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dimanche 19 novembre 2006

Quatuor de toiles

Bamako
Abderrahmane SISSAKO
Dans la cour d'une maison de la capitale Malienne dans laquelle vivent plusieurs famille, un tribunal a été dressé. Un lieu insolite pour un procès qui l'est tout autant : le peuple Africain contre le FMI et la Banque Mondiale. Viennent ainsi témoigner des gens d'extraction modeste tout comme des dignitaires Africains. Certaines dépositions sont poignantes, comme celle de ce paysan qui vient "chanter" sa plainte. Parallèlement, un drame se joue dans l'une des familles de la cour.
Ce film est un curieux mélange empreint de docu-fiction qui m'a permis de mieux saisir la partie d'échec que se jouent les occidentaux en Afrique au dépends de la population et de l'avenir de ce continent. Intéressant donc, mais un peu long.
Dans Paris
Christophe HONORÉ
De C. Honoré, je ne connaissais que "17 fois Cécile Cassard" dont l'atmosphère lourde et saturée de malaise m'avait marqué et impressionné. Cette fois-ci l'on a un film plus léger, plus drôle, mais où flotte toujours un peu de malaise et quelque chose que je n'arrive pas à définir et qui rend les personnages "vrais". Toutefois, je ne me risquerais pas à décrire le film étant donné que je ne l'ai pas aimé : j'ai l'impression que l'on déploie de l'énergie dans du vide : comme un coup d'épée dans l'air... Seule l'ambiance musicale jazzy du film m'a accroché.
Le parfum
Tom TYKVER
Ce roman de SÜSKIND avait la réputation d'être intransposable au cinéma ; le réalisateur qui s'y risquerait serait donc nécessairement attendu au tournant. En effet, comment rendre visuellement compte de la palette olfactive déployée dans le livre ? Hé bien, TYKVER se sort relativement bien de ce piège notamment par l'enchaînement rapide de plans serrés rehaussés par quelques bruitages astucieusement organisés. Le résultat est éloquent et très acceptable. Quant au récit, à quelques exceptions près, il est mené de bout en bout, y compris l'apothéose du roman : la scène orgiaque de la place du marché.
L'esthétique globale du film m'a beaucoup enthousiasmé même si je lui reproche de verser par moments un peu trop dans le lyrisme. Voici un des rares livres dont l'adaptation au cinéma ne me déçoit pas outre mesure. Mais qu'on ai lu le roman ou pas, ce film est résolument un bon choix de toile.
Scoop
Woody ALLEN
Après "Match Point", Woody ALLEN continue à allonger la liste de sa filmographie en poursuivant ses mises en scène de la haute société Londonienne. Mais cette fois-ci, il revient à la comédie un brin loufoque sous les traits d'un prestidigitateur minable embarqué dans l'enquête menée par Sondra. Cette jeune journaliste contactée par le fantôme d'un grand reporter, s'apprête à démasquer le "Tueur au tarot" qu'elle suppose être le jeune et séduisant fils de Lord Lyman.
Le film est servi par une distribution de choix : outre Woody, on trouve Scarlett JOHANSSON qui rempile cette fois dans le rôle de l'étudiante un peu potiche et bien sûr Hugh JACKMAN, qui a troqué de façon très convaincante les griffes de Wolverine pour les costumes chics du beau gosse aristo. L'enquête ne casse pas des briques, mais l'humour est présente ainsi que son cortège de géniales loufoqueries : qui aurait imaginé que la traversée vers la mort soit si distrayante ?

jeudi 21 septembre 2006

« Little Miss Sunshine », Jonathan DAYTON, Valerie FARIS

Ainsi donc, le rêve d’Olive, 7 ans, est sur le point de se réa­li­ser : par­ti­ci­per au con­cours de beauté lit­tle Miss Sun­shine, à Redondo Beach. Pour l’occa­sion, toute la famille Hoo­ver se mobi­lise, de gré… ou de force et embar­que dans le combi volks­wa­gen fami­lial tout décrépi, direc­tion : la Cali­for­nie. L’équi­page est com­posé du père, un loo­ser qui s’archarne pour­tant à ensei­gner sa méthode qui per­met de deve­nir un gagnant, du grand-père, un héroï­no­mane lubri­que qui joue les coach auprès d’Olive, du frère, un ado aussi éner­gi­que qu’une gui­mauve qui a fait vœu de silence jusqu’à son admis­sion à l‘Air Force Aca­demy, de l’oncle, un spé­cia­liste de Proust qui vient d’échouer dans sa ten­ta­tive de sui­cide et de la mère, qui essaie tant bien que mal de con­te­nir les ten­sions que ce voyage impromptu ne man­que pas de pro­vo­quer.

Voilà donc une véri­ta­ble “tribu de la loose” qui part sur les rou­tes et qui affronte les évé­ne­ments de manière… inat­ten­due. On rit beau­coup à obser­ver la façon dont la famille arrive à se dépê­trer des situa­tions cocas­ses dans les­quel­les le sort s’acharne à la plon­ger.

