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vendredi 26 août 2005

« Le syndrome du scaphandrier », Serge BRUSSOLO

Syndrome Dans un futur proche, à Paris, Serge BRUSSOLO nous narre la déprime d'un rêveur professionnel.

Le héros de l'histoire est, en effet, une sorte d'employé du ministère de la culture qui "plonge" régulièrement dans de longs rêves pour rejoindre sa double-vie onirique. De ces plongées, comme tous les autres rêveurs accrédités par le ministère, il en rapporte d'étranges œuvres, indéfinissables, ectoplasmiques, qui diffusent le bien-être dans le domicile de leurs acquéreurs.

Oui, mais voilà, notre héros vient d'être mis sur la touche par ses employeurs car il ne rapporte des abysses oniriques que de pauvres œuvres rachitiques qui dépérissent et meurent avant même d'avoir eu le temps d'être vendues.

Le héros déprime de ne pouvoir rejoindre ses compagnons fantasmés de sa double-vie de gangster. Cette pathologie est connue sous le nom de syndrome du scaphandrier.

Voici donc un livre au postulat de départ assez suprenant ; traitant de la difficulté pour certaines personnes à faire la part du réel et de l'imaginaire. Thème qui résonne particulièrement à notre époque où les mondes virtuels proposés sur Internet sont autant d'échappatoires et/ou de compléments à la vie réelle.

C'est la première fois que je lis Serge BRUSSOLO, un auteur semble-t-il extrêmement prolifique bien que moyennement connu ; mais dont l'écriture est très intéressante.

samedi 20 août 2005

« Aucune victime n'est à déplorer », Christophe J.-d.-G.

VictimeÀ l'aide d'un style concis et terriblement élégant, l'auteur nous narre l'histoire d'une vengeance née d'une blessure profonde. Charles, un riche quadragénaire propose à un étudiant de l'employer à son service en tant que garçon à tout faire. Malgré la méfiance permanente de ce dernier, Charles déploie ses talents de manipulateur pour tisser autour du jeune homme son guet-apens.

Un texte court et épuré, d'une incroyable qualité, qui porte à réflexion. À lire d'une traite.

mercredi 17 août 2005

« Chromozone », Stéphane BEAUVERGER

ChromozoneChromozone est le nom d'un virus militaire surpuissant qui a anéanti il y a quinze ans tous les systèmes informatiques et électroniques. Le confort technologique a disparu et le chaos s'est installé. Les populations se sont dispersées en groupes ethnico-religieux et les faibles sociétés occidentales ont été évincées par leurs concurrents du Sud. Toutefois, bien à l’abri dans leurs grandes tours, les consortiums repartent à la conquête du Monde grâce aux nouveaux systèmes de communication phéromoniques.

C’est dans ce théâtre post-apocalyptique que le récit évolue autour de quatre personnages : Teitomo, un flic schizophrène qui, la nuit venue, devient Ogre, l’impitoyable justicier des rues de Marseille. Justine, l’ambitieuse numéro deux de Karmax. Gemini, adolescent prisonnier d’un groupe de fondamentalistes bretons, qui font régner la terreur sur leur microcosme de l’île d’Ouessant. Khaleel, le nouveau prophète mi-homme, mi-récepteur phéromonique.

L’auteur nous offre sa vision d’un monde après la tempête dévastatrice nommée Chromozone. Une humanité qui ne court plus vers la mondialisation mais qui se replie sur elle-même en versant dans le communautarisme exacerbé. C’est ainsi que Marseille se retrouve fief d’un puissant groupe d’islamistes progressistes aux côtés de pauvres tribus noires désorganisées. La Bretagne est désormais terre des adeptes de la religion rastas où les anciens autochtones ont été expulsés vers les nombreuses îles du large. Berlin, est le siège de la très puissante Karmax, leader de la communication phéromonique, qui promet le retour au confort occidental d’antan grâce à de nouvelles formes de technologies. Pourtant, la folie s’empare soudain des hommes ; de véritables bêtes assoiffées de sang.

Voici un roman sombre et violent où l’enchaînement des scènes glauques et des affrontements sanglants fait indéniablement penser au scénario d’un jeu vidéo. Un récit dans lequel le suspense et les rebondissements sont bien dosés. L’auteur ne fait pas dans la philanthropie et expose les noirceurs et la bestialité humaines au milieu de décors malsains et misérables autant que dans des tours de verre d’une indécente opulence.

