2030. Les désordres climatiques ont entraîné l’assèchement de certaines régions du globe où les populations meurent de soif, au sens propre du terme. Aussi, lorsque des images piratées en provenance d’un satellite de prospection révèlent à Fatimata Konaté qu’une nappe d’eau gigantesque se cache à quelques centaines de mètres dans le sous-sol de son pays ravagé par la sécheresse, la présidente du Burkina-Faso reprend espoir en la survie de son peuple.
En Europe, à Strasbourg, Catherine la malouine et Rudy le hollandais s’apprêtent à traverser en camion la France, le Maghreb et le Sahara pour convoyer le matériel de forage qu’une grande ONG a promise aux burkinabés.
De son côté, Fuller, un multimilliardaire américain propriétaire du satellite piraté, revendique au nom de sa multinationale la propriété exclusive de cette nappe. Ressource qu’il entend bien exploiter jusqu’à la dernière goutte pour approvisionner en eau le marché américain, quitte à faire appel aux services de la CIA pour faire plier cette présidente africaine opiniâtre qui ose se dresser contre ses intérêts.
Voici donc planté le décor idéal pour une véritable guérilla politique et économique opposant un petit état du Sud et l’incarnation du capitalisme ultra libéral occidental. Conflit dont l’enjeu n’est rien de moins que de l’eau et, par extension, la survie de tout un peuple ignoré.
Jean-Marc LIGNY propose un roman d’anticipation solide, dont les rebondissements et le suspense sont capables de tenir le lecteur en haleine tout au long des quelques cinq cent pages.
L’auteur dépeint ce à quoi notre planète et notre société pourraient ressembler d’ici un quart de siècle (autant dire demain) ; il suggère cette vision certes crue et pessimiste, mais issue d’une analyse véritablement pertinente.
Pour cela il fait appel aux thèmes “familiers” du genre : dérèglements climatiques violents, nouvelle organisation de la scène internationale, USA étouffant sous le poids de leurs vieux démons, montée des extrémismes religieux, crise énergétique…
Il décrit également les conséquences d’un clivage sociétal démesuré, aussi bien à l’échelle globale qu’à celle d’une ville, dans lequel les classes aisées se replient sur elles-mêmes, dans leurs bulles ou au sein de leurs réseaux, aveugles aux classes les plus basses dont l’exclusion atteint un paroxysme.
Cependant, au milieu de ce capharnaüm mondialisé, l’auteur campe des héros ordinaires combattant ce cynisme généralisé et qui redonnent espoir dans la capacité de l’Homme à se réveiller, parfois, et à se serrer les coudes malgré les obstacles pour réaliser de grands actes de solidarité sans chichis et sans gloire.
Les héros nés de l’imaginaire de Jean-Marc LIGNY m’ont beaucoup plu car ils sont attachants et convaincants ; en particulier Fatimata Konaté, la présidente burkinabée joviale et intelligente.
Je regrette toutefois que certains dénouements ou certains rebondissements soient parfois un peu trop faciles… Mais ce bémol est vraiment mineur en regard du reste de l’histoire et de la qualité générale de ce roman : c’est vraiment chercher la broutille pour mieux mettre en valeur les éloges ! 
AQUA™ est donc un roman[1] que j’ai dévoré et dont le sujet m’a véritablement captivé : la vision d’un futur proche qui semble, de notre actuel point de vue, tellement probable, angoissant et cependant si passionnant… C’est donc une très bonne surprise, un coup de cœur en somme ; et une histoire que je recommande naturellement à tous.
Notes
[1] Publié chez l’Atalante
Il y a déjà un bout de temps que j’ai terminé la lecture de ce livre prêté par
À la mort de son père, George Poole, un informaticien anglais quadragénaire, découvre l’existence d’une sœur jumelle que ses parents lui avaient toujours dissimulée. Alors qu’il n’était qu’un jeune enfant, Rosa avait été placée dans le mystérieux Ordre de Sainte Marie Reine des Vierges, à Rome, fondé au Vème siècle par Regina qui selon la légende, serait l’ancêtre de la famille Poole. George décide de se rendre dans la cité éternelle pour retrouver sa sœur.