J’ai donc beau­coup aimé ce film sans gran­des pré­ten­tions mais néan­moins doté d’une dis­tri­bu­tion inté­res­sante (Toni COL­LETTE, Greg KIN­NEAR) qui m’a bien fait rire. Un bon diver­tis­se­ment à décou­vrir en VO de pré­fé­rence.

mercredi 3 mai 2006

« C.R.A.Z.Y. » sort en France

Au mois de septembre dernier, je ne connaissais pas encore la date de la sortie en France de "C.R.A.Z.Y.", de Jean-Marc VALLÉE. Hé bien, il semblerait que sa sortie ait lieu aujourd'hui !

Pour rappel, il s'agit d'un excellent film québécois qui raconte la vie entre les années 60 et 2000 d'une famille de Montréalais ; une histoire drôle, simple, attachante qui mérite amplement que l'on se déplace pour aller la voir ! ;-)

mercredi 12 avril 2006

« Inside man », Spike LEE

inside_manTout commence comme une histoire de hold-up classique avec prise d'otage ; le genre de films que l'on a vu mille fois. Puis, le film sort du fossé des grotesques clichés. Quelques rencontres intrigantes, des secrets bien gardés : le récit ne suit plus le cours que l'on imaginait au départ. Tant mieux ! le suspense n'en est que meilleur.

Il ne m'est pas possible de m'étendre encore sur l'histoire sans révéler quelques points cruciaux qui lui feraient perdre de sa saveur. Ce que l'on peut dire en revanche, c'est que la casting est de qualité (Denzel WASHINGTON, Jodie FOSTER...) et que le tout est ingénieux et bien ficelé. Voici un film de qualité qui sort du lot par son originalité.

mercredi 8 mars 2006

« Le nouveau monde », Terrence MALICK

nouveau_mondeDe ce film je retiendrais principalement deux qualificatifs : beauté et poésie. Dans le prolongement de « La ligne rouge », Terrence MALICK abreuve le spectateur de magnifiques images de la Nature et de la vie des autochtones en harmonie avec elle. On y trouve un schéma similaire : qu’il soit John Smith ou un G.I. à Guadalcanal, c’est l’homme d’arme qui découvre le jardin d’Éden, la beauté et la paix. Mais le rêve tourne court, et le paradis terrestre devient champ de bataille. Les hommes s’affrontent et se déchaînent au milieu d’une nature spectatrice, intouchable, d’une majesté telle que les conflits humains passent pour totale futilité, fantaisie humaine

A priori, s’inspirer du mythe de la rencontre entre Pocahontas, la princesse indienne et John Smith, capitaine anglais venu jeter les bases de la colonisation de la Virginie pouvait se révéler être une idée désastreuse, car versant facilement dans la mièvrerie. Mais finalement non. Le personnage du capitaine est plus complexe et l’histoire d’amour entre les deux tourtereaux plus chaotique que l’interprétation simpliste du conte.
Les Européens, crasseux et dépenaillés débarquent au milieu des terres habitées par un peuple de sauvages dont l’organisation est plus subtile qu’il n’y paraît et dont le raffinement ne passe pas nécessairement par d’opulentes toilettes.

Les dialogues sont peu nombreux et l’expression de l’amour et de l’harmonie se traduit par les caresses, regards et danses des personnages principaux. L’actrice interprétant le rôle de Pocahontas (Q'orianka KILCHER) est d'une beauté surprenante et pleinement crédible. Un choix de casting crucial pour un casting de choix : Colin FARRELL, Christian BALE, Christopher PLUMMER…
Voilà donc un réalisateur qui n’est pas très prolifique en regard de sa notoriété – et donc de la masse de sollicitations qu’il doit recevoir – mais dont chacune des productions est un délice poétique.

samedi 4 mars 2006

« Syriana », Stephen GAGHAN

SyrianaL'héritier d'un émirat de la péninsule arabique, le prince Nasir, décide d'accorder des droits de forages à une compagnie pétrolière chinoise aux détriments d'un concurent américain : Connex oil.
Dans le désert du Moyen-Orient, un jeune ouvrier pakistanais est renvoyé, comme tous ses collègues, de la raffinerie dont les chinois viennent de faire l'acquisition.
Aux États-Unis, Connex oil annonce sa fusion avec une autre compagnie, Killen. Intrigué par cette opération, le département de la justice mandate un jeune avocat pour enquêter sur ce rapprochement pour le moins douteux.
À Genève, un consultant spécialiste du secteur énergétique s'apprête à décoller pour l'Espagne pour assister à une réception donnée par le prince Nasir.
Un agent de la CIA est prié de reprendre du service afin d'éliminer le prince.