Ce premier tome est donc en définitive une agréable surprise ; j’attend avec impatience la suite : « Les noctivores » et « La cité nymphale ».

vendredi 5 août 2005

« Le cheval bleu se promène sur l'horizon, deux fois »

Cheval bleuVoici Hugues, un médecin de campagne réputé, bien sous tous rapports ou presque, dont le seul crime est d'être le notable du village.
Sa femme, une joueuse de bridge invétérée.
Leur fille Isabelle, handicapée depuis qu'un mystérieux inconnu au volant de la BMW volée de son père l'a renversé.
Alphonsine, une vieille pie traumatisée par la mort de son père résistant, dénoncé par le village et fusillé par les Allemands, qui s'amuse désormais à jouer les corbeaux et à faire tourner en bourrique les descendants des bonnes âmes délatrices.
Sa tête de turc de voisine, ancienne ouvreuse de cinéma au passé plutôt trouble.
Fabien, un jeune préposé aux impôts orléanais qui ne sait plus trop où en est sa vie sentimentale.
Ses parents, qui le protègent en véritables flics.

Or, voilà que l'on découvre un cadavre dans les forêts du village. Il s'agit de celui d'un loubard parisien, installé dans le village depuis peu sous la protection de Fabien. En tant que professionnel du chantage, il causait bien du soucis au bon docteur.

Un détective privé russe engagé par Hugues va mener l'enquête pour demêler les fils de cet incroyable imbroglio où tout le monde semble de près ou de loin concerné par cette macabre affaire.

C'est un très bon roman que celui-ci. Philippe CASSAND nous dépeint la vie d'une bourgade de Sologne de façon comique mais grinçante. Le résultat est assez inattendu et saupoudré d'une loufoquerie qui m'a beaucoup plu. Une lecture que je recommande, mais uniquement pour la plage, pour le divertissement.

dimanche 24 juillet 2005

« Les loups de Fenryder », Alec COVIN

Fenryder C’est par la radio que j’ai entendu par­ler de ce roman. Les cri­ti­ques indi­quaient qu’il s’agis­sait d’une très bonne his­toire d’épou­vante/fan­tas­ti­que écrite par le Ste­phen KING fran­çais.

Qu’en est-il de mon modeste point de vue ?
Pour com­men­cer, je résu­me­rais briè­ve­ment le récit.

En 1933, trois gamins assis­tent invo­lon­tai­re­ment à l’embra­se­ment spon­ta­née d’une riche demeure où tou­tes les gran­des famil­les du Sud des États-Unis s’étaient réu­nies pour fes­toyer. Le mas­sa­cre est orches­tré par le fils des hôtes, signant ainsi son adhé­sion à une société secrète maî­tri­sant les arca­nes du sur­na­tu­rel : les Loups, du géné­ral Fen­ry­der.
Un des témoins raconte au seuil de la mort à son petit-fils cette hor­ri­ble scène que lui et les deux autres enfants ont tenue secrète tou­tes ces années durant.
De nos jours, le petit-fils en ques­tion est devenu roman­cier à suc­cès. Celui-ci se retrouve invité dans un Bed & break­fast récem­ment ouvert par un cou­ple sympa, dans l’ancienne pro­priété qui avait flambé ; invi­ta­tion for­mu­lée par l’auteur du mas­sa­cre de 1933.
Or, des évé­ne­ments tra­gi­ques se pro­dui­sent depuis que le roman­cier a révélé à la presse le ter­ri­ble témoi­gnage de sa grand-mère. Les Loups savent que ce soir de 1933 il y a eu des témoins. Les Loups veu­lent punir les témoins encore vivants, leur des­cen­dance et tou­tes les per­son­nes qui sont dans la con­fi­dence.

Une très bonne his­toire d’épou­vante à la sauce fan­tas­ti­que ai-je entendu, effec­ti­ve­ment, quel­ques scè­nes sont très pre­nan­tes et sus­ci­tent un peu de la frousse escomp­tée. Tou­te­fois, nous som­mes bien loins des ter­reurs que m’ont pro­vo­qué les lec­tu­res de “Salem” et d’autres romans de S. KING.

Tiens, à pro­pos de ce-der­nier : Le Ste­phen KING fran­çais disait la radio. En effet, tout fait pen­ser à Ste­phen KING : les per­son­na­ges, le rythme… Même le style employé dans le roman est un splen­dide copier-col­ler de celui du maî­tre amé­ri­cain. Une fal­si­fi­ca­tion impec­ca­ble si ce ne sont les quel­ques franco-par­ti­cu­la­ris­mes que l’on retrouve ici et là, qui met­tent la puce à l’oreille car ne pou­vant être le fruit de Ste­phen. Un style fade qui ne m’a pas par­ti­cu­liè­re­ment emballé.

