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dimanche 29 août 2004

« Le village », M. Night SHYAMALAN

Le Village Voici donc la dernière ponte de M. Night Shyamalan, le réalisateur Indien qui m'avait ravi avec « Sixième Sens » et « Signes ». Moins bien que le premier mais peut-être un peu mieux que le second, Night ne change pas sa stratégie et réitère une fois de plus avec ses chutes où tout se découvre d'un coup.
Seulement voilà ! Si ça fonctionne à peu près bien avec deux voire trois films, pour celui-ci, tout le monde s'y attend et chacun tente de trouver comment va se dénouer sa terrible fin. Et malgré les précautions prises, je dois bien dire que j'ai eu mes premiers soupçons (largement confirmés ensuite) à mi-film. Quoi qu'il en soit, une fois le pot-aux-roses découvert, il est très amusant d'observer comment le réalisateur opère pour préparer petit à petit le spectateur jusqu'au "dévoilement" final.
Ce film m'a plu pour son ambiance très particulière et par l'histoire elle-même. Mais j'avoue que les acteurs ne sont pas au mieux de leur forme : fan de longue date de Sigourney, je pense que ce film ne restera pas comme un de ses grands rôles.

samedi 3 juillet 2004

« Les invasions barbares », Denys ARCAND

Les invasions barbaresCe film est la suite de "Le déclin de l'empire américain" que j'ai vu récemment. On y retrouve le même ton bien que l'ensemble ait subi une actualisation.
Les personnages sont les mêmes, à l'exception du fils, inexistant dans le premier volet et qui joue ici un rôle central de golden boy traumatisé. C'est curieux de revoir à quelques semaines d'intervalle les même acteurs qui ont pris plus d'une dizaine d'années et de retrouver dans ce volet les conséquences et liens avec le précédent.
Dans cet opus, Denys ARCAND explore moins le côté pulsionnel des personnes mais plutôt tout ce qui tourne autour d'une relation père-fils complexifiée par la survenue d'un divorce, ainsi que des rapports avec la mort imminente. Il met en évidence le côté plus timide ou plus prude de la nouvelle génération en comparaison des joutes soixante-huitardes que leurs aînés ont connues
C'est pas trop mal fait et assez intéressant. Bien que, comme dans "Le déclin de l'empire américain", le côté pseudo-masturbation intellectuelle de ces professeurs d'université m'agace un peu. Mais c'est aussi tout ce qui fait le charme de ces deux films.

vendredi 2 juillet 2004

« Bowling for Columbine », Michael MOORE

Bowling for ColumbineOn m'avait souvent conseillé de voir ce film-documentaire. Mais faute de bons conseils, ça m'ennuyait d'avance de regarder ce que je croyais être un documentaire sur une fusillade dans un lycée de ploucs américains. Donc, je ne l'avais jamais vu.
Et puis, ces derniers jours, alors que je farfouillais dans les DVD de mon frère parti travailler quelques mois en Corse, je suis tombé dessus et cela rappela à mon souvenir une conversation entendue probablement dans le train au sujet de ce film qui avait aiguisé ma curiosité.
Ni une, ni deux, je l'embarque.

Hé bien je dois dire «Que nenni de mes opinions passées !». Plus qu'un documentaire, il s'agit là plutôt d'une analyse "intra-muros" des excès de violence de la société américaine, des causes probables, des acteurs qui l'entretiennent, de ses manifestations... Avec comme point de départ, la fameuse et terrible fusillade. Le tout avec un cynisme et un certain humour acide qui m'ont beaucoup plus. Il permet de mieux comprendre les mécanismes qui conduisent à de tels excès, et surtout de constater que notre pays en suit malheureusement la droite ligne lorsqu'on considère les lois répressives mises en place ses dernières années etc.

Enfin, cela m'a surtout donné envie d'aller voir le prochain film de Michael MOORE qui sort la semaine prochaine je crois.

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