Autant de destins, croisés ou isolés, qui dénoncent les ingérences et manœuvres des occidentaux (pour ne pas dire étasuniens) au Moyen-Orient visant à entretenir un chaos propice au contrôle de la production pétrolière. Un chaos qui malheureusement charrie également son lot de désespoir et de misère, véritable aubaine pour les groupes intégristes et terroristes.
Qui sème le vent... récolte la tempête....

Un film au casting soigné (George CLOONEY, Matt DAMON, William HURT,...) aux vagues airs de documentaire à la « Traffic », un brin complexe, mais qui sait mêler émotion et engagement de manière habile.

samedi 21 janvier 2006

« Brokeback mountain », Ang LEE

BBMÀ l'époque où je lisais le recueil d'Annie PROULX — « Les pieds dans la boue » — j'avais lu quelquepart qu'un cinéaste s'apprêtait à adapter pour le grand écran la nouvelle qui m'avait paru la plus belle.
Je guettais donc avec impatience la sortie de ce film, curieux de savoir de quelle façon le réalisateur de « Tigre et dragon » s'y prendrait pour traiter le sujet épineux de cette histoire à partir d'une matière bien menue (une trentaine de pages).

Hé bien, je crois qu'Ang LEE a choisi la meilleure et la plus sage des solutions : conserver intact le récit d'Annie PROULX sans réinterpréter la nouvelle. Même les dialogues sont bien souvent repris à la virgule près.
Le seul ajout qu'il s'est permis est l'introduction de somptueux plans de la nature sauvage du Wyoming et des Rocheuses.

Le résultat est édifiant : l'émotion de la nouvelle, issue d'un équilibre délicat, est intacte voire magnifiée par l'image et ses décors grandioses. Et pourtant, les choses n'étaient a priori pas si simples...

Pour rappel, Brokeback mountain raconte l'amour au fil des ans, vécue entre deux cowboys, jusqu'à l'agonie, dans la société rigide des ploucs du Wyoming des 60's.
Un sujet difficile, un véritable terrain miné, pourtant traité avec une grande justesse, sans jamais tomber dans le mélo ou le pathos : une prouesse !
Les dialogues sont minimalistes mais les regards et non-dits sont éloquents.
L'histoire est brutale, triste, injuste, mais empreinte d'une indicible beauté, et donc, terriblement émouvante. Il est au final bien difficile de retenir ses larmes face à des sentiments si forts.

Ce film vous remue les tripes à tel point que certains n'arrivent apparemment pas à s'en remettre ; et on les comprend !

Pour la première fois, je suis aussi (sinon plus) touché par le film que par l'œuvre littéraire dont il est tiré !
Brokeback mountain est donc un film que je recommande vivement à toutes et à tous, sans restrictions aucunes de par son universalité.

Cependant, bien que traité d'une façon pourtant fort pudique, ce film n'en est pas moins interdit dans de nombreuses salles un peu partout dans le monde ; aux USA il vous faut même avoir 17 ans minimum pour aller le voir...
Dommage.

jeudi 29 décembre 2005

« Le monde de Narnia », chapitre 1

NarniaLes images diffusées lors des bandes-annonces étaient prometteuses : de belles images, de grandes batailles, un univers féérique et coloré... de quoi rappeler un peu le Seigneur des Anneaux et faire saliver les spectateurs en manque depuis la sortie du dernier opus de la célèbre trilogie.

J'avais été prévenu, nottamment par Zelly, que les œuvres à l'origine du film appartenaient à la littérature enfantine et que, par conséquent, le film s'adresserait probablement au même public.

Elle avait raison !

Narnia est un monde numérique merveilleux, les enfants sont polis et vertueux, les paysages et les êtres (même les méchants) sont très jolis. Les méchants sont très méchants et les gentils, très gentils.
Les scènes de combat (en particulier la grande bataille) sont très bien conçues et réalisent l'exploit de ne jamais montrer la moindre goutte de sang à l'écran pour ne pas choquer les plus petits.

Toutefois, même s'il n'est pas bien de comparer ce qui n'est pas réellement comparable, je dirais que tout cela manque tout de même d'un peu de profondeur et d'ambiguïté comme dans le Seigneur des Anneaux. Cela dit, Le Monde de Narnia mérite le détour et reste un très joli divertissement.

lundi 28 novembre 2005

« Palais royal ! », Valérie LEMERCIER

palais royal La vie coule paisiblement pour Armelle, une simple orthophoniste mariée au frère cadet de l'héritier du royaume. Mais un beau matin, par le jeu des successions princières, la voilà propulsée au rang de souveraine de son pays.
Complètement inexpérimentée, elle endosse son rôle de potiche et enchaîne les bourdes protocolaires.
Le jour où elle découvre que son mari Arnaud la trompe, Armelle se réveille et décide de mettre son grain de sel dans les rouages princiers, au grand dam de sa belle-mère, la reine Eugénia.