Pour con­clure, je ne vais pas être sympa. Il me sem­ble que la thèse tour­nant autour de la société secrète est trop peu exploi­tée et aurait mérité une pré­sen­ta­tion moins tar­dive dans la trame du récit. D’autre part, l’on se demande si le but final de l’auteur n’est pas de ven­dre les droits de son ouvrage au cinéma ; en effet, l’on croi­rait lire le scé­na­rio d’un film amé­ri­cain d’hor­reur type série B. Les des­crip­tions des per­son­na­ges et des décors, les scè­nes et les plans sont orga­ni­sés de façon ciné­ma­to­gra­phi­que : c’est repo­sant à lire, mais le pro­cédé m’a agacé.
Cela dit, pour un pre­mier roman, c’est plu­tôt pas mal. Et je gage qu’Alec COVIN pro­duira des romans un peu mieux archi­tec­tu­rés : brû­lons sa col­lec­tion de Ste­phen KING et offrons-lui des romans de Jean-Chris­to­phe RUFIN ! ;-)

jeudi 7 juillet 2005

« Le roi d'août », Michel PAGEL

roiQui est ce fameux roi d'août ? Il s'agit de Philippe II de France, dit Philippe Auguste. Mais pourquoi d'août ? Parce que vraisemblablement, la plupart des terribles événements qui ont parsemé son règne survenaient au cours de ce mois. Toutefois, coïncidence ou non, août dérive du terme latin augustus qui a également donné auguste... Enfin, je ne suis pas là pour écrire une thèse sur le titre mais pour donner mon impression sur ce roman de Michel PAGEL.

Du vendéen Michel PAGEL je n'ai lu que deux de ses romans réunis en un volume : "Nuées ardentes" et "Sylvana", desquels je ne garde pas un souvenir impérissable, sinon que le style de l'auteur m'avait paru être de qualité.

Voici donc que, par hasard, je tombe sur ce roman dont la quatrième de couverture a attiré mon attention puisqu'il était question de la vie d'un personnage ayant réellement existé, qui plus est au Moyen-âge - une période historique qui m'attire beaucoup - avec semble-t-il, un soupçon de fantasy. Voilà qui semblait un coktail prometteur.

En réalité, ce roman n'aurait presque de fantasy que la couverture. En effet, le livre tient plus d'une étude historique romancée du règne de Philippe Auguste teintée d'un soupçon de fantastique, plutôt que d'une histoire à la Tolkien. Michel PAGEL se livre donc au fil de plus de 600 pages à une minutieuse reconstitution de la vie du monarque et de quelques uns de ses proches, sous la forme d'un roman, à partir des documents d'époque et des études d'historiens déjà publiées. Cela a dû représenter un travail impressionnant et une immersion totale dans le sujet. Bien sûr, l'auteur a pris quelques libertés dont il ne se cache pas, mais cela n'en est que meilleur. Cette étude riche a une contrepartie, les chapitres sont souvent très denses à lire car truffés de personnes et d'événements historiques qui permettent de comprendre au mieux le contexte et le complexe jeu des alliances matrimoniales et militaires. Cela devient très vite lourd pour quelqu'un que cela n'intéresse pas, qui plus est sur 600 pages.

L'originalité du roman, est que l'auteur part du postulat que le jeune roi aurait rencontré des êtres fantastiques alors qu'il était perdu en forêt de Compiègne ; et que le traumatisme résultant des révélations liées à cette rencontre aurait influencé toutes ses décisions politiques ultérieures et expliquerait certaines soi-disant interventions divines qui lui auraient donné l'avantage au cours de certaines batailles.
Ce côté fantastique est bien rare au début de l'histoire mais intervient plus fréquemment dans la seconde moitié.

Le résultat final est que le crédit apporté par la caution historique nous donne l'impression que ces explications surnaturelles sont finalement totalement naturelles tout en prenant l'aspect de révélations. C'est absolument génial.

Pour ma part, j'ai complètement adoré ce livre qui m'a permis d'en apprendre beaucoup sur la vie de ce monarque et sur d'autres personnages dont je n'avais qu'une vision Disney sortie tout droit de "Robin des bois". Je fais bien entendu allusion à Richard Plantagenêt dit Cœur de Lion et de sa pourriture de frère, le Prince Jean, tous deux fils de Henri II Plantagenêt et d'Aliénor d'Aquitaine !! ;-)
J'ai beaucoup apprécié également les artifices employés par Michel PAGEL pour introduire dans des événements historiques relatés de longue date une explication en accord avec son postulat surnaturel.

Pour conclure, je recommande vivement la lecture du "Roi d'août", mais uniquement aux bons lecteurs qui ne sont pas allergiques à l'Histoire.

dimanche 3 juillet 2005

« À la croisée des mondes », Philip PULLMAN

trilogieIl s'agit d'une trilogie fantastique sur lequel j'avais déjà donné mes appréciations, mais seulement pour le premier tome, "Les royaumes du nord". Maintenant que j'ai lu l'intégralité, j'ai une meilleure vision d'ensemble de l'histoire. Voici donc mon avis à son sujet.

