bien dû se douter que quelquechose n'allait pas quand elle a vu nos têtes Nous étions certes sceptiques sur la véritable identité du groupe, mais bon, on ne sait jamais ! L'on pourrait dire.

Mais l'on pourrait également dire, que c'est beau de rêver !
En effet, Céline avait mal compris. Ce n'était pas Radiohead mais Overhead.
Si le nom peut prêter à confusion, ce n'est peut-être pas un hasard : nous avons été plusieurs à trouver que le style était proche, avec des mélodies et des voix un peu planantes. Quoiqu'il y avait également un petit mélange de.... Placebo voire même de Muse.
Bon, les titres étaient bien, mais je ne pense pas que c'est le genre de trucs qu'on écouterait en boucle. Au final, je dirais que c'était sympathique, mais pas transcendant.
C'était en tout cas largement mieux que le groupe qui est passé en première partie : Hugues, véritablement un niveau en dessous, pas de doute !

vendredi 5 novembre 2004

Que donne-t-on à l'opéra ce soir ?

L'art de la fugue - J.S. BACHUn des mes genre musicaux favoris (au grand dam de mes colocs ;-) ) est le répertoire classique. Je n'ai pas souvent eu l'opportunité d'assister à des spectacles lyriques mais la dernière fois, était proprement géniale, et avait eu lieu à l'Opéra du Rhin à Strasbourg.
En effet, l'an dernier à la même époque ; par un curieux hasard j'avais gagné deux places pour « Le mandarin miraculeux » et un autre ballet de Belà BARTÒK lors d'un tirage au sort organisé au RU Gallia. Je m'étais véritablement régalé (pas au RU mais à l'opéra bien sûr) et j'espérais avoir le temps cette année d'y retourner.

Or, par un mystérieux hasard, vendredi après l'épreuve de phamaco, nous sommes allé déjeuner au RU de l'Esplanade (là où nous n'allons jamais en temps ordinaire) où le même genre de tirage était organisé. Tenté par le gain, j'ai même eu l'audace (oh, honte sur moi ! ;-) ) de déposer deux bulletins avec mes deux numéros de téléphone (fixe et portable). L'après-midi même, l'opéra m'a appelé à deux reprises pour m'indiquer que j'avais été tiré au sort. Me voilà donc en possession de quatre places pour « L'art de la fugue » de BACH. De quoi contenter trois de mes malchanceux(ses) ami(e)s qui avaient tous les 6 joué également et qui n'ont pas eu de places....

mercredi 6 octobre 2004

Les Wriggles

Wriggles Pat' m'a fait découvrir lors de mon arrivée à Stras' les morceaux d'un groupe qui m'était complètement inconnu mais dont j'ai totalement adhéré aux œuvres. Il s'agit des Wriggles, peut-être connaissez-vous ? En tout cas, pour ma part j'ai été totalement séduit par leurs mélodies qui ne se prennent pas la tête en opposition avec des textes souvent engagés et faisant preuve d'un cynisme que j'adore.

mardi 5 octobre 2004

« Medùlla », Björk

Medùlla Fan inconditionnel de Björk j'attendais la sortie du prochain album annoncée de longue date. Avant la date de sortie, les rumeurs colportaient le bruit que cette album ne serait fait que de voix.... c'est-à-dire sans avoir recours à aucun intrument. Forcément, cela n'en devenait que plus intriguant. Jusqu'au moment où je l'ai enfin acheté, et....

En réalité, il est génial. En effet, de nombreux titre ne sont produits qu'à partir de voix humaines naturelles (chorales, solos...), ou plus ou moins trafiquées. Il en ressort qu'il est parfois difficile de discerner que seules des voix sont utilisées tellement l'arrangement est bon. Il en résulte une amosphère curieusement étonnante et toujours terriblement Björkesque.
Bien sûr, j'admet volontiers que le travail de cette Islandaise ne sied pas à tout le monde, surtout dans des titres comme "Ancestors" où l'on rencontre de drôles de cris et feulements complètement déroutants... mais qu'au final je ne peux m'empêcher de trouver géniaux.
Cet album poursuit donc bien la ligne amorcée avec « Vespertine » dans laquelle la chanteuse à commencé a abandonner le style techno (voire même électro) trop acéré, pour des choses plus douces et vraisemblablement toutes aussi bien écrites, ce qui n'est pas pour me déplaire.