Clairement inspirée par la destinée de Lady Di, Valérie LERMERCIER s'éclate dans son rôle de princesse des cœurs manipulatrice qui, méprisée par sa belle-famille, décide de lui en faire baver un peu. Lambert WILSON est sa place dans le rôle d'un prince adepte de la décadence jet-set et Catherine DENEUVE est totalement convaincante dans la peau de la reine-mère rigide soucieuse de l'image de sa famille royale.
Le film regorge de gags et de tirades cultes (typiquement LEMERCIER), comme dans « Le derrière », et dresse un portrait un peu acide du quotidien, dans l'envers du décor des cours royales.

À mon avis, la comédie culte de cette fin d'année.

mardi 1 novembre 2005

« Match Point », Woody ALLEN

Match_point Chris, un jeune professeur de tennis se fait embaucher par un club très select de Londres où il fait la connaissance de Tom, fils d'un riche homme d'affaire. Rapidement, Chris séduit puis épouse Chloé, la sœur de Tom ; mais il tombe également amoureux de Nola, actrice américaine et également petite amie de Tom...
Alors que sa situation sociale évolue et qu'il a déjà un pied dans la haute-société londonienne, sa relation avec Nola devient de plus en plus inconfortable.

Ce que l'on ne peut pas nier en regardant ce film, c'est l'incroyable esthétisme qui s'en dégage. Les plans délicats et équilibrés foisonnent, et rivalisent sans problème avec la beauté et l'élégance des acteurs, notamment Jonathan RHYS-MEYERS (que je ne connaissais pas) et Scarlett JOHANSSON dont j'avais apprécié la prestation pour Lost in translation.

L'esthétique de l'image contraste habilement avec le contenu du film, une histoire amorale, une histoire noire loin de la comédie sentimentale, qui rappelle que le hasard est toujours le maître du destin.

Je connaissais très peu l'œuvre de Woddy ALLEN ; mais ce film, que j'ai adoré pour sa finesse et son récit donne vraiment envie d'en connaître davantage.

« Combien tu m'aimes ? », Bertrand BLIER

Combien Un quadra esseulé propose à une prostituée 100.000 € par mois pour qu'elle devienne sa femme, jusqu'à ce que ses gains récents du LOTO soient épuisés.

Le thème de départ semble prometteur et les premières scènes du film confortent ce sentiment : Monica BELLUCI est éblouissante, Bernard CAMPAN a un jeu très juste et les plans sont très intéressants.

Hélas ! Après 20 minutes déjà, le soufflé commence à retomber. Le récit devient décousu et certaines scènes deviennent comme hallucinées ou oniriques. Les passages sensés être profonds sont dignes des meilleures parodies cinématographiques des Inconnus et donnent envie de rire. Le film se noie, le spectateur a définitivement lâché les amarres. Même la fin, sensée cloturer magistralement l'ensemble, ne renfloue rien.
Pour moi, le constat est sans appel : ce film est complètement râté ou alors... c'est que je n'ai rien compris au film.

J'aurais largement préféré assister comme prévu à l'avant-première de « La boîte noire », au lieu d'être obligé de me rabattre, faute de places disponibles, sur ce navet.

jeudi 22 septembre 2005

« C.R.A.Z.Y. », Jean-Marc VALLÉE

CRAZY C.R.A.Z.Y. raconte l'histoire de Zachary Beaulieu, de sa naissance à Noël 1960 jusqu'à l'âge adulte. Élevé dans une famille modeste de la banlieue montréalaise, au milieu de ses quatre frères auxquels il tente désespérément de ressembler, Zachary affronte ses peurs et ses doutes, épaulée par une mère pieuse et aimante.
Et, pour ne pas perdre ce qu'il a de plus précieux au monde, l'amour de son père, il renie avec acharnement sa nature profonde.

Profitant de quelques jours à Montréal, je tenais absolument à aller voir au moins une production locale. Selon les médias, ce film était le gros carton populaire du moment au Québec, où le film a généré un nombre inespéré d'entrées. Moi aussi, j'ai été totalement conquis.

Les personnages sont drôles et attachants et le portrait qui est dressé de la famille sur une vingtaine d'années est remarquable. Avec C.R.A.Z.Y. on rit (beaucoup) et on pleure aussi (un peu), bercé par la douce voix de Patsy Cline sur « Crazy » ou encore par les mélodies d'Aznavour reprises invariablement chaque Noël par le patriarche des Beaulieu, au grand désespoir de sa famille :-).

Il est apparemment très difficile de trouver des informations sur ce film sur les sites Français ; et sa sortie en France ne semble pas encore prévue : les droits de distribution n'ont peut-être pas encore été vendus. Toutefois, je ne doute pas qu'au vu de son succès phénoménal outre-Atlantique, il finisse par débarquer dans nos salles. Enfin, je l'espère car il serait à mon avis fort dommage de passer à côté. Vous l'aurez compris, je ne pourrais que vous recommander d'aller voir ce film si vous en aviez l'opportunité un jour.