Globalement, la thèse introduite ici par l'auteur est que l'Univers est en réalité composé de plusieurs univers parallèles où la Terre est toujours la Terre mais où tout a évolué dans des directions différentes (géologiquement, biologiquement, etc.).
La vie est bien entendu apparue mais elle revêt des formes diverses, qu'il s'agisse d'humains, de sorcières, d'anges, d'ours-en-armure...
La création de l'Univers est la grande œuvre d'un ordre supérieur que l'on ne connaît pas, mais dont la Poussière est le vecteur. Toutefois, après sa création, la gestion de l'Univers a été confiée au roi des anges, que les religions considèrent être Dieu. La Poussière dont il est si souvent question tout au long du récit est une sorte de conscience particulaire qui fait que de la vie peut abriter de la conscience. Cette étrange matière qui circule de mondes en mondes permet à l'aléthiomètre de fonctionner, et de dire la vérité sur tout, puisque la Poussière sait tout, c'est l'intelligence universelle.

C'est dans cette étrange fiction, bourrée de concepts denses qu'il serait étouffant de développer que Lyra, une petite fille d'un des multiples Oxford, est destinée à... sauver les mondes, rien de moins que cela, dont le futur est menacé des conséquences d'une histoire de succession et de pouvoir chez les anges. En effet, un ange sournois et ambitieux du nom de Métatron a réussi à faire interner le vieux (donc Dieu ou "l'Autorité") pour devenir régent et dominer le monde...
Tout irait pour le plus mal si une prophétie des sorcières n'affirmait qu'une jeune fille a le pouvoir de contrer les plans diaboliques de ces anges (!). Fort de ce contre-pouvoir inespéré, un bloc adverse constitué autour de Lord Asriel (le père de Lyra) entend bien en découdre avec ces maudits anges dominateurs et cruels.

Ainsi accompagnée et épaulée par tous ses amis, Lyra parviendra-t-elle à sauver les mondes ? Mais oui, bien entendu, sinon ce ne serait plus un bon roman destiné aux ados.

Quoiqu'il en soit, l'auteur fait ici preuve d'un esprit à l'imagination foisonnante, capable de recréer quelques univers entiers avec leurs animaux, leurs plantes, leurs formes intelligentes et les coutumes qui vont avec, etc. Richesse que je n'avais rencontrée jusqu'ici que dans les excellentissimes œuvres de Dan SIMMONS (Hypérion, Endymion...). Toutefois, malgré cette pléthore imaginaire que l'on souhaiterait voir exploitée encore et encore dans d'autres histoires (un peu comme SILVERBERG et la planète Majipoor), le ton et les personnages m'ont souvent déçus.
Bon, il est vrai que ces romans sont avant tout destinés à de jeunes ados ; toutefois, cela implique-t-il qu'il soit nécessaire de construire des personnages parfaitement manichéens ? Lyra et tous ses amis sont des modèles de vertu, de bravoure, d'honnêteté, de droiture... à en devenir ridicules ! Tandis que les méchants, sont vraiment, très très méchants. Tout cela est fort dommage et gâche presque le reste.

Je garde toutefois espoir dans une suite dénuée de ces travers. Car, j'espère que l'auteur a prévu une suite : la fin du troisième tome tombe tellement à plat que je ne l'imagine pas autrement.

lundi 27 juin 2005

« Un garçon d'Italie », Philippe BESSON

Un garçon d'ItalieUn beau matin d'août, Luca est retrouvé mort, rejeté sur les berges par les flots de l'Arno, à Florence. A-t-il été assassiné ? Est-ce un accident ? S'est-il suicidé ? Nul ne le sait. Mais cette mort plonge dans les affres du deuil Anna, sa compagne et Leo, son jeune amant.

Voici le décor du récit planté.

Ce roman est organisé à la manière d'un tryptique tournant, dans lequel chaque partie se concentre sur un personnage, cycliquement ; à la manière de L'évangile du serpent de Pierre BORDAGE. La différence étant qu'ici, le lecteur se retrouve dans le corps et l'esprit des protagonistes qui expriment de façon puissante leurs peurs, leurs regrets et leurs désirs.
À la façon d'un rouet, le récit défile assez rapidement - toutes les trois ou quatre pages - par Anna, une femme désormais seule, perdue, qui tente désespérément de retrouver les causes/raisons de ce tragique événement et qui pressent qu'une zone d'ombre insoupçonnée cherche à être mise en lumière. L'on fait également la connaissance de Leo, jeune prostitué effondré par la perte de l'homme dont il était contre toute attente tombé amoureux.
Le dernier personnage, est pour le moins singulier puisqu'il s'agit de Luca. Entre scènes d'embaumement et d'inhumation, celui-ci apporte le troisième point de vue essentiel sur ce délicat maillage de sentiments.

L'auteur aborde les thèmes du deuil, des souvenirs et de la recherche de la vérité enfouie, d'une manière fine et sensible, sans brusqueries. Les sentiments exprimés sont durs, désespérés. Je garde de ce livre l'impression d'une tristesse belle et noble qui, bien que provoquée par de cruels aléas de la vie, ne débouche pas sur la résignation, mais sur l'espoir.

Voilà, un très beau livre que je recommande vivement

lundi 2 mai 2005

« Querelle de Brest », Jean GENET

Querelle C'est un peu par hasard que je suis tombé sur ce livre, un classique dans son genre de la littérature d'après-guerre.