Panique sur le Royaume ! Dans cet univers parallèle — double féérique du nôtre — de mystérieux et implacables guerriers sèment la terreur et la mort. Ces événements troublants auraient-ils à voir avec l’évasion d’un puissant démon survenue quelques décennies plus tôt ? Ou bien, seraient-ils corrélés à la récente sortie d’un étonnant wargame de nouvelle génération édité sur la Surface par la société Devil’s Game ? Lil, une fey exilée depuis vingt ans dans notre monde, mène l’enquête à Paris, épaulée par Lartagne, le beau et ténébreux capitaine de la garde royale.
Alors qu’il rentre sur Helsinki en compagnie de son ami photographe, Vatanen percute en voiture un jeune levraut. Cet événement impromptu donne l’occasion au héros de faire le bilan de sa vie et de prendre une décision radicale : tout plaquer derrière lui ; femme, ami, travail… tout y passe ! Accompagné du lièvre qu’il soigne et qu’il protège, Vatanen va donner un nouveau sens à sa vie, en parcourant la Finlande en tous sens. Au contact de la nature et des habitants de ces régions reculées, le journaliste et son curieux compagnon sautent de situations cocasses en aventures rocambolesques.
Duane Fitzgerald coule une retraite paisible et réglée comme un métronome dans un village de la côte Irlandaise. Pourtant, cet ancien militaire américain dissimule un secret que bien des armées envieraient : lui ! C’est que, Duane n’est pas tout à fait comme vous et moi. Si l’on devait lui prêter des parents imaginaires, disons qu’il serait le fils de Super Jamie et de Terminator. Voici en effet quelques années que le héros s’est trouvé dégagé d’un programme de recherche visant à le transformer en cyborg… avec plus ou moins de succès. Or, voici que de bien curieux individus viennent de débarquer à Dingle…
Juste avant de sauter du train à l'


Tracy CHEVALIER semble s'être fait une spécialité des destins et intrigues amoureuses qui se nouent autour d'une œuvre d'art. Comme ce fut le cas avec "La jeune fille à la perle" d'après le tableau de Vermeer — également adapté au cinéma — et avec "La vierge en bleu".
Le roman
Non, non, vous faites fausse route : il ne s’agit pas d’un acteur abonné depuis quelques temps aux navets (à croire qu’il les repère à 100 km à la ronde !) qui aurait décidé de se reconvertir dans l’écriture SF, mais plutôt d’un auteur homonyme relativement éclectique semble-t-il.
Peut-être que le nom de Chuck PALAHNIUK ne vous dit-il pas grand chose, et pourtant ; il y a de fortes chances pour que vous connaissiez déjà l'une de ses œuvres. En effet, il est le génialissime auteur de "Fight club", un roman brillamment adapté au cinéma par David FINCHER.
Alors que l'issue du tome précédent — « L'évangile du serpent » — paraissait encourageante [
J'étais a priori assez sceptique quant la possibilité qu'un ouvrage entièrement dédié à l'histoire des techniques cryptographiques puisse susciter un intérêt aussi captivant qu'un bon roman de SF tels que je les affectionne. Mais Seb' a su me convaincre et je me suis lancé. Et je ne regrette pas du tout.
L'histoire prend ici place, huit années après
« Tous les Acadiens, toutes les Acadiennes, vont chanter vont danser sur le violon, sont Américains, elles sont Américaines, la faute à qui donc ? La faute à Napoléon »
Ce volume fait directement suite à 
Ulula mordeque acrius quam belua [
Au cours d'une campagne de fouilles archéologiques dans le désert israélien, l'étudiant américain Stephen Foxx met à jour les ossements d'une bien étrange momie : parmi les étoffes vieilles de 2000 ans, se trouvent quelques documents qui bouculent toutes les conceptions ; il s'agit du manuel d'utilisation d'un caméscope SONY qui n'est pas encore sorti sur le marché !
Après avoir transporté ses lecteurs dans la jungle luxuriante de la baie de Rio à l'époque de la Renaissance (