Pour le moment, il est facile de trouver des informations complémentaires sur le web Québécois pour ceux que ça intéresse :

dimanche 19 juin 2005

« Les poupées russes », Cédric KLAPISCH

Les poupées russesFaute d'assister à un coucher de soleil à Madère[1], au frais, autant éviter la chaleur d'une soirée nantaise pour aller voir un bon film dans une salle climatisée.

Cette suite de "L'auberge espagnole" est à mon sens à la fois très différente et très semblable de ce film quasiment culte aujourd'hui.

Semblable sur l'humour : Xavier (Romain DURIS) tombe toujours de galères en galères qu'elles soient d'ordre sentimental ou professionnel ; et éprouve toujours autant de difficultés à les résoudre avec son lot de quiproquos et de situations comiques. Je ne me mouillerais pas trop en affirmant qu'on rit quasiment autant que dans le premier, sinon plus. On retrouve également la plupart des personnages de Barcelone : Martine l'ex, Isabelle la pétillante lesbienne belge, Wendy l'anglaise et son terrible frère William. Quant au style, on retrouve immanquablement la patte de KLAPISCH (le pipeau !).

L'histoire s'articule autour de plusieurs axes : L'accomplissement d'une lourde tâche professionnelle pour Xavier, qui l'amènera à renouer contact avec Wendy. L'histoire d'amour et le mariage de William avec une belle danseuse russe de Saint-Petersbourg. Et surtout, Xavier lancé à corps perdu à la recherche de l'âme sœur.

Les différences que j'ai précédemment évoquées concernes globalement le ton du film. Si "l'Auberge espagnole" est une histoire pleine de légèreté, j'ai trouvé la réflexion de ce film un peu plus profonde : l'analyse des soucis de ces trentenaires en est à mon avis la principale raison. Ainsi, les personnages ont changé, ils ont mûri et ont eu à faire face aux premiers revers.

Au final, j'ai beaucoup aimé cette histoire riche, se partageant entre Paris, Londres et Saint-Petersbourg - peut-être un peu longuette sur la fin - elle m'est à la fois grave et fraîche.

Notes

[1] Bientôt, les explications... ;-)

vendredi 27 mai 2005

« La revanche des Siths » StarWars Episode III

EpisodeIII Finalement j'ai craqué, et je suis allé ce film avant le spectacle de Royal de Luxe... :-)

Que dire de cet épisode sinon que tout le monde l'attendait à plus d'un titre. Pour commencer parce qu'il effectue la jonction entre les anciens et les nouveaux épisodes et surtout, parce qu'il s'agit du dernier (façon de parler) épisode de Star Wars ! Hé oui ! J'imagine mal comment notre cher George et son légendaire brushing vaporeux qui n'a pas bougé d'un cheveux depuis trente ans pourrait nous dégotter un Mark Hamill, une Carrie Fisher et même un Harrison Ford qui n'auraient pas pris une ride depuis 1983 (sortie du Retour du Jedi) pour tourner l'épisode VII - « L'héritier de l'Empire », dont l'histoire se déroule juste après la chute de l'Empire et la mise en place d'une nouvelle république déjà minée par les complots et trahisons en tous genres. C'est bel et bien la fin de la saga telle que nous l'avons connue ; à moins bien sûr qu'il n'ait recours à des personnages de synthèse pour clore la saga avec les trois derniers épisodes...

Mais revenons à la « Revanche des Siths ». Le film commence par une très belle scène de bataille dans l'espace, au-dessus de Coruscant. Et là, bien sûr, l'un des mots d'ordre du film est lancé : transition. En effet, il me semble que l'un des plus gros défis du film est de réaliser l'exploit de lier de façon lisse et crédible les épisodes précédents et suivants. Bien sûr, la transition scénaristique était impérative, mais ce sont dans les détails que cela s'exprime le mieux. C'est ainsi au cœur de cette première bataille que l'on voit apparaître les proches ancêtres des X-wings (appareil rebelles) et des Tie-fighters (homologues de l'Empire) combattant côte-à-côte les énormes vaisseaux des méchants. Vaisseaux d'ailleurs qui commencent à adopter la silhouette triangulaire et moche des gros-porteurs de l'Empire bien loin des navettes ultra-design aux lignes élancées que l'on croirait recouvertes d'argent de la princesse Amidala ! À propos de cette dernière, elle rencontre dans cet épisode le même coiffeur que sa fille ; hé oui, le look "pains aux raisins" sur les oreilles pointe le bout de son nez...
On y renconte aussi pour la première fois des wookies, dont le chef semble n'être autre que Chewbacca ! Ainsi donc, nous voici progressant dans l'histoire qui nous apporte au fur et à mesure de plus en plus de raccords avec « Un nouvel espoir » et qui répond à tout un tas de questions que vous vous étiez posées... ou non. En vrac : "Pourquoi Palpatine dans le 2 avait l'air d'un jeune vieillard alors que l'on sait qu'il va devenir l'Empereur au visage tout ridé ?", "Pourquoi ne voit-on plus de droïdes dans le 4 alors qu'ils sont légions dans le 1 et le 2 ?", "Où sont passées les armées de Jedi du 2 alors qu'Obiwan-Kenobi affirme être le dernier Jedi dans le 4 ?", "Pourquoi Dark Vador porte-t-il un casque ô combien peu seyant ?"...