Les premiers pas sont difficiles pour la simple raison que le style de l'auteur est d'une incroyable densité, à tel point que l'on peine à progresser. Mais peu à peu l'on s'habitue à cette écriture insolite qui emploie à loisir quantités de tournures et d'orthographes antiques. Survient ensuite une seconde difficulté, la plupart des scènes s'imbriquent et la chronologie du récit est pour le moins... aléatoire ! Mais qu'importe. L'auteur produit là un très beau texte emprunt d'une sensibilité et d'une sensualité extrêmes, pour conter les aventures de personnages bien singuliers d'un Brest onirique d'après-guerre ; une tenancière de maison close dont le cœur balance entre deux frères, un maçon qui ne sait plus trop où en est sa vie, ... et bien sûr Querelle : un marin en escale, voleur et criminel.

Voici donc une belle découverte, qui relève plus d'un poème de 250 pages que d'un roman standard.

lundi 21 mars 2005

« L'enjomineur - 1792 », Pierre BORDAGE

Voilà bientôt une semaine que j'ai terminé cet excellent opus de ce très cher Pierre. Opus ? Oui, car 1792 (le titre du volume) n'est que le premier tome d'une trilogie à venir, 1793 et 1794.

Ce roman se distingue des précédentes œuvres de Pierre puisque la trame fait référence à des faits historiques parmi les plus glorieux et les plus sombres de l'Histoire de France : la Révolution, les guerres de Vendée et tous les événements qui conduisirent à l'avènement du Premier Empire. Ce décor magistral permet de dérouler un récit empreint de fantastique (bien sûr) et de légendes - pour notre plus grand plaisir - partagé entre deux personnages bien singuliers. Il s'agit de Milo, jeune paysan vendéen instruit (d'où son caractère exceptionnel ;-)) qui assiste impuissant aux succès des convictions royalistes parmi ses compatriotes ventrachoux qui les conduiront aux chouanneries. Quant à Cornuaud, le voici à Nantes, de retour des Antilles, contraint d'obéir à de terrifiantes pulsions meurtrières depuis qu'il a été envoûté par une esclave noire.

Contrairement à Tigroux (qui l'a lu avant moi), j'avais appris que la période révolutionnaire n'avais pas consisté en l'instauration d'un monde nouveau ou justice, égalité et liberté s'étaient répandues dans le royaume décadent de France sous les acclamations du peuple... Bien loin de tout cela, ce fut un gigantesque prétexte aux vengeances personnelles et violences gratuites servant les intérêts les plus vils et ayant entraîné les bains de sang les plus innomables. Une période bien sombre en vérité. Comme ces mariages républicains consistant à enfermer dans un sac une femme et un homme et à les jeter dans le fleuve depuis les quais de Nantes. Ou encore Carrier, donnant l'ordre de couler dans la Loire des navires dans les soutes desquels étaient enfermés opposants, prisonniers et autres innocents.

En ce qui concerne mes appréciations, je trouve que l'aspect historique est très bien traité, car Pierre arrive à bien mettre en scène le quotidien de l'époque, celui de deux mondes opposés : les paysans vendéens et la populace parisienne ; ainsi qu'à relater de grandes heures, comme la prise des Tuileries. Il mêle à tout cela une pointe d'obscur complot sous-tendant l'effort révolutionnaire et quelques légendes locales. Le final est excellent.

Bien sûr, chez moi ce roman résonne d'une manière particulière puisque l'histoire regorge de références qui font écho à ma culture locale. En effet, Pierre n'a pas hésité à faire "parler" ses protagonistes vendéens à l'aide d'un mix des trois grands dialectes de Vendée. Il en résulte que de nombreux mots semblent sortir tout droit de la bouche de ma grand-mère. Non pas qu'elle parle le vendéen, surtout pas[1] ! Mais plutôt que le paydret[2] et le vendéen[3] ont des emprunts réciproques du fait de leur proximité. Ce sont aussi les tableaux qu'il dresse du Nantes révolutionnaire, une véritables ville portuaire, la Venise de l'Ouest bien avant son défigurement par le comblement de la Loire ; tant de noms de lieux familiers, qui permettent de situer précisément les actions et d'apprécier encore plus la description des quartiers de l'époque.

Il va donc sans dire que j'attend la suite avec une impatience non-dissimulée ; 1793 devrait en effet être éditée au mois d'octobre, selon le site officiel de l'auteur.

Notes

[1] Hé oui, il semblerait que cette réelle antipathie des paydrets pour les vendéens date de l'époque où les Chouans remontant vers le nord en direction de de la Loire ont pillé et massacré les fermes paydrètes...