Cet épisode est également indubitablement plus sombre que les deux précédents ; remarquez, après l'épisode 1 et son ambiance Disneyland en carton-pâte numérique rose, il n'était pas très dur de produire un film plus profond, plus noir et plus violent l'éloignant en contrepartie du jeune public. Hé oui ! Ici, point de courses prépubères dans le désert ni d'apprentis pilotes qui détruisent des bases spatiales pour s'amuser ! Ce sont plutôt des morts tragiques par milliers et des membres et des têtes coupées !

Voilà donc un très bon film que j'ai beaucoup aimé ; à tel point que je me pose encore la question de savoir s'il n'est pas mon préféré des six. Même s'il est peu gâché par Hayden Christensen (Anakin) encore plus nul que dans le deuxième. Heureusement, Ewan McGregor est là pour rattraper un peu les choses ! ;-)

mercredi 20 avril 2005

« Man to man », Régis WARGNIER

affiche En 1870, un membre d'un trio de scientifiques écossais (Joseph FIENNES) capture en Afrique centrale deux Pygmées en compagnie d'une négociante en animaux exotiques (Kristin SCOTT THOMAS).
De retour au château, nos trois savants se livrent à des expériences et mesures sur le couple afin de d'appuyer la théorie qu'ils entendent présenter à l'Académie et qui prétend que la race pygmée est le chaînon manquant entre les plus évolués des grands singes et les moins développées des races humaines (sic).

Voici donc le décor planté d'un drame, dans lequel ces pauvres sauvages sont tour à tour considérés comme des animaux de laboratoire pour satisfaire des ambitions personnelles ou comme de respectables humains quand le bon sens et la sensibilité l'emportent sur la science du XIX et sur les préceptes de la société victorienne sclérosée. Ajoutons-y une amourette menée tout en finesse, l'ensemble réhaussé par des images très belles et des paysages africains rares mais sublimes.

Au final, WARGNIER compose là un joli film bien loin, certes, des ambitions de « Indochine » (magistral), mais qui traite d'une bonne façon les dérives et erreurs de la science sur les principes évolutifs et la nécessité pour les Européens du XIX de prouver leur supériorité... On retrouve ainsi pêle-mêle des références à la théorie de la récapitulation, à l'orthogénèse, à l'eugénisme et bien sûr au racisme.

En bref, un bon film, mais certainement pas un chef d'œuvre.

mercredi 23 mars 2005

« Wonderful days », Kim MOON-SAENG

Voici un magnifique film d'animation qui, malgré ses faux-airs japonisants, n'est pas un produit de l'empire du Soleil-levant, il vient en réalité de chez les voisins, les Coréens.

D'un point de vue graphique, le film me semble très réussi puisqu'il arrive à combiner avec harmonie de l'animation 3D, les classiques dessins mais également des séquences filmées à la caméra, en partie sur des maquettes.

Côté histoire, on retrouve le thème déjà vu d'un monde futuriste où l'humanité est ségréguée en deux clans : les riches vivant dans une cité de rêve qui exploitent une population misérable mais majoritaire reléguée dans les ports-bidonvilles. Et, il arrive un jour où un renégat issu de l'aristocratie, épris d'égalité, décide de renverser la vapeur. De nobles sentiments, on n'en demandait pas moins...

Il est dommage que l'histoire soit cependant relativement vide ; car, malgré des images et des plans d'une poésie délicieuse toute asiatique, il n'en reste pas moins que le film se perd souvent dans des longueurs soporifiques.

vendredi 7 janvier 2005

« Alexandre », Oliver STONE

Alexandre Serait-ce un brusque engouement de l'Antiquité qui s'empare ainsi de moi ? Après « Troie », voici que je suis allé voir le dernier film de notre réalisateur demi-français Oliver STONE. Ce brave Olivier (permettez que je le nomme ainsi), nous a déjà pondu nombre de chefs d'œuvre tels que « Midnight express », « Platoon», « Entre ciel et terre »... ainsi qu'un OVNI aussi bon que « U-Turn». Aussi, il était quasiment gagné d'avance qu'un film comme « Alexandre» serait forcément "Grand" ou tout du moins ne laisserait pas indifférent.
Toutefois, la perspective qu'une page de l'histoire antique soit une fois de plus traitée dans une superproduction avait de quoi laisser sceptique ; cela d'autant plus que ma dernière expérience du genre avec « Troie » s'était avérée fort peu concluante et que justement, comme dans « Troie », je pressentais que certains des aspects de la personnalité des personnages principaux (Achille et Alexandre) tout à fait primordiaux dans l'explication des actions Historiques de ces héros ne soient purement et simplement passés à la trappe au nom du "politiquement correct".
Coïncidence surprenante, l'histoire d'« Alexandre » nous apprend justement qu'Achille est le lointain ancêtre du blondinet Macédonien qui voulait être roi du Monde.

Quel en est donc le bilan ?
Pour commencer, je dirais que l'aspect biographique est très bien traité : l'on sort du film en ayant l'impression de connaître quasiment tout de la vie de ce guerrier ainsi que des éléments extérieurs et des personnages qui ont influencé ses actions tout au long de sa brève vie. Je pense que cela est dû au fait que le film s'intéresse à toutes les périodes de son existence sans rien véritablement cacher, dissimuler ou réinterpréter : chose surprenante ! En cela, c'est déjà un très bon film.
Il en résulte que les spectateurs sont pour le moins décontenancés et gigotent dans leur fauteuil, mal à l'aise d'avoir à faire à un héros qui n'est pas un chevalier blanc sans peur et sans reproches et incarnant le Bien comme tout le monde y est habitué dans le cinéma américain. Ses frasques perturbent la salle et ne manquent pas de soulever quelques réflexions stupides la séance terminée.

D'autre part, les décors, reconstitutions et costumes sont absolument éblouissants ; tout comme les batailles, très prenantes, et dégoulinant d'hémoglobine.
Quant aux acteurs, ils m'ont semblé tous à leur place, même Angelina JOLIE (!), et même si Colin FARRELL (Alexandre) n'est pas toujours très crédible en blondasse peroxydée.
En parlant de crédibilité, certaines scènes en souffrent sérieusement : dans les scènes mettant en avant Alexandre et Héphaistion, les acteurs n'y croient pas du tout, et ces moments gâchés manquent franchement de naturel. C'est bien dommage.

Quelques surprises toutefois, une scène en particulier, tournée avec un décalage chromatique : le vert devient rose, le sang devient jaune, etc... très inhabituel. On voit ainsi au ralenti des guerriers s'affronter dans un sous-bois rose bonbon où gicle du jaune d'œuf des innombrables blessures infligées.... très curieux.

Vient enfin, ce que je n'ai pas du tout aimé : la musique. C'est Vangelis qui s'y colle et qui nous rejoue des harmonies sur son clavier Bontempi des années 80. C'est tout à fait inadapté, lourdingue et ça gâche quelques bonnes scènes.

En conclusion, ce n'est certainement pas le film de l'année, ni la meilleure œuvre d'Oliver, qui aurait pu faire quelque chose de plus court surtout (3 heures !) mais c'est tout à fait recommandable, rien que pour connaître le personnage et pour voir Babylone dans ses heures fastes.

dimanche 28 novembre 2004

« Troie », Wolfgang PETERSEN

Troie Pour je ne sais quelle raison (!), la pile de films qu'il me reste à regarder ne cesse de grandir et je me demande bien quand pourrais-je la liquider... Bien entendu, je m'efforce d'en regarder un de temps en temps, mais là il y a urgence. Aussi, le travail ne surchargeant pas trop nos soirées ces temps-ci, j'ai accru la fréquence ;-)
Voici donc que je décide de visionner "Troie", non pas pour la promesse de voir quelques jupettes mais plutôt parce que, plus jeune, j'étais faciné par la mythologie grecque (et romaine) en général, et qu'un petit rafraîchissement de mémoire ne pouvait pas faire de mal.

J'appréhendais un peu l'aspect mythologique traité dans une superproduction hollywoodienne, et mes appréhensions se sont révélées fondées.
Bon, bien entendu, tout est très joli : les paysages, les décors, les scènes de combat, les acteurs (un petit bonus pour Eric BANA dans le rôle d'Hector) et les effets spéciaux. Mais le reste est relativement creux et mièvre : remarque, autant de ce que l'on pouvait attendre d'un tel film !

Reste que pour l'histoire, nous n'avions bien évidemment pas la joie de découvrir la fin, puisque celle-ci est écrite depuis quelques centaines d'années déjà et quasiment connue de tous. Néanmoins, elle permet de densifier un scénario qui aurait bien eu du mal à tenir sans cela.

Pour finir : un bon divertissement, sans plus. Je regrette toutefois, que tous les aspects du récit homérien n'aient pas été traités, et que, par exemple, du statut d'amant, Patrocle passe à celui de cousin d'Achille (Brad PITT) ; d'autre part, que le côté "divin" ne soit que très peu abordé et que le côté "magique" des forces Achéennes passé sous silence total. Quand à la beauté astrale d'Hélène contée par Homère, censée être le personnage autour duquel gravite et pour laquelle se battent tout ce petit monde (ensorcelé par sa beauté) elle s'éclipse un peu pour céder la place à Brad PITT pour finalement être totalement reléguée au second plan ! Marketing oblige....

vendredi 29 octobre 2004

« Un long dimanche de fiançailles », J.P. JEUNET

Un long dimanche de fiançailles Après son Amélie Poulain, Jean-Pierre JEUNET était attendu au tournant pour son prochain film. Tout le monde se demandait quel thème allait être abordé : après les grimaces spatiales des horribles aliens, puis des tribulations de la serveuse de Montmartre, JPJ change complétement de registre en nous plongeant dans une quête tragico-sentimentale sur fond de Grande Guerre.