[2] Pour rappel, il s'agit de la langue du Pays de Retz, un gallo méridional

[3] Issu des langues pictaves

vendredi 4 mars 2005

« Les royaumes du nord », Philip PULLMAN

Les Royaumes du nord Depuis le temps que Dédé m'en parlait ! Je me suis un jour dit qu'elle avait sûrement raison et qu'il fallait que je le lise.

Il s'agit du premier tome de la trilogie intitulée À la croisée des mondes. Le roman débute en Angleterre, mais pas celle que nous connaissons. L'héroïne est une toute jeune fille nommée Lyra, qui part à la recherche d'un membre de sa famille retenu prisonnier dans les cercles polaires.

L'on y apprend que l'univers est composé d'un nombre infini de mondes parallèles qui cohabitent. L'histoire se déroule dans l'un d'eux, alors que notre monde en est un autre.

Dans ce monde si particulier, il est question de trois races intelligentes et douées de parole : les humains et leurs inséparables dæmons : une forme physique de leur conscience (?) sous les traits d'un animal. L'on y rencontre également les sorcières, perchées sur leurs branches de sapin volantes ; ainsi que les terribles ours en armure, les Panserbjornes.

Il y est aussi question d'un terrible complot impliquant l'Église, qui mène en secret d'horribles expérimentations scientifiques sur les enfants...

L'ensemble est très bons, très frais. J'ai appris un peu plus tard qu'il s'agit en fait d'un roman destiné au départ pour les ados. Mais sincèrement, point de mièvrerie, seulement des sentiments purs et nobles. Je lirais certainement la suite sous peu.

À recommander !

mardi 1 mars 2005

« Globalia », Jean-Christophe RUFIN

Globalia "La plus grande menace sur la liberté, c'est la liberté elle-même.
Comment défendre la liberté contre elle-même ?
En garantissant à tous la sécurité. La sécurité, c'est la liberté. La sécurité c'est la protection. La protection c'est la surveillance. La surveillance, c'est la liberté.
La protection ce sont les limites. Les limites, c'est la liberté."

C'est en partant de ce postulat de départ, erroné, que RUFIN nous décrit une société future imaginaire, Globalia, dont il s'agit du credo.
Globalia est un monde dans lequel la démocratie et la mondialisation ont été portées jusqu'à leur paroxysme à tel point qu'elle paraît bien plus effrayante que n'importe quelle dictature communiste. Où toutes les libertés sont accordées, à l'exception de celle de réfléchir par soi-même. Un monde où l'hypocrisie est de mise, à grand renfort d'euphémismes. Un monde où le passé de l'humanité est censuré, car jugé trop subversif. Un ensemble de cités construites sous d'immenses coupoles de verre, totalement coupées du monde extérieur, nié : les non-zones.

Les non-zones dans lesquelles s'entassent un tiers-monde refoulé et diabolisé par Globalia.

Dans ce monde, RUFIN conte l'histoire d'un jeune Globalien qui cherche à en savoir davantage et qui tente sa chance de l'autre côté des grandes verrières.

Ce qu'il y a de remarquable dans ce livre, c'est le fait qu'il nous parle beaucoup. Car, outre l'aspect science-fiction du roman, RUFIN décrie à sa façon les dérives de notre mondialisation et de l'abondance de lois sensées combattre l'insécurité publique mais qui ne prennent pas le problème à la racine.

J'ai évidemment beaucoup aimé ce joli roman prêté par Tigroux, et qui m'a conforté dans l'idée que Jean-Christophe RUFIN était un très bon auteur, capable d'appréhender des thèmes variés, avec un style élégant qui me plaît évidemment !

Allez, une petite dernière citation pour la route, tellement vraie ! :

"Les démocraties cultivent leurs ennemis, elles liquident leurs adversaires. Car...
Les ennemis sont ceux qui vous haïssent et qui veulent nous détruire. Alors que...
Les adversaires sont ceux qui nous aiment et qui aimeraient nous transformer."

dimanche 9 janvier 2005

« L'homme nu », Dan SIMMONS

L'homme nu Ces jours-ci je me sens en forme pour les critiques. En voilà donc une de plus !
Et celle-ci concerne cette fois l'œuvre d'un auteur qui m'est culte : Dan SIMMONS. Après avoir découvert le sublime dans « Les Cantos d'Hypérion », l'extatique dans « L'éveil d'Endymion », le plus terrifiant des suspenses dans « L'échiquier du mal », mais après avoir un peu déchanté avec « Les chiens de l'hiver » - mais pas trop quand même, n'exagérons rien ;-) - me revoici pour un de ses livres prêté par l'ami Tigroux : « L'homme nu ».

Le titre paraît bien singulier et n'est pas, je vous le rassure, totalement élucidé.
L'auteur nous promène dans notre monde aux côtés d'un Monsieur en pleine dépression (suite à la mort de son épouse) qui possède des facultés télépathiques extrêmes. À croire que ce thème du "pouvoir de l'esprit" obnubile notre Dan qui avait déjà puissamment évoqué la question dans « L'échiquier du mal ».