Hé bien je dois dire que je suis conquis. Le film est superbe, la distribution est très bonne et il porte à l'émoi.

La qualité de l'image reste fidèle à ce que JEUNET nous avais habitué depuis Delicatessen et qu'il avait porté en exergue avec Amélie ; c'est-à-dire des plans magnifiques rehaussé par un chromatisme qui détache la scène de façon poétique pour l'extirper d'une réalité trop crue. Les décors sont somptueux ; je pense notamment aux extérieurs de la côte bretonne, ainsi qu'aux quartiers et monuments parisiens reconstitués (à la palette graphique sans aucun doute). On voit ainsi l'opéra Garnier, la gare d'Orsay, l'ancien Trocadéro... Bien que moins attrayants, les champs de bataille et les tranchées sont des no man's land gris désertés par la nature ; peut-être JPJ a-t-il forcé le trait, mais si les tranchées ressemblaient réellement à cela, j'imagine alors les pauvres soldats capables de sombrer dans la folie dans un enfer aussi effrayant...

Côté casting, c'est la pléthore. On a l'impression de connaître tous les acteurs. Bien sûr on retrouve Audrey TAUTOU dans le rôle phare (c'est le cas de le dire) qui est assez convaincante ; mais aussi toute la ribambelle attitrée de JEUNET, comme PINON, RUFUS, etc... Une très agréable surprise également, il s'agit de Jodie FOSTER (une de mes, voire mon actrice préférée) dans un second rôle sans prétention mais qui m'a encore une fois de plus épaté en parlant de manière naturelle un Français sans un pet d'accent ; ahurissant (mais comment fait-elle ???).

Sinon, l'histoire est très belle, elle tient en haleine et elle m'a personnellement fait fondre ; bien que JPJ s'en donne à cœur joie sur les clichés régionaux... On remarque tout de même bien qu'un tel scénario (si consistant et si bien construit) ne peut être qu'une adaptation d'un livre. Bingo, il s'agit du roman éponyme de Sébastien JAPRISOT. De nombreuses sublimes tirades de la voix-off semblent en être tirées.

Je recommande fortement ce film à quiconque. Je n'ai pas de système de notation Tigrouxesque pour les films, mais je lui donne haut la main la mention "Très bien".

mercredi 8 septembre 2004

« Les chroniques de Riddick »

Les Chroniques de Riddick Ceux qui avaient aimé Pitch Black ne seront pas forcément conquis par cette suite.
Pour mémoire, en 2000 Vin Diesel était déjà la vedette de ce petit film de science-fiction qui avait la particularité d'avoir été réalisé avec très peu de moyens. Mais cela ne l'avait pas empêché de remporter un succès honorable chez les adeptes. Enfin, il m'avait plu pour ses décors vides qui curieusement rendent le film presque intimiste.
Après m'être documenté, j'ai appris que les Chroniques de Riddick (Riddick étant le nom du personnage incarné par Vin) outre le fait d'être la suite directe de Pitch Black, est aussi le premier opus d'un tryptique tournant autour de... Riddick naturellement !
Mais malheureusement, bien que ses films ne seraient rien sans lui, c'est aussi à cause de lui qu'ils pêchent. En effet, avoir sous les yeux pendant deux heures un héros caricatural sans peur et sans reproche qui au cours de ses passe-temps se prend parfois l'envie saugrenue de sauver l'Univers ainsi que la veuve et l'orphelin... ça énerve. Mais bon, au second degré, ça passe et c'en est même marrant !

Quant au film lui-même, j'avais bien sélectionné la personne avec qui j'irais le voir : c'est-à-dire ma Dédé de Nantes également expatriée, fan inconditionnelle de tous ces "testostérone-shows" américains.
Il est vrai que cet épisode est sublime par la qualité de ses effets spéciaux et par les scènes d'actions musclées. Toutefois, l'histoire sent le déjà vu et s'éloigne un peu de l'ambiance qui m'avait tant plu dans Pitch Black. Quant aux personnages, ils sont caricaturaux mais collent parfaitement au style.
Sinon, que dire de Vin Diesel.... certes, ce n'est pas faute de le voir à l'écran : il y est tout le temps, et jamais aucun plan n'a l'outrecuidance de ne pas le mettre en valeur ! Mais cela dit, il joue quand même vachement bien la brute sexy... décérébrée. Est-ce un hasard ?

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