Quoi qu'il en soit, Jerry, le héros, parcours les USA à la recherche d'un endroit où il peut être à l'abri des pensées agressives des milliers de gens qui l'entourent. Et lorsqu'il le trouve, c'est pour mieux tomber dans le traquenard d'une cannibale au sourire chromé, avec son lot de descriptions gores qui m'avaient tant plues dans L'échiquier....
Enfin, bien que l'histoire ne soit pas révolutionnaire en soi, le rythme du récit est curieux car entrecoupé par les discours d'un être semble-t-il omnipotent dont on ne découvre le rôle que dans les dernières pages. Intéressant.

Une bonne histoire mais sans plus, que je trouve gâchée par l'introduction nécessaire de tout un tas d'hypothèses, formules et postulats mathématiques bien rébarbatifs. Mais là, c'est mon côté mathématophobe qui parle !

mercredi 5 janvier 2005

« L'évangile du serpent », Pierre BORDAGE

L'évangile du serpent C'est un peu à l'aventure que j'ai commencé ce livre dont je n'avais alors eu aucun échos. Et dont le bref résumé sur la quatrième de couverture était pour le moins peu explicite.

D'évangile du titre, il n'en reste que la notion du Messie : un drôle de Jésus tout droit sortit d'Amazonie, élevé dans le sud de la France qui lève les foules et les fidèles pour renier le capitalisme et notre vie matérielle ; puisque les quatre protagonistes censés jouer le rôle d'apôtres, ne le sont que dans les titres de chapitres.

Voilà donc un livre à l'ambiance curieusement familière car, bien que se déroulant dans un futur très proche, la plupart des références utilisées par BORDAGE ne sont pas sans rappeler diverses têtes actuelles du petit écran que nous connaissons, et que l'on a nul mal à identifier. La critique et la vision de l'auteur sont assez cyniques mais bien souvent trop vraies : la description de la société est celle en droite ligne vers ce quoi nous nous dirigeons (ou que nous sommes déjà...). Les idées sont fraîches et semblent saines : l'avenir décrit, devient moins terrifiant.

Bien sûr, ce livre prépare déjà la suite, que j'attends avec impatience ! ;-) Un très bon BORDAGE.

mercredi 24 novembre 2004

« Mécomptes de fées », Terry PRATCHETT

Mécomptes de fées Je ne connaissais pas Terry PRATCHETT. Suite au conseil de Tigroux, j'ai décidé de tenter le coup.
J'avoue que je n'ai pas été déçu du tout, et que je rejoint en général la critique tigrouxesque émise.

Un bon auteur, très divertissant : à renouveler, donc !

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mercredi 29 septembre 2004

« Le Parfum », Patrick SÜSKIND

La parfum Il y a longtemps que j'avais entendu parler de cette œuvre et de sa qualité sans jamais pourtant me décider à l'acquérir. Finalement, je l'ai lu et j'ai beaucoup aimé cette histoire pour le personnage principal complètement décalé et pour la description de la société française et de ses us dans la période pré-révolutionnaire.
J'imagine que l'auteur (Teuton de son état) doit être sacrément francophile et a dû longuement se documenter avant de pondre un tel portrait. L'originalité de ce livre c'est que, contrairement à la majorité des récits, qui ne décrivent que rarement les sensations olfactives des protagonistes, ici, chaque phrase fait référence à des odeurs qui sont décrites de mille manières. Cela rend le roman intrigant au début, puis l'on se rend compte que toutes ces fragrances que l'auteur tente de nous faire percevoir modulent le récit. En cela, c'est déjà une réussite et une curiosité qu'il serait bon de rééditer.

dimanche 12 septembre 2004

« La lune n'est pas pour nous », Johan HÉLIOT

La Lune n'est pas pour nous Ce livre est la suite d'une uchronie que j'ai découverte par hasard au début de l'année : « La lune seule le sait ». J'avais beaucoup apprécié le premier volet dans lequel une entité extraterrestre a délivré une nouvelle science aux humains du XIXème siècle, ce qui a, par un obscur "effet papillon", fait de Napoléon III un tyran qui règne quasiment sur le monde depuis quelques dizaines d'années et qui expédie sur un bagne lunaire tous les opposants du régime.

Ce second volet débute dans les années 1930 lors de l'arrivée au pouvoir d'Hitler en Allemagne, pays vainqueur de la "Guerre Totale" qui a eu lieu 15 ans auparavant et qui a vu la défaite de la France, depuis saignée par une armistice qui fait du pays un tiers-monde européen.
J'admet que c'est assez complexe d'expliquer le contexte (répétez plusieurs fois cette phrase, c'est bon pour la diction) en quelques lignes. Quoi qu'il en soit, le charme de la préquel est intact et même encore meilleur. HÉLIOT met en effet en scène des personnages historiques qu'il est curieux de voire figurer dans ce genre d'ouvrages. Ainsi, Jules VERNE était le héros du premier opus aux côtés de Victor HUGO alors que dans le second on peut rencontrer Léon BLUM, TROTSKY, ainsi que HITLER et toute sa clique de sinistres ministres.

On obtient au final une histoire fraîche et intriguante au rythme soutenu (parfois même un peu trop) que j'ai littéralement dévorée en un week-end. Je ne sais pas si une suite est en préparation, mais nul doute que je l'achèterais si elle était éditée un jour.

mercredi 1 septembre 2004

« Rouge Brésil », Jean-Christophe RUFIN

Rouge Brésil J'avais déjà entendu parler de ce roman il y a quelques années. Je suis tombé dessus par hasard à l'occasion de sa sortie en format poche.
Je ne connaissais pas J.-C. RUFIN et à vrai dire, j'avais de gros a priori sur son style étant donné que cette ouvrage lui a valu le Goncourt. Hé bien je dois avouer que j'avais tort : le style est simple et loin des récits au flot alambiqué de tant d'écrivains français actuels.

Très agréable à lire, le roman narre en gros l'histoire d'un groupe de colons qui décide d'aller bâtir un fort, future base avancée de la « France antarctique » sur une île de la baie de Genèbre, aussi connue sous sa traduction portugaise, la baie de Rio de Janeiro. Le récit se focalise sur trois personnages : l'amiral Villegagnon, qui dirige la colonisation et Just et Colombe, deux enfants embarqués bien malgré eux à bord pour servir de traducteurs avec les indiens cannibales de la baie.

Bien entendu, les choses ne se déroulent pas tout à fait comme prévu et l'arrivée de renforts coloniaux venus de France mais dont les rangs sont essentiellement composés de Protestants n'arrange pas les choses : l'île devient le théâtre d'une guerre de religion, bien avant celles qui enflammèrent l'Europe un siècle plus tard.

J'ai beaucoup aimé cette œuvre car d'une part, elle est tirée de faits réels ; parce que l'auteur arrive à nous décrire de façon claire ce à quoi la baie de Rio devait ressembler mais aussi comment vivaient les Tupis, quelles étaient leurs croyances, etc. ; et enfin parce que le récit et la trame sont tout simplement passionnants. Bref, je recommande vivement la lecture de ce livre. ;-)

dimanche 8 août 2004

« Kwest », Andreas ESCHBACH

Kwest Voici le deuxième livre du "space-teuton" que je lis, et je dois avouer que je l'ai bien aimé. Le premier avait le titre intrigant de « Des milliards de tapis de cheveux » ; la trame de l'histoire m'avait séduit par le procédé employé : un ricochet constant d'un personnage vers d'autres qui n'a qu'un seul but, nous présenter un univers et son histoire. Je l'avais trouvé très bon.
Bien que « Kwest » se déroule dans le même univers quelques temps avant (centaines ? millions d'années ?), le récit suit plutôt une trame classique qui ne le différencie pas de la pléthore de romans de SF si ce n'est le style de l'auteur, assez marqué. L'intrigue n'a rien d'exceptionnel et flaire le déjà vu. L'unique intérêt que j'y ai vu est de retrouver l'univers de « Des milliards de tapis de cheveux » ainsi qu'un certain humour cynique.

En bref, agréable à lire, mais rien de bien transcendant.

jeudi 5 août 2004

« Les filles de Caleb », Arlette COUSTURE

Les filles de CalebCe roman québécois nous narre la vie houleuse d'une institutrice de Mauricie (ne me demandez pas où cela se trouve !) fin XIXème début XXème. Émilie Bordeleau (puisqu'il s'agit du nom de l'héroïne) est sans cesse tiraillée entre son amour pour son mari, et ses devoirs de femme. Or, ce mariage a bien du mal à maintenir le bonheur au foyer : son mari est un alcoolique chronique amoureux fou d'elle mais qui ne respire que loin d'elle.... De plus, il est dur de garder la tête froide en ces temps où les enfants naissent presque par par inadvertance et où chaque hiver emporte son lot d'êtres chers, comme tombent les mouches.
Un roman émouvant et terriblement triste qui au-delà de l'histoire permet de comprendre en détail comment vivaient au quotidien les ruraux du début du siècle au Québec, qui devaient avoir une condition ni meilleure ni pire que leurs homologues français : presque une approche sociologique. J'ai pour ma part été intéressé par le côté linguistique du récit qui emploie à tout-va le patois québécois ; que je me suis amusé à comparer au gallo, puisqu'ils dérivent de la même souche.

Après quelques renseignements, j'ai appris que ce roman de très grande renommée outre-atlantique avait été adapté en mini-série télé et qu'il avait même été diffusé en France il y a quelques années. Peut-être en ai-je vue quelques épisodes sans que je ne m'en souvienne. Quoi qu'il en soit, cela m'intrigue et je pense que je vais me débrouiller pour récupérer au moins un épisode pour savoir de quoi il en retourne....

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